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vendredi 12 octobre 2007

J153 – URUGUAY

SALTO - CONCORDIA
Réveillé :
3h10
Départ : 11h
Distance parcourue : 40 km
Distance totale : 8627 km
Temps :
2h40
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : bien
Couché : 22h

Menu du jour : Fruits (bananes, mures des bois, oranges), Légumes (persil, ail), Hydrates de carbone (pain intégral, polenta, biscottes intégrales), Protéines (jambon cuit, thon, fromage light, lait écrémé), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Le ciel se déchaine, il a plu sans interruption toute la nuit. Vers 3h réveillé par les tonnerres, je n’arrive plus à fermer l’œil. Pas si grave, il y a tellement de choses à faire.

Le parcours : Salto - Concordia.
Lublack nettoyé et graissé on commence la visite de Salto.
Plaza Artigas. Cet éros uruguayen a son statue dans chaque ville.
Parti trop tard à cause de la pluie, je dois changer mon plan. Je ne peux plus continuer mon ascension vers le Nord par l’Uruguay, étant donné que sur une distance de 100km il n’y a pas de possibilité de se loger.
En revanche côté Argentine il y plus de villages, donc il faut passer sur l’autre rive et affronter le trafic de la Ruta 14.
…e pur si muove...
Plaza de los Treinta y Tres avec son église. C’est une fête nationale aujourd’hui, la découverte de l’Amérique…et mon anniversaire, étant donné que cette date équivaut au 12 mai en Europe.
Le Pont International, de l’autre côté du Rio Uruguay c’est l’Argentine.
ARGENTINE
Bon appétit, vu sa taille il ne doit pas en manquer.
Pépé, un vendeur ambulant d’oléagineuses. On rigole un bon coup ensemble, avant que je parte à la recherche d’un logement.
J’ai réussi à trouver un bungalow chez El Paraiso de Dorato (tel.4251516).
C’est férié jusqu’à mardi en Argentine aussi, je vais avoir du mal à me loger ce weekend.

jeudi 11 octobre 2007

J152 – URUGUAY

GUAVIYU - SALTO
Réveillé :
6h
Départ : 10h40
Distance parcourue : 62 km
Distance totale : 8587 km
Temps :
3h
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (oranges), Légumes (poivron, carottes, avocat, oignon, ail), Hydrates de carbone (pain intégral, All-Bran, biscottes intégrales), Protéines (œufs, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Malgré que j’aie été réveillé à plusieurs reprises, pendant la nuit (par les tonnerres) j’ai quand même bien dormi.

Le parcours : Guaviyu - Salto.
Mes voisins sont déjà en pleine activité.
Fabrizio également, on bavarde un peu en suite on se dit au revoir.

Les paysages commencent à changer légèrement. Je suis dans une zone où il y a beaucoup de sources d’eau chaude.

Tous les villages sont formés des petites maisons de ce type.
Je n’ai pas échappé à la pluie. De ce que je aperçois, Lublack aura besoin d’un bon graissage en suite.
Je déjeune dans la cour d’une école, en espérant que ça va se calmer.
Pas de chance, il faut se mouiller aujourd’hui.
Poussé par la pluie, Picirelo fait une halte dans un petit magasin, sur la route.
Ce sympathique gaucho fait son apparition.
On rigole un petit moment ensemble en suite poussé par…son odeur et malgré la pluie, je me lance pour un sprint de 10km jusqu’à Salto.
Je n’ai pas vu la télé depuis que j’ai quitté l’Espagne. Alors pour récompenser Picirelo de ses efforts je lui offre une chambre avec télé, à l’Hôtel Danaly (tel.07335784).

mercredi 10 octobre 2007

J151 – URUGUAY

PAYSANDU - GUAVIYU
Réveillé :
4h50
Départ : 10h30
Distance parcourue : 80 km
Distance totale : 8525 km
Temps :
4h10
Météo : nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges), Légumes (poivron, carottes), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, pain intégral, cornflakes), Protéines (fromage light, œufs, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: La pluie me joue de mauvais tours à nouveau ce matin, je profite pour faire mes courses.

Le parcours : Paysandu - Guaviyu.
Je quitte la ville par la Plaza Artigas.
En me dirigeant vers le port.
On est rapidement hors de la ville, au bord du Rio Uruguay.
Au loin un des nombreux ponts, qui relie Uruguay à l’Argentine.
Il y même une plage avec des bars.
La rencontre du Gaucho.
Picirelo fait une petite pause en sa compagnie en parlant de tout et de rien.

Vers 17h30, le soucie journalier du logement, commence à peser. Au milieu d’une prairie, en voyant au loin une maison, je décide de tenter ma chance.
Voir si on peut avoir un lit, pour passer la nuit.
C’est la maison de Fabrizio Di Lorenzo (casquette noire), un berger qui vit là avec sa mère et sa sœur (les deux de voyage à Paysandu).
El Gordo (le gros) comme il le présente, c’est son employé.
Au bout de quelques minutes je me fais copain avec les chiens.
Et petit à petit avec le propriétaire, qui me laisse faire un tour avec son magnifique cheval.
Il finit par me louer une chambre dans une autre maison à coté de la sienne (en photo).
El Gordo part cherche les vaches. Ils vivent de l’élevage des brebis à laine, mais ils ont plein d’autres animaux également.
A nouveau seul, je profite pour faire un tour…juste autour de la maison…car la propriété fait 208 hectares…
Plus tard dans la soirée je me mets à discuter avec Fabrizio autour d’un maté. Suite aux nombreuses questions que je lui pose, il me raconte petit à petit sa vie de berger.

mardi 9 octobre 2007

J150 – URUGUAY

YOUNG - PAYSANDU
Réveillé :
4h20
Départ : 10h45
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 8445 km
Temps :
3h30
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour: Fruits (mandarine, oranges), Légumes (choux, carottes, oignon), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, mais, pain intégral), Protéines (thon, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Il pleut avec intermittence ce matin. Je fais un saut en ville pour voir s’il y a un Cyber, c’est un point internet, l’équivalent du Locutorio en Espagne. En scrutant le ciel, il me semble qu’un espoir de passer entre les gouttes existe. Je décide de tenter ma chance.

Le parcours : Young - Paysandu.
La Virgen del Camino. Presque chaque village en possède une.
Les nouvelles de Roumanie sont mauvaises. Ma tante, la mère de mes deux cousines de Dublin, est décédée, suite à un cancer de poumon. Elle fumait… Une pense à mes chères cousines qui doivent être dans une douleur terrible… Courage, la vie continue.
Il a du la rêver vraiment beaucoup sa maison, pour lui mettre autant de couleur…et surtout de la construire au milieu de nulle part. Pas une âme à des kilomètres à la ronde.
Un pont de plus. La pluie m’a chicanée à 2 reprises mais rien de méchant. Quelle veine…
Picirelo rentre dans la ville de Paysandu. Inutile de vous dire qu’il ne passe pas inaperçu…
Basilica Nuestra Sinora del Rosario.
En face d’elle, Plaza de la Constitucion.
Je fais une visite dans la Basilique.
Qui est très belle, mais les peintures commencent à se détériorer à cause de l’humidité. J’espère qu’ils vont la sauver avant que ce ne soit pas trop tard.
Allons vite chercher un logement Picirelo, nous devons encore mettre le blog à jour, vu qu’on est dans une ville il faut qu’on profite.
J’ai dormi à la Pension Concordia (turismo@paysandu.gub.uy – l’office du tourisme).

lundi 8 octobre 2007

J149 – URUGUAY

MERCEDES - YOUNG
Réveillé :
4h20
Départ : 9h50
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 8375 km
Temps : 5h40
Météo : nuageux, vent et froid.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Fruits (mandarine, oranges), Légumes (poivron, choux, carottes, ail), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, mais, pain intégral), Protéines (ricotta, lait entier), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Il fait très froid ce matin (~12°C) et comme ça ne suffisait pas, voilà qu’un terrible vent de N-E décide de me tenir compagnie…et ce fut pendant toute la sainte journée.

Le parcours : Mercedes - Young.
Rio Negro. J’entame une nouvelle province qui porte le même nom. Le vent est tellement puissant que j’ai eu du mal à faire la photo depuis le pont.
Mais d’où il est sorti celui-là ? On dirait que dans chaque pays il faut que je me fasse un ami cycliste. C’est magique. Alejandro est sorti pour se faire une centaine de kilomètre et en me croisant on se met à parler. Au bout de trois heures de diserte il se rappelle qu’il doit rentrer, quand même. Avec le vent dans le dos et les cuisses qu’il a, ce ne sera qu’une formalité.
Ce qui ne fut pas du tout le cas pour Picirelo. Je n’ai pas traversé un seul village de toute la journée. Que des collines avec le cheptel, qui vit en semi-liberté. S’il se met à pleuvoir, c’est la cata où…carrément caca.
En attendant comme il n’y a presque pas de trafic, et la route en bon état, je peux lire en toute quiétude. C’est une excellente technique pour ignorer les caprices de la météo et du relief.
Au milieu de nulle part, une école. Allons chercher de l’eau.
Avec 50km dans les jambes, vent de face, je demande à l’éducatrice où se trouve le prochain village. Elle me dit : - à 90km.
Selon ma carte il reste 55km…vu l’étendu du pays on n’est pas à un kilomètre près.
Uruguay c’est environ deux fois la Suisse, pour une population de 3 millions.
Si vous enlever 1,5 mil. qui vit à Montevideo, la capitale, vous comprenez immédiatement qu’il y a de la place…pour poser sa tente…si vous en avez une. Moi il faut que je roule car la nuit approche vite.
Par chance on est arrivé presqu’en même temps à Young.
J’ai dormi à la Pension Vila (tel.05672236).

dimanche 7 octobre 2007

J148 – URUGUAY

CARMELO - MERCEDES
Réveillé :
4h10
Départ : 9h45
Distance parcourue : 110 km
Distance totale : 8270 km
Temps :
6h
Météo : soleil, vent et froid.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h45

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges), Légumes (poivron, tomate, ail), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, cornflakes, pain intégral), Protéines (ricotta, lait entier), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Un peu frustré par la mésaventure d’hier, Picirelo est tout content de se retrouver à nouveau, presqu’en solitaire dans une campagne verdoyante. On part à la découverte de ce nouveau pays de l’Amérique Latine.

Le parcours : Carmelo - Mercedes.
Hola Carmelo. Sabías que hay una ciudad, aun pequeñita, que lleva tu nombre ? Pienso que no, pero ahora lo sabes. Aprovecho para mandarte un abrazo cariñoso desde Uruguay.
Hasta pronto amigo.
L’église de la place centrale, il y a encore la messe du dimanche.
C’est une région vinicole. On est dans la province Colonia.
Première ville, Nueva Palmira.
C’est le début du printemps, certains arbres n’ont pas encore les feuilles.

Sur la route, au milieu de nul part, Picirelo se fait arrêter par la police. On me demande d’où je viens. Je réponds :- d’Italie, car je voyage avec le passeport italien et j’ai pensé qu’ils allaient me le demander. Alors pour m’épater avec ses connaissances, un des policiers me demande de transmettre ses salutations à Mitterrand…Quoi lui répondre…
Finit l’asphalte, on passe dans la province Soriano.
Une dizaine de kilomètre de terre battu, peu importe, les paysages sont splendides.
Que des collines à perte de vue, où le bétail se nourrit de ce qu’un herbivore doit manger…je ne pense pas qu’ils ont déjà gouté la farine animale par ici.
Toi, il faut que tu aille te réchauffer ailleurs. La route, pour ton espèce est synonyme de mort.
La nature commence à se réveiller.
Une deuxième ville, Dolores. Je fais le plein d’eau et on continue.
Après cette trop longue pause, Picirelo a envie de rouler, et il tape dans ses réserves de glycogène sans parcimonie.
On arrive à Mercedes où il faudra se loger (bien que j’aie voulu rouler encore) car il fait tard.
J’ai passé la nuit à la Pension Mercedes.