jeudi 27 septembre 2007

J138 – ESPAGNE

ALICANTE - YECLA
Réveillé :
5h20
Départ : 7h50
Distance parcourue : 90 km
Distance totale : 7987 km
Temps : 6h20
Météo : soleil.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour: Fruits (pommes, coin, raisin, figues, melon), Légumes (poivrons, tomates, ail), Hydrates de carbone (biscottes intégrales), Protéines (œuf, lait), Graisses (amandes, noix, huile d’olive).

Résumé de l’étape: Je me faufile comme je peux dans les rues d’Alicante en allant vers San Vicente. Parti tôt, je profite du fait que la circulation n’est pas encore à son comble.

Le parcours : Alicante – Yecla.
En sortant du village San Vicente on se trouve sur un magnifique itinéraire à travers la montagne.
Bien que mes jambes sont très en forme, après tant de jours sans pédaler, il faut mettre du carburant. Des figues, pour commencer.
Pendant l’ascension je rencontre un cycliste, avec qui je me mets à parler pendant des longs kilomètres.
Il me dit que le parcours que nous faisons est un des plus beaux de la région (on est encore dans la province de Valence).
Il a raison, c’est fabuleux quand le hasard vous fait de tels cadeaux.
Au loin je vois la Méditerranée pour une ultime fois.
J’approche le premier village, Castalla.
Voici le château depuis le centre.
Les olives vertes, leurs couleurs sous les rayons du soleil, c’est quelque chose d’extraordinaire.
Deuxième village, Biar, décidément par ici, chaque village a son château.
Va courir après les lapins, je monte la garde aux melons…en ton absence. Fait moi confiance.
C’est le cadeau que la province de Murcia a voulu faire à Picirelo en guise de bienvenu.

Une fois logé à Yecla (Hôtel Avenida tél.968751215) Picirelo se mets à la recherche d’internet pour mettre le blog à jour.

mercredi 26 septembre 2007

J137 – ESPAGNE

ALICANTE
Réveillé :
4h50
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : bien
Couché : 24h

Menu du jour: Fruits (raisin, figues, orange), Légumes (salade), Hydrates de carbone (biscuits, galettes intégrales de riz et mais, cornflakes, pain intégral), Protéines (yaourt, œuf, lait écrémé, fromage), Graisses (amandes), Divers (coca-cola light).

Résumé de la journée: Claudia a son avion à 21h donc on a jusqu’à 19h pour visiter la ville d’Alicante. On commence par la splendide Eglise Santa Maria.

Qui se situe dans la vieille ville, juste à côté de ma pension (El Mar tél.965214156).
En suite on fait une brève apparition dans la Cathédral St. Nicolas.
Mes copains…quand je ne suis pas affamé…
Avenida Federico Soto.
On prend la direction du port (en arrière plain, la Députation Provinciale).
Paseo Explanada d’España.
Alors qu’est ce quelle dit la presse aujourd’hui ?
Plaza Puerta del Mar.
Dans le port.
Et maintenant on va grimper, voir el Castillo Santa Barbara qui fut à l’origine (IX siècle) une forteresse musulmane.
D’où on a des superbes vues sur la mer…
…et toute la ville.
Plaza de Toros d’Alicante.
Le Parque Monte Tossal (et Castillo San Fernando).
Voilà la direction que je devrai prendre demain…de la montagne en perspective…
Le Port vue dans sa totalité et une partie de la vieille ville.
L’heure fatidique approche et la tristesse s’installe…des états d’âme si difficile à vaincre.
D’autres horizons à découvrir, avec des cultures totalement différentes dans lesquelles il faudra s’immiscer et frayer son chemin…discrètement...

mardi 25 septembre 2007

J136 – ESPAGNE

SAN JUAN
Réveillé : 6h20
Météo : pluie
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (melon), Légumes (tomate, poivrons, épinards, salade), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pâtes, popcorns, cornflakes), Protéines (yaourt, crevettes, moules, lait écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (coca-cola light).

Résumé de la journée: Notre dernier jour au bord de la mer est arrivé…trop vite…malheureusement.

Dans une semaine exactement l’Océan Atlantique se mettra entre nous.
On se dira, quand même, au revoir à Madrid le 02 octobre.
Je vais noyer mon chagrin.
Qui sait quand est ce que je vais renager ?
Alors il faut en profiter, surtout que je n’ai plus mal aux épaules.

lundi 24 septembre 2007

J135 – ESPAGNE

SAN JUAN
Réveillé : 6h10
Météo : pluie
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 24h

Menu du jour: Fruits (pêches, melon, prunes), Légumes (tomate, poivrons, aubergines, épinards, salade), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, petit-pois, pâtes), Protéines (yaourt, saumon, lait écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (cacao, coca-cola light).

Résumé de la journée: Le soleil est de retour, c’est le temps idéal pour prendre un jour de repos complet.

En route vers la plage. Aujourd’hui c’est Picirela qui va courir et nager, pour moi ce sera que de la lecture.
Il se peut que Picirelo soit descendu un peu plus tard, que les autres, de l’arbre...
Picirelo a nagé depuis la pointe là-bas, jusqu’à...
... l’autre bout, où il n’y plus des hôtels, en direction de Benidorm.
Ce qui fait une boucle de 12km le long de cette immense plage de San Juan.

dimanche 23 septembre 2007

J134 – ESPAGNE

SAN JUAN
Le grand jour
Réveillé :
7h30
Météo : pluie, nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour: Légumes (tomate, carottes, poivrons, aubergine, épinards), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, barres de céréales, corn-flakes, pâtes), Protéines (ricotta de chèvre, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (cacao, coca-cola light).

Résumé de la journée: Un immense déluge s’est abattu sur Alicante vers 8h30 réveillant Picirela. Elle fait son apparition dans le salon en me disant toute effrayée qu’il lui semble que ma journée est bien compromise. Le temps de préparer mon déjeuner (des pâtes évidemment) et de déjeuner, voilà que la météo se calme. Claudia décide d’aller courir pendant que je prépare mes ravitaillements et les affaires nécessaires pour LE GRAND JOUR – les 10km de nage.

Le parcours des 12km de nage (la plage de San Juan à Alicante).

En route vers la mer nous rediscutons ensemble la stratégie.
Claudia marchera au bord de la mer tout en me regardant, afin de savoir à tout moment où je me trouve. Je sortirai de l’eau après chaque heure de nage pour me ravitailler. Il me faut 3h30 pour faire les 10km.
J’enduis abondamment Picirelo de vaseline, sur la partie du haut du corps.
Le ciel est encore très chargé et la menace de pluie omniprésente.
Il n’y a pas beaucoup de vent mais la mer est assez agitée.
La température de l’eau 22°C et de l’air 24°C, au moins à ce niveau là c’est parfait.
Afin de ne pas trop bouger la tête (la combinaison irrite le cou) et d’avoir le visage couvert au maximum, j’ai décidé de nager avec le masque et tuba. J’ai des gants également, car on ne sait jamais si on croise des méduses.
Il est 12h50, c’est partie, rendez-vous dans une heure ma Picirela.
La première heure fut assez mouvementée, et au propre et au figuré. Trop de vagues pour rester proche de la rive et trop de choses à régler dans ma tête.
Comme prévu, à 13h50 je sors de l’eau pour le premier ravitaillement.
Finalement du sucre après tant d’eau sellée dans la bouche, quel bonheur !
10 minutes après je me lance pour la 2ème heure, qui bizarrement se passe nettement mieux.
15h, pendant le deuxième ravitaillement je fais un petit stretching, les muscles du bas du dos commencent à se faire sentir.
15h10 je repars. Cette nage de 10km était prévue pendant la traversée de la Manche (accompagné par un bateau) le climat particulier de cette été a décidé autrement.
Il est nettement plus dangereux de la faire ici car les vagues m’obligent à rester trop loin de la rive et en cas de problème il n’y a personne pour me secourir.
Heureusement que ma condition physique est au top et que ce genre de pensée ne perturbe en rien le bon déroulement de mon exploit personnel.
Pendant les préparatifs avec Claudia j’ai évité ce point afin de ne pas lui donner d’autres soucies.
Elle en a assez avec mon projet global…
Il commence à pleuvoir, pauvre Picirela elle doit me suivre par un temps pareil. Pour moi ça n’as aucune importance, tant que la visibilité est bonne. Ce n’est pas évident de nager autant de kilomètres, il faut l’admettre, mais quel sensation extraordinaire on peut avoir quand on est en pleine forme, tout seul dans ce milieu merveilleux…symbole de vie. D’un côté j’ai la vue sur l’immensité de la mer, ce qui me donne l’impression d’appartenir à un autre monde…et de l’autre, il y a les grands hôtels, qui un après l’autres guident mon avancement.
16h10 dernier ravitaillement, il faut regonfler ses muscles. La météo devient plus clémente, il ne pleut plus, et il me semble que la mer est plus calme.
16h20 c’est partie pour la dernière ligne droite, plus de pause j’ai décidé d’aller jusqu’au moment où je n’en peux plus et si possible jusqu’au point de départ (sinon il faudra marcher) ce qui m’obligera à faire 12km au lieu de 10.
Voilà c’est fait. 17h45 je quitte la mer avec une immense satisfaction, celle d’avoir pu parcourir 12km à la nage en 4h30.
J’aurais pu continuer sans problème car, mis à part une légère douleur dans l’épaule gauche, tout fonctionne parfaitement.
Il y a 80 ans Mercedes Gleitz a traversé la Manche (31km dans une eau froide et sans combinaison) en 15h et 15min. Je voulais lui rendre hommage en faisant seulement 10km symboliquement, en souvenir à ce grand exploit. Les 2km de plus (les plus dures) sont pour mon aimée Claudia, qui m’a beaucoup aidé dans cette aventure.
Victoire ! 12km de nage c’est quand même quelque chose. Je peux quitter l’Europe satisfait.
Un peu de douceur…sur ma bouche meurtrie par le sel.
Le baiser du champion. Pas besoin de podium, le sable est nettement plus agréable sous mes pieds.
A force de me voir nager je lui ai donné des envies. Je reprends mon souffle en savourant ma victoire pendant que Madame fait sa nage.
Quelle joie ! Réussir ce qu’on prépare avec régularité depuis tant de temps, vous procure une satisfaction personnelle indescriptible. Bravo Picirelo, ce jour restera gravé, à tout jamais, dans ma mémoire.