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samedi 26 avril 2008

J350 – MEXIQUE

CIUDAD VICTORIA - REYNOSA
Réveillé : 3h30
Départ : 8h15
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 19366 km
Temps : 6h10
Météo : nuageux, pluie ~ 25°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (goyaves, orange, grapefruit, papayes), Légumes (tomate, oignon, petit-pois) Hydrates de carbone (tortillas, céréales complètes, biscuits complets), Protéines (lait écrémé en poudre, thon), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: J’ai dormi dans le plus pouilleux hôtel de tout mon voyage au Mexique, mais comme il été à côté d’un grand hôtel j’ai pu avoir internet gratuitement. Alors j’ai profité ce matin pour mettre le blog à jour. J’ai reçu un coup de fil d’un ami qui m’informe, en catastrophe, qu’il se peut que je ne puisse pas entre aux Etas Unis, si je n’ai pas le passeport biométrique.

Le parcours: Ciudad Victoria - Reynosa.
L’épée est presque plus grande que cet étalon…des temps modernes.
Initialement mon intention était de continuer mon chemin vers USA en traversant Monterrey et passer la frontière à Nuevo Laredo.
In extremis, j’ai changé mon itinéraire. J’irai à Matamoros, tenter le passage de la frontière, vérifier si ce qu’on m’a dit c’est juste.
Sinon, je crois bien que je serai dans un immense pétrin.
Au lieu d’arriver à Matamoros je me suis retrouvé à Reynosa. Quand la pluie a commencé une camionnette a eu pitié de moi et m’a pris dans sa remorque.
Il me semble que j’ai rarement souffert autant. Coincé par le vélo je me suis pris la pluie en pleine figure pendant plus d’une heure. La camionnette allait à plus de 150km à l’heure. Au début je priais qu’elle ne fasse pas une sortie de route, en suite que la pluie s’arrête.
A cause de la vitesse j’avais tellement froid que j’ai pensé que si je ne tombe pas malade par la suite, c’est vraiment un miracle. Enfin, à Reynosa j’ai pris une chambre à l’Hôtel Nuevo Leon et comme d’habitude la pluie s’est déclenchée à nouveau, peu de temps par la suite.

vendredi 25 avril 2008

J349 – MEXIQUE

CIUDAD MANTE – CIUDAD VICTORIA
Réveillé : 4h40
Départ : 8h15
Distance parcourue : 120 km
Distance totale : 19261 km
Temps : 7h
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h20

Menu du jour: Fruits (oranges, mangues), Légumes (nopal, tomate, oignon) Hydrates de carbone (pain complet, tortillas, céréales complètes), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (pollen, coca-light).

Résumé de l’étape: Lublack s’est fâché méchamment suite aux critiques de l’autre jour et pour me manifester son mécontentement il me fait encore « une des siennes ». Le dérailleur avant commence à mal fonctionner à nouveau. Il faut se salir les mains et le bricoler pour la nième fois. Quel plaisir… !

Le parcours: Ciudad Mante – Ciudad Victoria.
La majorité des mexicains (à la compagne) ont la moustache et j’ai remarqué que ceux-là, ne se séparent jamais de leur chapeaux.
Je me demande comment ils font pour dormir sans le froisser.
Madame porte les courses, évidemment il ne faut pas surcharger le cheval, pendant que Le Macho, l’encourage gentiment pendant la montée. La descendance masculine est là, pour apprendre comment il faut faire…quand il aura la moustache…
Bonjours tout le monde, il y a beaucoup parmi vous qui commencent à m’oublier complètement.
Je vous remets ma frimousse, en attendant de vos nouvelles dans ma boîte à lettres.
A quoi sert cette super-technologie ?
Bon Picirelo, faut manger ce qu’on a et attaquer la montée…
J’ai rarement dégouliné autant comme cette semaine depuis que j’ai quitté Mexico.
Vers la fin de mon étape une camionnette m’a donné un « coup de main ». Vraiment content d’avoir pu faire les derniers 15 kilomètres de montée, dans sa remorque. Arrivé à Victoria je me suis vite installer à l’Hôtel San Juan, juste à temps pour voir le déluge par…la fenêtre. La saison de pluie est arrivée avec quelques jours d’anticipation et ça…ce n’est pas bon du tout.

jeudi 24 avril 2008

J348 – MEXIQUE

CIUDAD VALLESCIUDAD MANTE
Réveillé : 4h10
Départ : 8h20
Distance parcourue : 80 km
Distance totale : 19141 km
Temps : 5h
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 20h50

Menu du jour: Fruits (papayes, oranges), Légumes (nopal, oignon) Hydrates de carbone (tortillas), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage, thon), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Les efforts de ces derniers jours, plus la canicule ont réussi à me mettre les jambes en « compote ». J’ai la chance que la traversé de la Sierra Madre Oriental est maintenant achevée. Cependant Ciudad Valles et Mante se situent dans la zone la plus torride du Mexique. Le thermomètre dépasse régulièrement les 50°C. Pas étonnant, qu’en partant, à 8h du matin il faisait déjà 30°C.

Le parcours: Ciudad VallesCiudad Mante.
Il n’y a pas de village dans cette zone, bien que selon la carte il devrait y en avoir.
Les uniques demeures que j’ai croisées furent de ce style. Si le soleil fait son apparition…je suis cuit. Heureusement que le ciel est complètement couvert depuis 2 jours…la saison de pluie approchant à grand pas.
C’est la deuxième fois que je croise un tas d’oranges. Les agriculteurs les jettent car elles sont trop grande et par conséquent sèches, sans jus.
Pourtant si on cherche bien, en utilisant sa cervelle (selon la physique…si une grande orange est lourde elle contient de l’eau) on trouve sa pitance.

Ça peut paraître répugnant manger ses oranges mais sans ce ravitaillement « improvisé » je l’aurais passé très mal cette étape.
Pourtant l’instinct de survie vous soigne rapidement de tous ces complexes superflus.
Se farcir un iguane peut être une solution…à condition qu’il se laisse prendre.
En fin, le désespoir n’a pas atteint ce niveau critique.
A quelque kilomètres de Ciudad Mante, la fatigue à eu le dernier mot, en m’obligeant à faire de l’auto-stop.
C’est donc en camionnette que je suis arrivé au centre, où j’ai pris au plus vite, une chambre à l’Hôtel Santz.
Une interminable douche froide, un bon massage et beaucoup de tortillas devront suffire pour récupérer la forme.

mercredi 23 avril 2008

J347 – MEXIQUE

TAMAZUNCHIALECIUDAD VALLES
Réveillé : 4h
Départ : 8h30
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 19061 km
Temps :
5h50
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (goyaves, zapotes, ananas, banane), Légumes (nopal, tomates, oignon, carottes) Hydrates de carbone (tortillas), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen, coca-light).

Résumé de l’étape: Selon ma carte, car maintenant j’en ai une, je ne vous dit pas le luxe…la journée débutera par un col, en suite la plaine apaisera mes efforts.

Le parcours: TamazunchaleCiudad Valles.
Tamazunchiale c’est déjà un village un peu plus grand, au bord d’une jolie rivière. Je n’ai pas le temps de me baigner et de toute façon je baignerai dans ma sueur pendant l’ascension.
Faut faire le plein de nopal, il paraît qu’en montagne il est meilleur qu’en plaine.
Basta pour aujourd’hui avec la montagne, elle restera à coté de moi enveloppée dans un nuage qui m’empêche de profiter de sa splendeur.
Alors je dois me contenter avec ce qui pousse au bord de la route.
Pocahontas est partie à la cueillette du nopal également, c’est l’heure du déjeuner.
Au Mexique les gens mangent bien le matin et à midi mais très peu le soir…ça ne les empêche pas d’être à la deuxième place niveau surpoids. Leur voisin détient le n°1.
Ciudad Valles c’est une ville, sans intérêt particulier si ce n’est, que pour les tortillas qui devrons me mettre en forme pour demain.

mardi 22 avril 2008

J346 – MEXIQUE

TLANCINOL - TAMAZUNCHIALE
Réveillé : 5h20
Départ : 9h
Distance parcourue : 115 km
Distance totale : 18956 km
Temps :
6h20
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (goyaves, oranges), Légumes (nopal, tomates, oignon, carotte) Hydrates de carbone (pain complet, tortillas, tamales), Protéines (lait écrémé en poudre, thon, poulet), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Je me rends compte que, sans l’énergie accumulée à México, je n’aurais jamais pu faire face à cette chaîne montagneuse.

Le parcours: Tlancinol - Tamazunchale
La récupération pendant la nuit est primordiale, autrement tout devient une torture et ce serait vraiment dommage…c’est tellement beau.
Aujourd’hui c’est la « Journée de la Terre » et je suis content de la passer au milieu d’une si splendide Nature.
Pour célébrer cette journée je me suis donné un objectif : - faire minimum 100km.
Un peu osé, mais quand on a la forme tout est possible. Comme l’antique coutume des peuples préhispaniques été de faire des offrandes…j’ai offert…une tortilla et les bouts de gras de mes tamales aux fourmis.
Faut voir l’euphorie générale que ça provoque.
C’est un petit don à l’échelle humaine mais une immense aubaine pour ces créatures qui ont réussi à dompter une des utopie de l’humanité – le communisme.

Les deux chambres à air, de trop, ont été promises aux premiers cyclistes, un peu démunies, que j’allais croiser.
C’est tellement hilarant…ils me regardaient comme si j’étais Père Noël.
Bon il faut récolter la salade mexicaine, sans trop se mettre des épines, dans les doigts.
Ce soir on dîne avec du nopal…viva Mexico.

lundi 21 avril 2008

J345 – MEXIQUE

ZACUALTIPAN - TLANCINOL
Réveillé : 3h
Départ : 10h
Distance parcourue : 78 km
Distance totale : 18841 km
Temps :
6h
Météo : soleil ~ 32°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (goyaves, zapotes), Légumes (nopal, tomates, poivron, ail, persil, basilique) Hydrates de carbone (pain complet, haricots), Protéines (lait écrémé en poudre, thon), Graisses (huile d’olives, noix).

Résumé de l’étape: Ce matin quand en fin j’étais prêt, pour me mettre sur orbite, je vois que mon pneu arrière est (pour la troisième fois en 24h) victime d’une crevaison…lente celle-ci.
Quoi faire :- m’arracher les cheveux…impossible il n’y a plus grand-chose sur quoi tirer ; - lâcher exploser ma rage en gueulant, aurait semé la terreur dans tout le village ; - prendre Lublack à coups de pieds…impossible j’ai encore besoin de ses services. Donc…au boulot.

Le parcours: Zacualtipan - Tlancinol.
En sortant du village j’ai fait la connaissance de ce fils d’italiens, Mario, qui s’est proposé à me fixer mon pare-boue avant. J’avais perdu le mien et j’ai du en acheter un…la pluie peut faire son apparition à n’importe quel moment, en montagne.
On a papoté très peu car j’étais terriblement en retard et de mauvaise humeur…avec une étape de montagne devant moi.
Pourtant il a voulu m’offrir 2 chambres à aire…italiennes, qu’il me dit, c'est-à-dire de bonne qualité.
La montagne c’est bien jolie mais comme d’habitude il n’y a rien à se mettre sous la dent, heureusement que le nopal pullule dans la région et qu’il est bon cru. Une chaire aigre-doux, un peu gluante mais comme on dit…le meilleure cuisinier c’est la faim.
Des souvenirs qui piquent terriblement traversent ma mémoire.
Avant de quitter Genève j’avais fait beaucoup de magasins vélos, en leur parlant de mon projet, avec l’espoir que je puisse obtenir un rabais, en achetant un équipement plus technique.
Tu parles !...on ne m’a même pas donné un écrou, tout se paille à 100%.
Non, tu es mauvaise langue Picirelo…il y a un magasin qui t’a proposer un rabais de 5%.
Oui, seulement si j’achetais du matériel, pour une valeur supérieure à 5'000 CHF, et que je mettais plein d’autocollants sur le vélo avec le nom de la boutique.
Terriblement déçu, je suis parti avec mon équipement, qui supporte bien que mal la loi de chaque averse et mon vélo qui pèse 16kg au lieu de 12.
Si j’étais un peu plus rondelet, j’aurais fait en sorte d’équilibrer la balance, en perdant moi-même les 4 kg en plus…malheureusement je ne les ai pas. En revanche, de l’espoir, j’ai…surtout celui d’aller aussi loin que possible, avec mes bricoles.
Trimbaler 4kg en plus, pendant un Tour du Monde, semble ridicule et quand les étapes de montagnes deviennent interminables…ça fait vraiment mal aux gambettes.
Un mal physique noyé dans ma sueur, heureusement que mon mental dérape rarement.
Il faut l’occuper par la lecture, en montant, et par la beauté des paysages, en descendant.
Je veille afin qu’il ne puisse jamais se donner la main avec la souffrance physique, ce qui impliquerait un réel problème, difficilement maîtrisable.
C’est le moment de descendre de son cheval, j’ai dormi à La Posada del Centro.