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mercredi 7 novembre 2007

J179 – BRESIL

SAO PAULO - SANTIAGO
Réveillé :
4h25
Départ : 12h
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 10'294 km
Temps : 4h10
Météo : nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h30

Menu du jour: Fruits (raisin, banane), Légumes (champignons), Hydrates de carbone (riz, céréales all bran, biscottes), Protéines (jambon, poulet, yogourts, lait entier), Graisses (huile d’olives), Divers (crêpes, coca-cola light).

Résumé de la journée: J’étais arrivé au Tropique du Capricorne et je dois redescendre à la latitude de 33° d’où je suis parti, il y a un mois. Refaire cette remontée, au bord du Pacifique, compensera le parcours à travers le Paraguay (depuis Iguaçu) prévu initialement dans mon projet. Le vol est à 16h30 ainsi à 12h je me suis mis en route vers l’aéroport.

Le parcours: Sao PauloSantiago (Chile) en avion.
Avec seulement les conseilles de Sandra et sans carte de la ville, je fraye mon chemin en demandant de temps à autre ma direction.
Franchement je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour ne pas me perdre.
Je suis sorti de la ville sans problème.
Sur l’autoroute, ça été moins drôle. Il a fallu rouler, tel un équilibriste, sur 15cm de ligne blanche pendant des kilomètres. Heureusement je me suis rasé les jambes avant…sinon les camions auraient touché ma fourrure.
Ouffff ! C’est fait en ce qui concerne la partie d’autoroute dangereuse.
Il n’y plus qu’à traverser un morceau de favela…en 5ème vitesse…
La 6ème je l’ai laissée, au cas où un bronzé me fait un clin d’œil…J’ai gardé les lunettes de soleil pour pouvoir dévisager ces personnes. Sans dissimuler mon regard, je n’aurais jamais osé affronter le regard de certains d’entre eux…qui vous donne la chair de poule...
Après les favelas il y a eu une splendide partie d’autoroute, bordée des immenses hôtels de luxe et des beaux jardins…quel contraste !
Au moment où je suis arrivé à l’aéroport il s’est mis à pleuvoir…pour changer…décidément…
Sachez que Superman est une vraie enflure, je l’ai appelé à plusieurs reprises aujourd’hui et il est resté là impassible…à surveiller les poupées…

CHILI
Je suis arrivé à Santiago avec l’immense regret de ne pas avoir fait quelques photos de la Cordillère des Andes…c’était tellement beau que j’ai oublié.
Retardé par les douanières chiliennes, qui m’ont confisqué mon repas de ce soir (poivrons, tomates, pommes, oranges) je suis parti de nuit de l’aéroport.
En ville dans le cartier des étudiants, Republica j’ai trouvé à 23h une chambre dans le Residencial (l’équivalent local d’une pension) Mery (tél.6994982).
Me mettre au lit avec le ventre vide, ce n’est pas du tout agréable…ça ne m’arrive pas souvent, pour ne pas dire jamais…

mardi 6 novembre 2007

J178 – BRESIL

SAO PAULO
Réveillé :
4h30
Météo : nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Légumes (tomates, oignon, poivrons, champignons), Hydrates de carbone (pain intégral, céréales all bran, biscottes), Protéines (jambon, fromage light, lait entier, yaourt), Graisses (huile d’olives, noix), Divers (crêpes, omelette,).

Résumé de la journée: Je dois absolument trouver mon vaccin et ce fut le casse tête de ce matin. Finalement j’ai trouvé un laboratoire où j’ai pu avoir, l’équivalent local du Twinrix.
Hier soir suite au discutions avec l’agence de voyage Tristar, je devais partir demain à Santa Cruz en Bolivie. Seulement qu’au moment où, j’allais acheter le billet aujourd’hui, voilà que ce n’est plus possible. Pour embarquer à cette destination il faut avoir fait le vaccin de la fièvre jaune il y a 10 jours… J’ai fait 12 vaccins qui m’ont couté déjà beaucoup et voilà qu’il me manquait un…juste pour faire c…

Puisque c’est comme ça, allons faire celui de la fièvre jaune aussi, car même si je ne vais plus en Bolivie j’en aurais besoin par la suite. Pour ça, il faut prendre le métro et se rendre à un centre médical où on vous le fait gratuitement.
De retour chez Tristar, la sympathique Sandra (qui m’a énormément aidé pour résoudre le problème du vol) me trouve un billet pour Santiago, Chili.
Vacciné, le billet d’avion dans la poche, je fais une sortie avec Lublack, dans les rues de Sao Paulo, à la recherche d’un magasin vélo.
Mes pièces de rechange peuvent attendre jusqu’au Chili, mais si je les trouve déjà ici, ce sera parfait.
Pour se faire une idée de ce que c’est la circulation dans l’avenue 23 de Maio.
J’ai trouvé un magasin, mais pas vraiment ce que je voulais. On verra si à Santiago j’aurai plus de chance.
Il faut retourner à l’hôtel et trouver un peu de temps et la force de mettre le blog à jour.

lundi 5 novembre 2007

J177 – BRESIL

SAO PAULO
Réveillé :
5h15
Météo : pluie
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Légumes (tomates, oignon, ail, petit-pois, brocolis, roquette, asperges, champignons), Hydrates de carbone (pain intégral, céréales all bran), Protéines (jambon, fromage light, lait entier, poisson, yaourt), Graisses (huile d’olives), Divers (jus de tomate, omelette,).

Résumé de la journée: Bon Picirelo, on s’habille bien et on met quand même le nez dehors. Il fait froid, 17°C, et il pleuvine…mais il faut allez chercher le fameux Twinrix, le moment de se faire le troisième vaccin pour l’hépatite A+B, est arrivé. Il faut trouver un moyen pour quitter le Brésil également.


On jette un coup d’œil depuis le haut…
…malheureusement la pluie accompagnée par une espèce de brouillard gâche la photo…
On s’aventure, en vélo dans la fameuse avenue Paulista à la recherche d’une pharmacie…
Ce qui n’est pas compliqué à trouver…en revanche il semblerait que le Twinrix je ne l’aurais pas…
Noël approche, on le prépare, déjà !…
Cette impressionnante avenue, dans laquelle habitait la bourgeoisie à l’époque, est à présent remplie de gratte-ciels.
Quelques arbres survivent encore…
Sao Paulo est le centre économique du Brésil.
Le pays connait à l’heure actuelle un boum économique…
…et par conséquent tout est en pleine expansion.
Il faut que je trouve un magasin vélo également.
Les pièces de rechanges pour Lublack, que j’avais préparé à l’avance, et que Claudia devait m’apporter…
…il faut les acheter maintenant.
Sans parler de la tente, sac de couchage, moustiquaire…et tout le reste…
Bon pour mes habilles de rechange ça va encore, bien que j’aurais bien voulu avoir mes chaussures vélo d’été car les actuelles, d’automne, vont me faire souffrir pendant la chaleur…future…

dimanche 4 novembre 2007

J176 – BRESIL

LONDRINA – SAO PAULO
Réveillé :
5h15
Météo : pluie
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Légumes (tomate, oignon, ail, petit-pois, champignons), Hydrates de carbone (pain intégral, biscuits, cornflakes, mais), Protéines (jambon, fromage, lait entier), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (crêpes, jus de tomate, omelette).

Résumé de la journée: A 5h30 je descends du bus dans l’immense auto-gare de Sao Paulo. Mon hôtel, réservé à l’avance, n’est pas loin d’ici (~ 6km qu’on me dit) mais la pluie m’oblige à prendre le métro. Pour ceci il faut patienter jusqu’à 7h, mais il y a de quoi s’occuper. Mettre les pédales, constater les dégâts, etc.

Le parcours : LondrinaSao Paulo en bus.

Une fois dans la chambre j’ai eu la force, juste pour prendre une bonne douche. En suite je suis tombé dans un profond sommeil…jusqu’au milieu de l’après-midi.
Comme quoi j’étais vraiment fatigué.J’avoue qu’après avoir vu, tant de champs et de verdure ça fait bizarre de se retrouver dans une ville aussi grande que Sao Paulo, entouré par tant de béton.
La photo depuis ma chambre souffrira pour aujourd’hui.
Il pleut encore, et il est hors de question que je sente encore une seule goute de pluie sur la tête.

De toute manière j’ai tellement de… « ménage » à faire…
Beaucoup de gens me disent que j’ai peu d’affaires avec moi, quand je leur parle de mon voyage. Mais en devant, tout sortir, laver toutes les habilles à la main, nettoyer chaque chose…j’ai eu l’impression que je n’allais plus finir…que j’ai trop de choses. Trois jours sous la pluie laisse des traces, sans parler des odeurs…et quant tout commencent à sentir le moisie…
La BBC me mets au courant des dernières nouvelles (un mois que je n’ai plus entendu ce type de programme TV) pendant que je masse Picirelo…avant de me recoucher…

samedi 3 novembre 2007

J175 – BRESIL

MARINGA - LONDRINA
Réveillé :
4h30
Départ : 10h
Distance parcourue : 107 km
Distance totale : 10224 km
Temps : 6h
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h45

Menu du jour: Fruits (melon, papayes, pastèque, raisin, bananes), Hydrates de carbone (pain intégral, biscuits, cornflakes), Protéines (jambon, fromage, lait entier), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Il semblerait que ma dernière étape au Brésil soit sous la pluie. Il a plu avec intermittences depuis hier soir et se sera la même chose aujourd’hui. Je me lance pendant l’accalmie en traversant la ville, qui est encore pleine de décombres suite aux dégâts de la Tempête Rouge . Ici elle a fait tomber des arbres, toits, panneaux sur la route etc.

Le parcours : Maringa - Londrina.
Au bord de la route Picirelo est invité à une dégustation du raisin local. Le noir était excellent.
Ce fruit n’étant pas encore mature. Je n’ai pas pu le gouter…dommage.
Arrivé au péage en même temps que la première pluie, j’attends patiemment qu’elle passe.
J’ai perdu le bouchon de ma bouteille et il me faudrait une gourde…
Sur la route je me fais arrêter par ce sportif qui voudrait en savoir un peu plus sur ce que je fais.
Je lui fais une brève présentation et en partant, qu’est ce qu’il m’offre ? …Deux gourdes.
La deuxième averse menace et il n’y a plus rien sur la route pour s’abriter au cas où…
Sauf un Motel (chez nous s’appellerai un Bordel…), il y en a plein au bord des routes au Brésil.
Quoi faire ? Se mouiller ou rester au sec ? Je décide de voir qu’est qu’on peut faire. En fait c’est comme une forteresse dans laquelle on pénètre directement avec sa voiture…et ni vu ni connu. Picirelo reste tranquille sous le toit de l’entré, et comme personne ne lui demande des compte, il profite pour manger en attendant l’accalmie. Peu de temps après mon repas, des voitures commencent à faire leur apparition. Quelques unes font demi-tour en me voyant à l’entrée…mon abris étant plus que louche je décide d’affronter la pluie…
Je reçois un SMS très touchant de mon ami Pedro, ma tronche et cette phrase – L’aspirateur à « gonzesses » - vont le faire rigoler…
Ça c’est calmé un peu et j’ai même aperçu le ciel…dans un éphémère trou. Mon cuissard commence à sécher, mais les pieds sont encore dans la soupe.
J’approche la ville d’Arapongas.
Je suis toujours dans le département de Parana, dont la forme ressemble à la Roumanie.
Une église bleu…une couleur que j’aurais voulu voir dans le ciel également.
Je suis arrivé à Londrina pendant la nuit et en compagnie de la pluie…mais on va dire que peut-être elle fut ma protectrice contre les délinquants. Avec mes dernières force j’ai préparé Lublack pour son voyage en car et à 23h15 on est parti vers Sao Paulo.
La fatigue m’a permis de dormir un peu, durant le trajet, malgré les secousses et un siège très inconfortable…

vendredi 2 novembre 2007

J174 – BRESIL

FLORESTA - MARINGA
Réveillé :
4h50
Départ : 10h
Distance parcourue : 36 km
Distance totale : 10'117 km
Temps : 2h40
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (mandarines, melon, bananes), Légumes (tomate, oignons, persil, mangue verte), Hydrates de carbone (pain intégral, biscuits), Protéines (œufs, lait entier), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Hier soir, malgré que j’étais mouillé jusqu’à la moelle des os, j’ai eu le bon reflex de laver Lublack, avant de le rentrer dans la chambre. Cette terre rouge, je ne la vois pas du tout d’un bon œil pour la mécanique. Bon, ce matin c’est justement de cette mécanique qu’il faut s’en occuper en premier. Donc j’ai consacré un bon moment pour le nettoyage et le graissage du vélo.

Le parcours : Floresta - Maringa.
-Capo, il me semble bien qu’on va se prendre la rincée à nouveau.
-Pas question Picirelo, je n’aime pas faire le mécano…de service et passer mon temps à nettoyer Lublack. Dès que je sentirai l’averse venir on se mettra à l’abri…s’il y en aura un…
Ça n’a pas tardé beaucoup…et l’abri était tellement étriqué, que j’ai quand même pris de l’eau dans les chaussures. Lesquelles, de toute manière, étaient encore humides d’hier.
Dès que ça a baissé, un peu d’intensité, je pars à la recherche d’un lieu plus raisonnable.
C’est comme ça que je suis arrivé dans cette petite entreprise de pneus rechapés.
Et pour rester dans le même thème, en attendant…que quelqu’un arrête la douche, j’intervertis une ultime fois, ceux de mon vélo, afin d’uniformiser l’usure.
Ils ont accompli leur mission, et dans quelques kilomètres il va falloir les changer.

On a passé un long moment ensemble, la pluie étant des plus belles. Ils m’ont raconté les dégâts que la Tempête Rouge, d’hier a faits dans la région. J’essaye de leur expliquer qu’elle m’est passée par-dessus en pleine campagne…mais je lis dans leur regard, leur scepticisme. Je n’allais, quand même pas, sortir mon PC pour leur prouver.
Tout le monde est parti, il n’y a plus que 2 personnes. Je dois m’équiper pluie, et aller l’affronter. Mais en partant je leur dis, moitié en rigolant moitié sérieux que : - maintenant que je vais mettre le nez dehors…la pluie s’arrêtera.
Ils commencent à rigoler, en me disant - oui c’est ça…va s’y mon gars…Et la pluie a cessé…je vous assure qu’ils ne sont pas prêt de m’oublier, ces deux là.

A Maringá, avant de me chercher un hôtel, je suis allé à l’auto-gare demander les informations nécessaires pour savoir, si on peut prendre l’autocar avec le vélo. Oui, mais il faut enlever les roues etc. Comme je pouvais déjà acheter mon billet Londrina - Sao Paulo, je l’ai fait.
Si la météo me le permettra, demain j’ai jusqu’à la tombé de la nuit, pour faire environ 100km.

A l’Hôtel Vila Rica (tél.00554432204300) il y a un téléphone dans le hall de la réception, celui de la chambre étant en décoration, alors je me suis fait une conversation de plus de 2 heures avec Claudia.
Elle a revue le médecin pour son pied, et le diagnostique n’est pas réjouissant…une éventuelle opération est mise en suspens…J’ai quand même pu dormir 3 heures cette nuit…ça veut tout dire…