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mardi 11 septembre 2007

J122 – FRANCE

PERPIGNAN - PORTBOU
Réveillé :
7h
Départ : 8h
Distance parcourue : 64 km
Distance totale : 7472 km
Temps :
3h50
Météo : soleil.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: maïs, poivron, courgette, tomates, pomme, lait demi-écrémé, poires, persil, biscottes intégrales, huile d’olive, fromage light, raisin, all-braun.

Résumé de l’étape: J’ai pu dormir assez bien pendant le long voyage. Finit avec le froid, la chaleur est déjà présente à cette heure matinale. Je n’ai qu’un envie d’aller prendre mon petit-déjeuner au bord de la mer. Par conséquent, la visite de Perpignan sera supprimée du program de la journée.

Le parcours : Perpignan - Portbou.
Arrivé à Argelès, Picirelo a droit à son petit-déjeuner face à la mer.
Objectif de la journée arriver en Espagne et NAGER.
Plus que trois villages au long de la côte avant de dire au revoir à la France.
Ils sont un plus beau que l’autre.
Et ça me donne presque envie de m’arrêter.
Mais je dois absolument me remettre à l’espagnol. Car se sera mon unique langue pendant les quelques mois à venir.
On appelle le parcours que j’ai fait aujourd’hui la route du vin, en effet il y a des panneaux « dégustation » un peu partout.
Comme je ne bois pas du tout du vin je propose à Picirelo qu’on « déguste » la matière première, et si elle est bonne on peut déduire, logiquement, que le vin soit de bonne qualité.
On commence avec du raisin blanc, en suite du noir et comme c’est difficile de dire stop au bon moment…
…je me retrouve avec un ventre plein à craquer, à traverser le premier col dans les Pyrénées.
Juste avant la symbolique frontière, Picirelo quémande une pause … et voilà qu’il s’endorme à l’ombre d’un vieux pin.
ESPAGNE
Une descente assez raide m’amène droit sur le premier village espagnol. Il fallait être bien réveillé pour ne pas couper tout droit.
Portbou est petit mais il y a beaucoup d’hôtels, pour moi se sera un hostal (Juventus).
Maintenant allons voir si Picirelo sait encore nager.

lundi 10 septembre 2007

J121 – FRANCE

PARIS
Réveillé :
5h20
Départ : 12h15
Distance parcourue : 22 km
Distance totale : 7408 km
Temps : 2h20
Météo : nuageux froid
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour: blé soufflé, pommes, lait demi-écrémé, cacao, poires, biscuits, persil, biscottes intégrales, galettes de riz intégrales.

Résumé de l’étape: Viens Picirelo, aujourd’hui on va faire une visite, à vélo, de Paris avant de te mettre dans le train, ce soir, pour te réveiller demain matin à Perpignan, au chaud.

Je me rappelle avoir vu les fameux tableaux d’Arcimboldo, dans le Musée de Turin (sauf erreur) avec Claudia il y a environ 12 ans. Je pense qu’il aimait vraiment toutes ces bonnes choses, car il a vécu beaucoup, pour son époque.
En tout cas voilà la réponse en image de ma nourriture de base, et si je suis en forme tous les jours c’est grâce à ça.
L’Arc de Triomphe, pas besoin d’utiliser le pied pour faire des photos à Paris. Les japonais se font un plaisir à vous rendre ce service.
Picirelo sur les Champs Elysées.
Et on continue avec l’immanquable Tour Eiffel.
Pour moi le plus beau pont sur la Seine – Alexandre III.
Difficile d’avoir une photo sans japonais, quand on est pressé.
L’Esplanade des Invalides…avant la première neige.
L’Obélisque dans la Place de la Concorde.
Le couché du soleil, caché par la fumé d’un incendie.
L’Assemblée Nationale.
Jardin des Tuileries.
Ces engins je les ai vus il y a 5 ans dans une émission à la télé (un ingénieur américain qui présentait son invention) et en vrai dans les rue de Las Vegas.
Je suis venu beaucoup de fois à Paris dans le passé et à chaque fois j’ai profité de voir les extraordinaires tableaux qui y se trouvent. La renaissance étant ma période préférée, j’ai un grand regret de ne pas pouvoir aller me rafraichir un peu la mémoire.
On passe sur l’Ile de la Cité. Pour faire vite une photo de Notre Dame avant la tombée de la nuit.
Direction Gare d’Austerlitz au plus vite, il est 20h30 et j’ai un train à 21h56. Le temps d’acheter le billet et de manger mes dernières céréales à l’eau c’est tout ce qu’il me reste. Je n’ai pas eu le temps de faire les courses aujourd’hui.
Au moment de l’achat du billet, on me dit qu’il n’y avait plus de place pour le vélo et que par conséquence je dois m’arranger avec le chef du train, voir si je peux prendre le train.
Pendant l’embarquement en discutant avec le chef du train il me donne un compartiment couchette vide afin que je puisse dormir avec Lublack.
Je constate par la suite que le train était quasi vide et … pas un seul vélo dans le compartiment vélo, supposé complet.
A rien comprendre

dimanche 9 septembre 2007

J120 – FRANCE

SAINTINES - PARIS
Réveillé :
7h20
Départ : 10h10
Distance parcourue : 74 km
Distance totale : 7386 km
Temps : 4h10
Météo : nuageux AM, soleil PM.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: corn-flakes, poireau, pommes, lait demi-écrémé, cacao, poires, biscuits, persil, mures, biscottes intégrales, huile d’olive, maïs, thon.

Résumé de l’étape: Jérôme me donne une carte jusqu’à Paris avec un itinéraire de toute beauté sur des routes peu fréquentées.

Le parcours : Saintines - Paris.
Il fait gris à nouveau ce matin.
Un des derniers villages de Picardie.
Et si on faisait une pause fruits, Picirelo ?

Il ne faut pas trop rêver de manger du poisson ce soir, monsieur.

Ile de France, encore quelques kilomètres paisibles avant de s’engouffrer dans le trafic de la banlieue parisienne.

L’unique sport que j’ai essayé dans ma jeunesse … au bout de quelques mois j’avais déjà compris que manger les gâteaux de ma maman, c’était plus sympa que de transpirer.
Voila, on arrive finalement dans la périphérie de Paris.
A Gennevilliers je me mets à la recherche de mon Hôtel Formule 1 réservé depuis Cuts.

samedi 8 septembre 2007

J119 – FRANCE

CUTS - SAINTINES
Réveillé :
4h20
Départ : 12h
Distance parcourue : 52 km
Distance totale : 7312 km
Temps :
3h
Météo : soleil.
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 1h

Menu du jour: viande de canard, corn-flakes, poireau, pommes, lait demi-écrémé, cacao, poires, tomate, noix, persil, mures, biscottes intégrales, huile d’olive, tagliatelles au saumon.

Résumé de l’étape: Pascal a tiré un câble réseau depuis son bureau dans une salle voisine à ma chambre, afin que je puisse travailler en toute quiétude, sur internet. Je mets le blog à jour et pour la première fois dans mon voyage je réserve à l’avance une chambre. Loger à Paris c’est très cher et vaut mieux ne pas prendre des risques, dimanche soir.

Le parcours : Cuts - Saintines.
La joie de voir le soleil et la tristesse d’apprendre que Luciano Pavarotti est décédé s’entremêlent dans mes pensées.
Un brin de toilettage, après un copieux déjeuner en herbe…en manches courtes, ça fait plaisir.
Le centre ville à Compiègne.
En sortant de la ville, étant un peu perdu, je demande ma route vers Verberie, à un motard. Il m’explique comment faire en prenant une piste cyclable au bord du canal. Je lui explique que j’aimerai aller là-bas pour trouver un hôtel pour ce soir. Il me dit qu’il a déjà fait des voyages en vélo et qu’il m’invite chez lui.
Avec son adresse dans la poche j’empreinte le chemin selon ses indications. Sur ma route je fais la connaissance de ce sympathique couple sortie pour une petite balade de dimanche. Je suis fatigué, bien que je n’ai pas fais beaucoup de kilomètres aujourd’hui, j’ai envie de m’arrêter.
Dernier village à traverser Saint Sauveur, avant d’arriver chez mon sauveur, à Saintines.
Une famille en or: Jérôme, la cadette Camille la maman Sophie et l’ainée Léa.
Quelques phrases suffisent pour créer un lien de confiance. En suite Jérôme me pose la banale question – Quelle est ma destination. La réponse est en trois mots : Tour du Monde. Et là je pense qu’il à eu un sacré choc, car je suis en train de faire, il me dit, ce qui est son rêve, également.
Je dépose Lublack dans le garage parmi les siens, et je continue avec un immense plaisir ma discussion avec Jérôme. Un véritable mordu du vélo il a choppé le virus au même endroit que moi, sur le chemin de St. Jaque de Compostelle.
Bonjour Moustache, on passe à table, pasta frescatagliatelles au saumon, un de mes plats préféré, décidément c’est ma fête aujourd’hui. Cette famille que j’ai connu il y a à peine quelques heures me donne tant amitié que j’ai l’impression que nous sommes amis depuis toujours.
Les filles partent faire dodo et je replonge avec Jérôme dans l’univers fascinant du cyclotourisme une drogue qui s’appelle LIBERTE.
Il me parle de son projet de faire une descente pendant 2 mois depuis le nord du Chili jusqu’au sud en suivant la Cordillères des Andes. C’est un passionné de montagne et il a déjà fait tous les cols de France.
Je lui parle de l’Argentine, de la Ruta 40 qui a mon avis est mieux car si à un moment donné il veut quitter les montagnes il y a la possibilité de rouler à travers des collines en bas de la cordillère.
A une heure du matin on décide d’aller se coucher.
Enthousiasmé par la découverte de ce nouvel ami j’avais oublié que j’étais fatigué.

vendredi 7 septembre 2007

J118 – FRANCE

SERY LES MERZIERES - CUTS
Réveillé : 4h20
Départ : 11h
Distance parcourue : 56 km
Distance totale : 7260 km
Temps : 3h
Météo : nuageux AM, pluie PM, froid.
État physique : au top
Moral : bien
Couché : 23h

Menu du jour: all-braun, champignons, pommes, lait demi-écrémé, cacao, poires, tomate, noix, persil, ail, biscottes intégrales, huile d’olive, gratin, jambon.

Résumé de l’étape: Je continue ma route à travers la Picardie sur des routes de campagne sous un ciel de plus en plus gris.

Le parcours : Séry les Mézières - Cuts.
Quelques gouttes sont tombées à midi mais rien de méchant, en revanche le froid est toujours là, mais il ne me gêne plus. Comme quoi, on s’habitue à tout.
Ces rivières, qui d’habitude réveillent en moi le désir de faire de la nage, ne me parlent plus…
C’est clair, une page vient d’être tournée dans mon esprit, un changement s’impose.
Il faut s’en aller…

Mais où veux-tu y aller Picirelo?
En Espagne évidemment, rien de mieux avant mon envol pour l’Amérique latine. Il faut reconfigurer la cervelle pour de l’espagnol, ce sera notre langue pendant des longs mois.
D’accord, mais en attendant il faut se loger, un vrai casse-tête quotidien par ici.
Paradoxalement j’arrive à l’Auberge le Bois Doré après quelques tentatives infructueuses.
Le patron me donne la chambre et s’en va sans qu’on ait le temps de trop discuter. Il veut m’offrir le repas du soir et comme c’est une chose très rare j’accepte. Pendant son absence je me suis permis de faire un tour du domaine.

A l’improviste je débarque à la cuisine. Je n’ai jamais vu une cuisine aussi propre et rangée, il faut absolument que je fasse une photo. Sachez que je ne suis pas dans une région très touristique, mais simplement dans un petit village. Chapeau !
Depuis la terrasse à l’étage on a une jolie vue sur une petite forêt limitrophe.
La terrasse d’en bas, côté cour.
Le patron est de retour, alors on se met à discuter pendant un bon moment, dans le restaurant. Je lui explique en gros mon projet et de fil en aiguille nous faisons mieux connaissance. Pascal a investi 20 ans de sa vie à la réalisation de ce magnifique endroit. Plus tard dans la soirée, j’apprends avec stupéfaction qu’il est né le 11 septembre comme un de mes meilleurs amis…il y a des coïncidences trop bizarres des fois…certaines choses je n’arrive plus à les comprendre…
Voilà, vous étiez chez Florence et Pascal Paumelle à l’Auberge Le Bois Doré (tel.0344097766 – http://www.leboisdore.fr/ à Cuts près de Noyon) et si vous êtes dans la région croyiez moi ça vaut le détour. Les amateurs de la bonne gastronomie française (ici le tout est mijoté avec des produits locaux) vont se régaler.

Merci infiniment pour ces splendides moments passés en votre compagnie. A la prochaine.