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lundi 24 mars 2008

J317 – SALVADOR

LA LIBERTAD - ACAJUTLA
Réveillé : 3h
Départ : 6h
Distance parcourue : 90 km
Distance totale : 17’174 km
Temps : 6h
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (mangues), Légumes (petit-pois) Hydrates de carbone (flocons d’avoine intégral, pain intégral, pâtes), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, noix de cajou).

Résumé de l’étape: En allant aux toilettes ce matin je me suis cogné la tête, un peu plus méchamment que d’habitude. Depuis que j’ai quitté l’Argentine ça m’arrive régulièrement, vu que tout est fait pour des lilliputiens de 1m50.

Le parcours: La Libertad (Playa Conchalio) - Acajutla.
Voilà, maintenant j’ai la tête ouverte aussi (ça me fera oublier un peu la cheville) et si ça n’aide pas à vous ouvrir l’esprit…au moins ça vous ouvre bien les yeux.
Une étape assez difficile celle d’aujourd’hui…mais tellement belle, digne d’un beau « au revoir » à ce splendide pays.
Il faudrait que j’arrive à tout prix à Acajutla, l’unique village où je pourrais trouver un logement.
Sans pépin, ceci me permettra, de passer au Guatemala demain.
Fini le grand trafique, il n’y a plus que moi et les camionneurs sur la route.
A cause de ces falaises les plages sont inaccessibles en grande majorité.
Il n’y a pratiquement pas de village, quelques maisons de temps à autre.
Dernière colline avant le sprint final jusqu’à Acajutla.
J’ai dormi à l’unique hôtel qui se trouve sur la route à l’entré du village, l’Hôtel K2.

dimanche 23 mars 2008

J316 – SALVADOR

ZACATECOLUCA – LA LIBERTAD
Réveillé : 4h30
Départ : 7h30
Distance parcourue : 60 km
Distance totale : 17’084 km
Temps : 3h20
Météo : soleil ~ 35°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 19h30

Menu du jour: Fruits (papaye, mangues, marañons), Légumes (tomate, poivron, ail) Hydrates de carbone (flocons d’avoine intégral, tortillas), Protéines (lait entier en poudre, œufs), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: C’est Pâques…déjà !...comme le temps file… Ce matin en sortant de la ville, un couple m’a proposé de me prendre en voiture pendant quelques dizaines de kilomètres. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai refusé…

Le parcours: Zacatecoluca – La Libertad (Playa Conchalio).
En cherchant les œufs de Pâques, j’ai trouvé des mangues. La saison bat à son plein…il y en a de toutes sortes. C’est un peu comme chez nous en automne avec les pommes.
J’adore prendre mon petit déjeuner en me délectant avec les mangues tombées pendant la nuit, ceux sont les meilleures (car elles ont mûris dans l’arbre) avec des saveurs et parfum indescriptibles et…inimitables.
Aucune friandise créée par la main de l’homme, ne pourra lui faire concurrence.
Le voilà le Grand Bleu ! - Picirelo rencontre à nouveau le Pacifique.
Ça donne plus qu’envie, après tant de chaleur et poussière…j’espère que l’eau soit toujours chaude.
Playa La Paz, partout il y a que du sable noir, avec autant de volcans autour c’est plus que normal.
On a trouvé un hôtel au bord de la route, en sortant du village La Libertad, l’Hôtel Puertobello.
Je vais faire la lessive…ce n’est pas vraiment le parfum de la mangue que je dragage. En suite. on ira nager Picirelo, promis.

samedi 22 mars 2008

J315 – SALVADOR

USULUTAN - ZACATECOLUCA
Réveillé : 3h
Départ : 7h
Distance parcourue : 62 km
Distance totale : 17’024 km
Temps : 3h50
Météo : soleil ~ 32°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (mangues, marañons), Légumes (tomate, poivron, ail) Hydrates de carbone (flocons d’avoine intégral, tortillas), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives), Divers (Pepsi light).

Résumé de l’étape: Je n’ai rien compris ce qui m’est arrivé hier soir. Je me rappelle que je lisais tranquillement et tout d’un coup à 19h je me suis endormi, pour la grande joie des moustiques car je n’ai pas mis la moustiquaire.

Le parcours: Usulutan - Zacatecoluca.
Il me faut un bon petit déjeuner pour…récupérer le sang que j’ai perdu. Des tortillas de maïs, faites maison, avec du fromage (la femme en orange à gauche) me semble pas mal.
Selon ce qu’on me dit, il y a eu une grande fête devant cette église hier soir.
Ce n’est pas grave il me reste deux nuits encore pour me rattraper…mais je crains que Picirelo ne voudra pas y participer.
Le volcan du jour s’appelle Tecapa, 1601m.
Panne à l’arrière, à nouveau un morceau de verre.
Pendant ma pause, arrive ce gamin qui commence à me bombarder de questions. A mon tour je lui demande ce qui lui est arrivé au doigt, en voyant le bout de chiffon qu’il tenait autour de son index.
Il me raconte qu’il s’est écrasé le doigt avec la chaîne de son vélo.
J’ai voulu voir sa plaie…le pauvre il avait l’ongle complètement explosée. Les mains tellement salles de graisse que j’ai cru que le sparadrap, que je me suis proposé de lui mettre, n’allait pas y tenir.
A Zacatecoluca j’ai fait quelques courses, en suite j’ai bavardé un bon moment avec le patron de l’Hôtel Las Primaveras, où je me suis logé.

vendredi 21 mars 2008

J314 – SALVADOR

SALVADOR
Réveillé : 4h10
Départ : 7h20
Distance parcourue : 50 km
Distance totale : 16’962 km
Temps : 4h
Météo : soleil ~ 35°C
État physique : blessé
Moral : bien
Couché : 19h

Menu du jour: Fruits (mangues, marañons), Légumes (tomate, poivron) Hydrates de carbone (pain intégral, pâtes, tortillas), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, noix de coco).

Résumé de l’étape: Pour quitter la Panamericana il va falloir traverser un col, qui se trouve entre les deux volcans San Miguel 2130m et Tecapa 1601m. Picirelo n’est pas très chaud pour ce type d’effort, vu l’état de sa cheville, mais de cette manière on fera moins d’effort les jours suivants. La route du littoral est sur un relief plus plat.

Le parcours: San Miguel - Usulutan.
La ville se réveille et se prépare pour un autre jour de fête, Le Vendredi Saint.
Attention Picirelo, on ne mange pas de la viande aujourd’hui…viande !...qu’est ce que ça veut dire ?
Par ici on fait déjà la lessive. J’ai souvent vu des gens la faire de cette manière…ceci dit le poisson « Ariel » ne sera pas au menu ce soir non plus.
Difficilement après 22km d’ascension on est parvenu au sommet, seulement vers midi.
Joli travail madame, bravo…
On voit bien que vous n’êtes pas restée allongée dans l’hamac (comme la plupart des gens par ici) à regarder les mangues…virer au jaune.
A-propos des mangues c’est la saison, il y en a partout. Un paysan m’a permis d’en cueillir quelques-unes dans son jardin.
Un peu partout on fait, avec du sel coloré, des personnages religieux, sur lesquels les gens marcheront ce soir pendant la procession.
Un spectacle auquel je ne vais pas assister, la nuit appartient à un autre monde, que Picirelo ne connaît pas. J’ai trouvé une chambre pas chère, mais minuscule, à l’Hôtel Los Pinos.

jeudi 20 mars 2008

J313 – SALVADOR

EL AMATILLO – SAN MIGUEL
Réveillé : 4h50
Départ : 7h10
Distance parcourue : 65 km
Distance totale : 16’912 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : blessé
Moral : bien
Couché : 23h

Menu du jour: Fruits (mangues, jocotes, pastèque), Légumes (tomate, poivron) Hydrates de carbone (pain intégral, pâtes, tortillas), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, noix de coco).

Résumé de l’étape: Jusqu’à présent la Semana Santa ne m’a pas créé des mauvaises surprises pour les logements. En fait les gens se déplacent beaucoup mais c’est plutôt chez la famille qu’ils demeurent. Pourvu que ça continue comme ça, au Salvador également.

Le parcours: El AmatilloSan Miguel.
La douane était à quelques mètres de mon hôtel. Chose étrange, on ne me met aucun tampon dans le passeport, le douanier me dit qu’on va me le mettre en sortant de Guatemala.
Ce n’est pas que je lui ai fait confiance, mais je n’ai pas le choix…alors Bienvenido a El Salvador Picirelo.

SALVADOR
A la douane on m’a offert une carte du Salvador…quel luxe de voyager en sachant par où on va.
La chaleur est de plus en plus forte et les efforts de ces derniers jours commencent à se faire ressentir.
La route jusqu’à la côté du Pacifique est encore longue et pour raccourcir mon parcours je dois rester sur La Panamericana jusqu’à San Miguel.
Beaucoup de collines à traverser…trop pour ma cheville, qui refuse de guérir. Bordel de m… !
Arête de te plaindre Picirelo tu as quand même de la chance de ne pas devoir pédaler avec un pied plâtré.
Le sentiment d’insécurité diminue d’un cran, par rapport aux deux pays précédents. Les regards sont un peu moins hostiles et les appelles « Ehhh Gringo hijo de puta (fils de pute) ! » se limitent à « Ehh Gringo ! ».
Ce monsieur m’a même offert de la pastèque et une noix de coco pendant la pause.
San Miguel c’est une grande ville dans laquelle je ne me baladerais pas de nuit…pour rien au monde.
Alors la visite s’est limitée à quelques tours dans le centre, en cherchant un hôtel. J’ai dormi à l’Hôtel Monte Carlo.