mercredi 19 mars 2008

J312 – HONDURAS

CHOLUTECA – EL AMATILLO
Réveillé : 3h40
Départ : 7h10
Distance parcourue : 92 km
Distance totale : 16’847 km
Temps :
5h50
Météo : soleil ~ 45°C
État physique : blessé
Moral : bien
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (mangues, nisperos, jocotes, melon), Légumes (tomates, petit-pois) Hydrates de carbone (pain intégral, pâtes, flocons d’avoine intégrale), Protéines (lait entier en poudre, œufs), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Ce matin je vais faire un tour au centre, pour voir à quoi ça ressemble une ville au Honduras.

Le parcours: CholutecaEl Amatillo.
Une église de l’époque coloniale.
La maison de El Sabio. Pour le reste rien de spécial, on peut s’en aller, avant que la canicule me coupe l’élan.
Un peu plus de relief pour la grande joie de ma cheville...
Je n’aimerai pas te raconter la même blague…en pleine mer, bien que ça l’aire de te faire rigoler.
Désolé si ça choque les âmes sensibles mais les cadavres font partie du mon quotidien…au moins vous n’avez pas les odeurs.
L’idée d’aller me faire un bain a vite été dissipée, quand une bande de jeunes a commencé à m’insulter.
On continue à me traiter de Gringo tout le long de la journée, du petit au grand. La différence c’est qu’il n’y a plus vraiment que des appels amicaux.
Dommage, l’endroit était idéal pour se rafraîchir un peu.
Picirelo est arrivé à la frontière avec Salvador. Cependant on dormira côté Honduras, à l’Hôtel Mandarin.

mardi 18 mars 2008

J311 – HONDURAS

SOMOTILLO - CHOLUTECA
Réveillé : 4h10
Départ : 8h30
Distance parcourue : 55 km
Distance totale : 16’755 km
Temps : 3h50
Météo : soleil ~ 42°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (mangues, marañons, nisperos, jocotes), Légumes (tomates, poivrons, petit-pois) Hydrates de carbone (riz, flageolets, tortillas, pain intégral, pâtes, flocons d’avoine intégrale), Protéines (lait entier en poudre), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Comparé à d’autres endroits, où j’ai du dormir durant ce voyage, l’hôtel d’hier soir c’était du lux. Pourtant c’est ici que j’ai vu des rats, se balader impassibles dans ma chambre. J’étais tout content d’avoir la télé et voilà que le spectacle, le plus impressionnant, je l’ai eu en live.

Le parcours: SomotilloCholuteca.
Quand on voit la salubrité qui règne dans ce village, ce n’est pas surprenant d’avoir des rats partout.

HONDURAS
En traversant ce pont on passe la frontière avec Honduras.
Les formalités se font dans la petite maison jaune. Il y a un guichet où on vous met le tampon de sortie de Nicaragua (2$) et juste à côté celui d’entré à Honduras (3$).
Gracias y hasta luego.
Côté Honduras c’est le même Bronx…on vous court après pour vous changer de l’argent et éventuellement vous arnaquer…si l’occasion se présente.
Comme j’avais déjà fait le change à Somotillo, j’ai pu m’en passer de ce cirque. J’ai terriblement envie de viande ou encore plus du poisson mais là…je crois que je vais continuer avec les fruits.
Niveau pauvreté rien n’a changé…côté enfants…toujours un par an. J’aimerai bien savoir ce qui se passe dans la tête des parents, à ce sujet. Certes, les nuerons ne doivent pas se sentir trop à l’étroit la dedans, mais pas besoin d’être trop futé pour comprendre certaines choses.
L’église détient le pouvoir sur l’esprit de ces pauvres gens. Cependant pas tout ce qu’on y raconte doit être pris à la lettre. Si le Pape vivait parmi ces pauvres, en mangeant seulement ce que la nature offre…continuerait-il à dire, qu’il faut faire des enfants…à volonté ?
Ne serait pas plus judicieux qu’on adapte certaines prédiques au niveau social ?
Les braconniers sont nombreux au bord de la route et vu la taille de leurs trophées…pas du tout maladroits.
Eh oui…ces petits gosses…grandissent et…ils ont faim…et on n’arrive plus à les duper avec quelques mangues et un bol de riz. Demain une partie d’entre eux ira dans les villes…chercher des proies encore plus grandes…
En fin…à Choluteca, la capitale du département du même nom j’ai trouvé une chambre à l’Hôtel Pacifico.

lundi 17 mars 2008

J310 – NICARAGUA

CHINANDEGA - SOMOTILLO
Réveillé : 3h50
Départ : 7h15
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 16’700 km
Temps : 5h
Météo : soleil ~ 42°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (mangues, jocotes, marañons), Légumes (tomates) Hydrates de carbone (maïs, tortillas), Protéines (œufs), Graisses (huile d’olives, noix de cajou).

Résumé de l’étape: C’est mon dernier jour au Nicaragua, aujourd’hui je dormirai dans une petite ville proche de la frontière avec Honduras. Un petit graissage à Lublack et en route. Ma cheville est toujours enflée mais au moins elle ne me fait plus mal.

Le parcours: Chinandega - Somotillo.
La pauvreté dans les villages est extrême, en plus il y a quelques années l’ouragan Mitch a fait des ravages dans cette partie du pays.
Un ultime volcan, tous les jours j’en ai vu un différent…et pouffff ! panne à l’arrière.
Laissons passer les poids lourds Picirelo…ça risque de faire mal...
Là, c’est nous qu’on passe…et vite…ces cowboys ont commencé à me poser trop de questions.
Le relief est assez plat mais comme j’ai le vent de face c’est assez difficile d’aller plus vite.
A vrai dire je m’en fiche un peu, comme j’ai 5 nouveaux livres avec mois et que je peux lire tranquillement, le temps passe allégrement.
Niveau lecture je pense que jusqu’au Mexique ça va me suffire. Ça pèse un peu ma mini bibliothèque mais un mental laissé à la dérive peu peser encore plus. De toute façon au fur et à mesure que je les termine, ces livres, je les abandonne afin d’alléger le bateau.
Finalement je suis arrivé à Somotillo et j’ai dormi à l’Hôtel Fronteras.

dimanche 16 mars 2008

J309 – NICARAGUA

LA PAZ CENTRO - CHINANDEGA
Réveillé : 3h30
Départ : 6h45
Distance parcourue : 85 km
Distance totale : 16’630 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (nisperos, mangues, zapotes), Légumes (tomate, poivron) Hydrates de carbone (pain, riz, tortillas), Protéines (fromage), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Je roule sans carte, mais à vrai dire je ne sais pas si elle serait vraiment nécessaire. La route vers Honduras est sans déviations, et en suivant les camions on ne peut pas se tromper.
Comme j’ai beaucoup forcé avec la jambe droite j’ai eu des courbatures, mais ça l’aire d’aller mieux ce matin.

Le parcours: La Paz Centro - Chinandega.
La Cathédral de Léon, un monument d’environs 500 ans. C’est l’heure de la messe et vu la multitude je ne peux pas là visiter. Un vélo sans surveillance pourrait passer pour un don céleste devant les yeux d’un voleur…aussi croyant qu’il soit.
Léon est la plus grande ville de Nicaragua, elle fut parmi les premières villes que les espagnols ont édifiées en Amériques.
A part les câbles électriques et les voitures, qui jaillissent de partout, elle n’a pas du changer énormément.
J’ai eu l’occasion d’écouter à plusieurs reprises des morceaux de messe et ça ressemble étrangement à des sectes. En tout cas ce sont des discours soporifiques (quand le prêtre s’abstient d’hurler ou pire…chanter) et insipides. Les prédicateurs se permettent de donner des conseils sur la famille, c'est-à-dire la femme et les enfants. A mourir de rire…Comment peut-on donner des conseils sur quelque chose qu’on ne connaît pas personnellement?
Madame Michelin m’a vendu 4 zapotes (c’est le fruit le plus cher du marché) en me disant qu’ils sont excellents…
…et au moment de la pause, je me suis rendu compte qu’ils étaient pourris.
Du coup…« nada » pour le ravitaillement et…
…avec la bidoche vide…la chaleur m’a vite mis à l’horizontale.
Pas de chance avec ce maudit fruit…ma cheville en sait quelque chose.
En sortant de Chinandega j’ai trouvé, un peu par hasard, une petite pension au bord de la route, Habitationes Campo Verde, et basta pour aujourd’hui.

samedi 15 mars 2008

J308 – NICARAGUA

DIRIAMBA – LA PAZ CENTRO
Réveillé : 5h
Départ : 7h
Distance parcourue : 90 km
Distance totale : 16’545 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~ 35°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (nisperos, mangues), Légumes (tomate, poivron, avocat) Hydrates de carbone (biscottes intégrales), Protéines (lait écrémé en poudre), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Les moustiques sont au régime forcé depuis 2 nuits, Claudia m’a apporté la moustiquaire tant rêvée…et maintenant…je peux rêver en toute quiétude. Je la voulais pour une autre raison, plus sérieuse celle-là, les chauves-souris vampires. Les chambres dans lesquelles je passe mes nuits sont en général avec plein d’ouvertures et…ces bestioles attendent que ça.

Le parcours: Diriamba – La Paz Centro.
Quelqu’un a essayé d’ouvrir ma chambre pendant la nuit, peine perdu…car je me barricade toujours.
Ma route vers Managua m’a fait monter, avec beaucoup de difficulté cette colline, où je me suis retrouvé dans un épais brouillard…j’avais oublié à quoi ça ressemblait.
Par chance ma route vire à gauche, juste avant de rentrer dans la capitale, dont voici la sortie direction Léon, la plus grande ville du pays.
Le Lac Managua et le Volcan Mammotambo.
Je suis obligé de rouler pendant les heures les plus torrides de la journée, car c’est à ce moment qu’il y a moins de trafic.
Tant que j’ai des fruits ce n’est pas un problème. J’en mange tellement, qu’un seul litre d’eau me suffit amplement pendant toute l’étape.
Je n’ai pas encore vu, dans les petits villages, des maisons sans grillages aux portes et fenêtres. Les petites boutiques sont complètement barricadées et on vous passe la commande par une petite ouverture.
Au village La Paz Centre il y avait un hôtel (Hotelcito Corazon) et afin de ne pas trop forcer ma cheville je me suis déjà mis « à l’ombre ». J’ai bien fait car j’ai passé une agréable fin d’après-midi en compagnie du patron et cette famille de Guatemala (les voisins de ma chambre).

vendredi 14 mars 2008

J307 – NICARAGUA

RIVAS - DIRIAMBA
Réveillé : 3h50
Départ : 7h30
Distance parcourue : 77 km
Distance totale : 16’455 km
Temps : 5h10
Météo : soleil ~ 32°C
État physique : blessé
Moral : bien
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (nisperos, caimitos, pastèque, ananas, anton), Légumes (tomate, ail) Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pâtes), Protéines (lait demi-écrémé, œufs), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Je ne pensais pas que la pauvreté soit aussi grande, ça me rappelle la Bolivie et le Pérou. D’ailleurs je ne me sens pas du tout en sécurité, il y a trop de regards louches, surtout à l’égard de Lublack. Difficile de se faire plus discret. En tout cas une chose est certaine, je ne mettrai pas les roues dans une grande ville à la tombé de la nuit.

Le parcours: Rivas - Diriamba.
Niveau fruits il y a tout ce qu’on veut, à des prix nettement inférieurs à ceux de Costa Rica.
Comment on peut faire autant d’enfants quand on n’a pas les moyens de les élever ?
C’est une chose qui me dépasse, et je n’arrive pas à comprendre ces gens.
Le cheval est largement utilisé pour les déplacements quotidiens, de même que les charrettes et le vélo.
C’est très sec et il fait chaud, un climat que j’adore…dommage que la cheville ne me permet pas de mettre « le turbo ». Elle ne me fait pas très mal mais, le fait qu’elle refuse de se dégonfler prouve son désir d’être au repos. Il va falloir rester sur du plat, je me voie mal pousser plus sérieusement sur la pédale.
Des pèlerins venus de Granada, une ville pas très loin d’ici. C’est une tradition avant la Semana Santa, ils sont restés sur la route pendant 4 jours.
La salle de bain…c’est par là-bas. Je ne vais pas l’utiliser car certainement la règle n°1 (de ne pas faire pipi dans le bain) est transgressée.
Ce weekend commence la fête de la « Semana Santa », beaucoup de gens vont être en vacances…ça va se compliquer pour les logements, déjà qu’il n’y a pas beaucoup…
Je suis dans la banlieue de Nandaime, une ville sur ma route.
La maison de ces gamins est celle de derrière…si Picirelo a renoncé à ses bananes…ça veut tout dire.
Je les ai données au benjamin, comme ça je suis sûr qu’il en aura une.
Arrivé à Diriamba j’ai pris une chambre dans l’unique hôtel du village, Hôtel Daimal, avant de faire un tour chez le coiffeur.