Affichage des articles dont le libellé est CHILI. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CHILI. Afficher tous les articles

samedi 21 février 2009

J651 – CHINE

HONG KONG
Réveillé :
3h
Météo : nuageux ~ 24°C
État physique : bien
Moral : mal
Couché : 23h30

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (carottes) Protéines (lait entier, poisson séché), Hydrates de carbone (nouilles, marrons, flocons d’avoine), Graisses (huile d’olive, amandes), Divers (cacao).

Résumé de la journée: Je n’ai presque pas fermé l’oeil de toute la nuit…trop de soucies.

Le virus du laptop a été éliminé…et le système d’exploitation (XP)…aussi.
De ce fait, je n’ai pas pu partir aujourd’hui, samedi, comme prévu car Maclean travaille encore sur l’ordi.
Des mariages chinois avec nos coutumes…ça voudrait dire d’autres divorces en perspective?
Un autre problème est apparu entre temps.
Il semblerait que je ne peux pas traverser la frontière en vélo.
En fait on ne peut même pas y aller en vélo car il y a que des autoroutes.
Le train ou le ferry étant une des solutions probables, ou encore mieux, trouver une voiture qui a l’autorisation de traverser du coté chinois.
Lublack étant encore dans la boite, j’ai demandé à un collègue de me passer la frontière en voiture.
Ne me reste plus qu’à espérer d’avoir mon laptop et la sauvegarde de mon voyage.
Maclean a travaillé pendant toute la nuit de vendredi plus aujourd’hui afin de résoudre cet épineux problème.
Il y a quand même des coins où les gens prennent le temps de lire le journal.
Comment pourrais-je lui remercier un jour à cet hongkongais pour ce qu’il a fait pour moi?
De retour a l’hôtel pour les derniers préparatifs afin de déguerpir demain matin de «ce bloc» en béton.

Nous avons travaillé jusqu’à tard dans la nuit afin de tester si tout fonctionne correctement et grâce à toi Maclean…j’ai retrouver mon sourire. Merci infiniment, on peut maintenant aller, les deux, se reposer en paix.

samedi 17 novembre 2007

J189 – CHILI

SAN PEDRO DE ATACAMA – LAGUNA VERDE
Réveillé :
3h40
Départ : 8h30
Distance parcourue : 50 km
Distance totale : 10’838 km
Temps : 6h20
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (pomme, bananes), Légumes (carottes), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, pâtes), Protéines (œufs, lait entier), Graisses (cacahuètes).

Résumé de l’étape: Hier soir je suis allé saluer Nicolas. Par chance, dans son groupe il a un médecin. Ensemble, ils m’ont donné beaucoup de conseilles sur l’effort physique en altitude et ce qu’il faut faire en haute montagne. J’ai dormi très peu à cause des derniers préparatifs et de l’exaltation générale, que ce nouveau défi me provoque. La journée commença par la sortie de Chili, une formalité qu’on doit faire à la douane, en quittant le village.

Le parcours: San Pedro de Atacama – Laguna Verde.
Maintenant c’est parti pour une ascension de 42 km afin de passer de 2200m à 4800m, ce qui fait la bagatelle de 2600m de dénivelée.Ma technique est la suivante : - je vais modérer l’effort pour ne pas perdre de l’eau en transpirant, et au fur et à mesure que j’avance je mangerai tout ce qui pèse pou m’alléger au maximum vers la fin.
La route du côté chilien est bitumée. J’ai décidé de rouler avec mes pneus lisses car si jamais je me sens mal, je rebrousse chemin en revenant à toute allure à San Pedro.
L’herbe commence à faire son apparition et les premiers lamas sont là, pour la déguster.
J’ai faim aussi. Quand je pense qu’aujourd’hui mes amis italiens de Genève sont en train de fêter San Martino, chez mon beau-frère Pasquale…en mangeant l’excellente nourriture italienne…
Vers la fin de l’ascension, à environ 6km, j’ai eu la chance qu’une camionnette s’est arrêtée, en me proposant son aide. Une aubaine pareille ne se refuse pas, surtout quand on avance péniblement à 5km/h.
Je me sens super bien, donc je peux m’aventurer plus loin.
BOLIVIE
4800m, presque notre Mont Blanc des Alpes. Au revoir la civilisation, à partir de maintenant je vais rester entre 4400 et 5000m pendant…un bon moment…bonne chance Picirelo.
Les premiers lamas sauvages (vicuñas), une sacrée créature, d’une résistance inouïe. Ils n’ont pas du voir beaucoup de cyclistes de leurs vie…alors ils n’ont pas peur. Au contraire, le mal se préparer à me charger.
Fait gaffe mon gars ! Les pierres ne manquent pas par ici…et une sur la tronche…peut te donner…ton premier mal d’altitude…
Un vent glacial et des panoramas à vous couper le souffle…au propre et au figuré.
Je n’aurais jamais pensé qu’un jour j’allais fouler des altitudes pareilles. Bien que j’aime beaucoup la montagne, le froid qui caractérise ces hauteurs, n’est pas mon copain.
Ça c’est la douane bolivienne, la chilienne est au village de San Pedro…les malins…on peut les comprendre…
Un coup d’œil au tableau de Simon Bolivar, sur la gauche.
Je présume qu’il n’y a pas eu beaucoup de roumains qui on pu l’admirer…dans ces contrées.
J’étais tellement heureux de voir ce douanier que j’ai presque faille lui faire la bise.
Une nature à l’état pur, l’unique trace que l’homme a laissée c’est cette route…qu’il ne faut surtout pas perdre de vue.
Je suis tellement exalté, que j’ai même oublié de demander à Picirelo s’il a mal au crâne.
De toute manière on ne peut plus faire demi-tour…et là oui, je peux dire que j’ai de la chance car le fait d’être bien je le doit à…mes parents. La forme physique aide, certes, mais dans ces circonstances c’est plutôt comment vous êtes conçu…à la base…on va dire.
Le manque d’oxygène ne me permet pas d’aller trop vite, Picirelo a vite la langue qui pend…ce qui est tout à fait normal. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter.
Pour une fois, les pauses photos sont bienvenues. C’est rassurant de voir un panneau, surtout quand il y a des chemins dans tous les sens. En fait il ne faut pas avoir peur, ils mènent tous au même endroit.
Il faut simplement prendre celui en meilleur état…bonne chance.
Le douanier m’avait dit que je peux dormir quelque part par ici…mais où exactement ?…
Ouffff ! j’espère que c’est ça la cabane Laguna Verde, autrement…mieux pas y penser…Claudia est trop jeune pour une veuve.
La rencontre des premiers autochtones. Il y avait une autre femme, plus âgée mais, en me voyant arriver, elle est partie en vitesse. Ces deux là, un peu plus téméraires et certainement habitués à voir des touristes, ont même accepté (difficilement…j’ai du m’appliquer) une photo avec Picirelo. J’ai demandé pourquoi est partie l’autre dame, et ils m’ont répondu qu’elle a eu peur de moi, et qu’elle passera la nuit dans une cabane un peu plus loin au bord du lac…

vendredi 16 novembre 2007

J188 – CHILI

SAN PEDRO DE ATACAMA (Valle de la luna)
Réveillé :
6h
Départ : 11h
Distance parcourue : 55 km
Distance totale : 10’788 km
Temps : 3h20
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h15

Menu du jour: Fruits (pomme, bananes), Légumes (poivron, tomate, ail, oignon), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, mais), Protéines (thon, lait écrémé), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de la journée: On dit bien que la nuit porte conseille. Voilà ce qu’il en résulte, après une longue réflexion. Je vais tenter la Bolivie. Pour cette raison, je reste un jour de plus ici car :
-les 10 jours d’incubation du vaccin, de la fièvre jaune, ne sont pas encore complètement écoulés et une fièvre dans la Cordillère des Andes, n’est pas…le meilleur allié.
-il faut s’acclimaté, même si c’est plutôt comment vous êtes conçu physiquement, qui dicte ce fait.
-faire les derniers achats nécessaires.
-profiter de faire un tour, avec le vélo, pour découvrir les alentours et tester Lublack à des routes non asphaltées…qu’il n’as pas vraiment connu jusqu’à présent.

La boucle: San Pedro de Atacama – Valle de la Luna – Valle de la Muerte.
Je quitte le village en allant...
…dans un bourg limitrophe, Coyo.
Toutes les habitations sont, à peu prêt comme celle-ci, construites avec une sorte d’argile mélangée avec de la paille et bouse de vache.
Une fois sorti de Coyo, Picirelo se dirige vers La Valle de la Luna.
Dont voici l’entrée.
Un endroit féerique.
C’est sublime ce que la nature peut créer avec l’érosion éolienne au fil des millénaires.
En plus je suis tout seul pour contempler ces chefs-d’œuvre, pas besoin de pousser les touristes pour faire sa photo.
Sur la crête de cette dune on peut marcher, mais à cause des tremblements de terre de ces derniers jours, ce n’est pas permis aujourd’hui.
Ces deux rochets représentent 2 femmes en train de prier, ils s’appellent Las Marias ou Los Vijilantes.
C’est le moment de grignoter quelque chose, pas d’ombre, mais quel panorama !
Hola Picirelo, où vas-tu ? Il me semble que tu étais en vélo…
Pardon, ça doit être à cause de la chaleur. Très étrange cette auréole autour du soleil.Pendant que je retournais au village, en voyant tous ces vélos, je me suis arrêté pour dire bonjour aux cyclistes. C’est assez rare d’en voir au milieu du désert. Ils étaient en train de manger et…tout d’un coup, il y a un qui m’appelle par mon nom…j’ai pensé…je rêve ou bien…
Sur la route Calama je croise Calame Nicolas, un ami de Genève. Nous travaillons dans la même entreprise et on s’est connu pendant une des nombreuses sorties en vélo que notre entreprise organise régulièrement. Il m’avait annoncé, dans un email, qu’il allait faire du VTT avec un groupe au Chili. Mais comme à ce moment, le Chili n’était pas dans mon plan, ça m’est complètement sorti de la tête. Quand on dit que le monde est petit… !
Je repasse à nouveau dans la Valle de la Muerte, mais par un chemin non goudronné…
…pour voir, comment Lublack se comporte, avec des pneus devenus presque lisses.
Ce n’est pas évident du tout, ça patine, ça dérape…
La Bolivie est juste en face.
Sera tu capable Picirelo d’affronter la Cordillères des Andes sans aucune préparation préalable ?
Licancabur (5916m ) est coupé en deux par la frontière. Impassible, il nous attend pour demain.
J’aurai un col à passer à 4800m, en suite la route contourne le volcan à une altitude de 4400m.
Qu’est qu’un autrichien vient faire dans le désert ? …Du surf évidemment.
Je pense qu’il sera plus à l’aise sur sa planche.
La route est tellement ensablée, que j’ai du descendre à pied…comme je n’ai pas de surf…
C’est plus que claire, il faut absolument mettre un pneu tout terrain, au moins à l’arrière.
Ces formations, on les appelle Les dinosaures.
Il me persécute ce volcan, je le vois partout… En fin, notre rendez-vous est pour demain.
On verra bien si Picirelo laissera ses traces sur tes flancs…