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lundi 3 décembre 2007

J205 – BOLIVIE

COPACABANA
Réveillé : 5h45
Météo : pluie AM, soleil, nuageux PM
État physique : malade
Moral : bien
Couché : 21h30

Menu du jour: Fruits (ananas, banane), Légumes (avocat, salade, tomates, persil, oignon) Hydrates de carbone (pain, blé et maïs soufflés), Protéines (poulet, fromage).

Résumé de la journée: Comme il y a un peu de soleil, je profite pour faire un tour au bord du lac Titicaca.

Pour ça il faut repasser devant la place centrale, que j’ai vu et revu x fois.
Claudia me disait, hier par téléphone :- si tu as si froid, pourquoi tu ne t’achètes pas des vêtements ?
Dommage qu’elle ne soit pas ici, comme ça, elle aurait pu m’aider à choisir quelque chose…qui va bien avec le vélo…
En revenant de l’hôpital, je vais visiter la cathédrale comme je l’avais promis hier.
Le maïs soufflé se vend ici « à la pelle », et il est d’une taille impressionnante.
On arrive droit au port, par cette rue qui débute devant la cathédrale.
Dont voici une partie. Rien d’extraordinaire.
Il semblerait qu’on peut se baigner…quand il y a du soleil…c’est vraiment ce qui me manquait…pour m’achever.
Après avoir mis le blog à jour, dans un point internet je me dirige vers l’hôpital, qui se trouve en haut d’une colline. A-propos du blog, personne ne s’est rendu compte que j’aie loupé un jour au Chili, le 15.11.07
Comme j’ai du m’embêter pour trouver l’erreur… !
En parlant avec la doctoresse, j’ai eu la confirmation qu’en fait je n’ai pas eu le rhume ou la grippe.
Il s’agissait tout simplement d’une infection nasale provoquée par des bactéries, qui ont élu domicile dans ma trompe séchée depuis des jours, ou une allergie à l’air sec…
Tout ce que j’ai pris n’a aidé en rien, bien au contraire…et mon corps se débâtait sans aucun aide contre les intrus.
Comme il s’agit de la partie interne de la vois respiratoire nasale, on ne peut pas voir l’inflammation, mais elle est méchamment amochée selon…se qui sort quand je me mouche…des croûtes de presque 3 cm de longueur. Pauvre truffe…
En fin, il faut continuer quand même prendre les antibiotiques pour bien guérir, bien que je doute de leur effet.
Demain je vais quitter la Bolivie…si la pluie me le permet, après avoir traversé ses trois provinces de montagne: Potosi, Oruro et La Paz.

dimanche 2 décembre 2007

J204 – BOLIVIE

COPACABANA
Réveillé :
6h10
Météo : pluie AM, soleil, nuageux PM
État physique : malade
Moral : bien
Couché : 22h30

Menu du jour: Légumes (avocat, salade, poivron, ail, oignon) Hydrates de carbone (pain intégral, blé soufflé), Protéines (poulet, ricotta), Graisses (huile d’olive).

Résumé de la journée: La saison des pluies est belle et bien là, il a plu toute la nuit et il continue encore à l’heure actuelle. La faim me pousse quand même à mettre le nez, plutôt la trompe, dehors.

Ma maladie ne veut pas me laissez en paix, je suis persuadé qu’il ne s’agit pas d’une grippe.
Je vais aller chercher l’hôpital dès que la pluie cessera.
A deux pas de mon hostal, il y a le marché, où on trouve de quoi manger…malheureusement j’ai perdu le goût. Il va falloir manger…juste pour manger.
Les rues du centre sont toujours bondées de monde…un va et vient continu.
Alex un ancien de 75ans, le propriétaire de ma pension, me raconte qu’il est rentré d’USA car sa mère de
90 ans à l’époque, était moribonde. Il était le seul à pouvoir s’occuper d’elle. Seulement qu’elle est décédée 11 ans plus tard, à l’âge de 101 ans. La maison qu’il a héritée, il la transforma par la suite en hostal en lui donnant le nom de sa maman.
Vers 13h tous les boliviens vont manger.
La plupart au comedor, une grande salle où des cuisinières ambulantes vendent de la soupe et la viande frite, la base de la nourriture bolivienne.
La viande de bœuf, c’est de loin la plus consommée, le lama c’est que dans la haute montagne.
L’église de Copacabana, j’irai la visiter demain.
Je suis rentré dans une pharmacie pour demander où se trouve l’hôpital. La patronne me demande de quoi je souffre. Je lui raconte un peu mon malheur et…voilà qu’elle ferme la pharmacie et se propose de m’accompagner.
C’est plus que bouleversant à quel point les gens peuvent être gentils dans ce continent.
A l’hôpital, a doctoresse qui me consulte me confirme que la voie respiratoire nasale est complètement infectée.
Il faut commencer un traitement aux antibiotiques immédiatement et passer la revoir dans 24 heures.

samedi 1 décembre 2007

J203 – BOLIVIE

LA PAZ - COPACABANA
Réveillé :
6h
Météo : pluie AM, soleil PM
État physique : malade
Moral : bien
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (pommes, bananes, mangues), Légumes (tomates, salade) Hydrates de carbone (pain intégral), Protéines (œufs, ricotta), Graisses (huile d’olive).

Résumé de la journée: Il a replu pendant la nuit et une partie de la matinée. Désormais on est dans la saison des pluies. Je ne me sens pas mieux et rester ici n’as pas de sens car je n’ai pas la force de faire quoi que ce soit. De plus, les émeutes qui se passent en ce moment, un peu partout dans le pays, notamment à Sucre, me font soucis. Je n’aimerai pas du tout, me retrouver dans cet entonnoir en pleine révolte.

Le parcours: La PazHuatajataTiquinaCopacabana (en bus).
Premièrement il faut trouver la gare routière.
En haut, en bas, à gauche à droite…je finis par la dénicher.
Seulement voilà, que pour ma destination ce n’est pas la bonne.
Il faut grimper un peu plus, vers le cimetière…qu’on me dit.
Voilà de près, les maisons, qu’on voyait depuis en haut, accrochées aux flancs de la vallée.
Finalement j’y suis parvenu.
La pollution ne fait qu’exacerber mon système respiratoire déjà à l’agonie.
Par chance le bus est parti immédiatement, et une fois assis, j’ai pu me reposer un peu.
Première étape : il faut sortir de l’entonnoir, en suite se frayer un chemin, dans l’ahurissante circulation, en El Alto.
On m’a réveillé à Tiquina car le bus passe le détroit sans passagers.
Nous passons tous avec un bateau à part.
Lublack est toujours sur le toit…c’est bon signe.
Je prie que les chaises ne s’attaquent pas à ses rayons.
Ça grimpe pas mal sur les bords du lac Titicaca.
Ce surprenant lac, est coupé presqu’en deux par la frontière entre la Bolivie et le Pérou.
On est à nouveau assez haut, 3840m.
Dommage que cette maladie ne me laisse pas profiter des dernières merveilles de ce fascinant pays.
La Bolivie, il faut la prendre comme elle est…à l’état pur, essayer de la comprendre, mais sans la juger…et tout se passera bien.
Vous rentrerez chez vous avec la satisfaction d’avoir connu un monde singulier.
Copacabana est là, au pied de ces deux monticules. La ville est très pittoresque. Reste à trouver un logement. C’est très facile car il y en a plein.
J’ai trouvé une chambre à l’Hostal Herminia (tel.2283746).

vendredi 30 novembre 2007

J202 – BOLIVIE

THOLAR – LA PAZ
Réveillé :
6h
Départ : 11h15
Distance parcourue : 75 km
Distance totale : 11’269 km
Temps :
4h50
Météo : nuageux, froid
État physique : malade
Moral : bien
Couché : 23h50

Menu du jour: Fruits (bananes), Hydrates de carbone (pain, blé soufflé), Protéines (ricotta, poulet), Divers (coca-cola, soupe).

Résumé de l’étape: Il a bien plu jusqu'à 10h30. J’ai décidé de partir, malgré mon état, car il me faut absolument une pharmacie et c’est seulement dans la capitale qu’il y en a. Je prends une soupe rapidement avec M. Loza et au premier rayon de soleil, je mets le nez hors de la tanière.

Le parcours: Tholar – La Paz.
Il y a seulement quelques villages de ce type, jusqu’à la capitale.
Picirelo a perdu du poids mais il pédale comme d’habitude. C’est toujours l’air et l’incapacité de respirer normalement qui gène terriblement. Nez, bouche, gorge sont à l’agonie.
En arrivant à El Alto (~4000m), un paysan me laisse marcher dans son champ (plus de pierres que de terre) pour faire quelques photos.
Il m’explique que, tout au loin, entre les montagnes, il y a un village avec les riches de la région.
Il pleuvine et il fait un froid barbare.
La ville El Alto est un chaos général, je suis content d’en avoir sortie en entier.
Par chance le soleil se fait voir aussi, ce qui donne un aspect différent au panorama.
On commence la descente vers La Paz, qui se trouve à 400m plus bas dans cette vallée…
…à 3600m d’altitude. Tout paraît calme depuis en haut.
Les maisons ont poussé un peu partout et surtout n’importe comment, transformant la ville en un véritable labyrinthe.
Ça c’est le centre. Dommage qu’on ne voie pas bien, à cause des nuages, les montagnes qui s’y cachent, dont certaines cimes sont à plus de 6000m.
Un enchevêtrement impressionnant.
Je n’ose pas imaginer la complication que ça doit être, de vivre dans les demeures qui se trouvent sur les flancs, qui sont extrêmement raides.
Une fois en ville, ma crainte est devenue réalité, pour passer en vélo il faut avoir des yeux partout.
Dans cette zone piétonne, il y a un chamboulement indescriptible.
L’Eglise San Francisco. Je continue à pied jusqu’au premier Hôtel Morumbi (tel.+59122460083), où j’ai laissé le tout, afin de pouvoir aller tranquillement chercher des médicaments et à manger.
En suite, avec les dernières forces j’ai fait une bonne lessive. Finissant la soirée par une interminable douche…finalement de l’eau chaude…comme ça fait du bien… !