mercredi 30 avril 2008

J354 – USA

GEORGE WEST - PLEASANTON
Réveillé : 4h30

Départ : 8h30
Distance parcourue : 112 km
Distance totale : 19758 km
Temps : 5h50
Météo : soleil ~ 26°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 24h

Menu du jour: Fruits (pommes, bananes), Légumes (tomate) Hydrates de carbone (maïs, crackers, céréales complètes, cassoulet, pâtes), Protéines (lait entier, jambon dinde, œufs), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (Dr.Pepper-light).

Résumé de l’étape: Se loger au Texas ce n’est pas si simple, la complication n°1 c’est le prix des motels et la n°2, le fait que pas dans chaque village il y a des logements. Cependant quand il y en a plusieurs il faut tenter sa chance, dans quelque’ uns. Si on est convaincant on peut, en général, obtenir un petit rabais de 5 à 10$.
Le parcours: PleasantonNew Braunfels.
Fini pour l’instant la belle vie, où la nature vous offre des fruits…ici les arbres ont que des feuilles…pour les fruits, il faut se rendre au supermarché.
San Antonio c’est ma première ville au Texas, que je vais visiter en vélo.
Le centre est jolie, très propre, comme partout d’ailleurs, ça me rappelle la Suisse.
Et le casque c’est en option ?
Il semblerait que si on a le crâne rasé…pas besoin de casque. En cas de chute, la caboche glisse sur l’asphalte…et croyez moi ça ne fait pas mal du tout.
Pour sortir de San Antonio je me suis retrouvé coincé sur l’autoroute 35. Le trafique est impressionnant, on prie pour qu’il y ait un embouteillage mais…nada.
Maintenant comment on va faire ? Deux autoroutes qui se joignent, où on circule à fond…
Une seule solution…on fonce et on reste, tel un équilibriste, sur la ligne blanche du milieu. Si on fait un centimètre d’écart…on finit en ratatouille.
Finalement j’ai pu sortir de ce cauchemar à l’aide d’une voiture de police.
Par la suite, on est resté un moment ensemble, en rigolant de cette mésaventure.
Le policier m’a expliqué comment continuer ma route, sans devoir prendre l’autoroute.
Arrivé à New Braunfels j’ai du faire face à un nouveau problème…c’est un « village chic » et il n’y a pas de motel.
Mais le patron du splendide B&B Prince Solms Inn (tel.8306259169) a eu la gentillesse de me faire un prix spécial. Extrêmement élevé pour mon budget mais 4 fois moins cher que le prix de base. En plus il m’a offert le repas du soir et le petit-déjeuner.

mardi 29 avril 2008

J353 – USA

GEORGE WEST - PLEASANTON
Réveillé :
5h
Départ : 9h40
Distance parcourue : 91 km
Distance totale : 19646 km
Temps :
4h50
Météo : soleil ~ 22°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (bananes), Légumes (tomate, oignon, nopal) Hydrates de carbone (tortillas, crackers, céréales complètes, barres de céréales, cassoulet), Protéines (lait entier, jambon dinde), Graisses (huile d’olives, noix), Divers (Dr.Pepper-light).

Résumé de l’étape: Malgré cette vague de froid, j’ai bien fait de venir au Texas en premier.
En Californie il y a des incendies en ce moment.

Le parcours: George West - Pleasanton.
Le Texas est le plus grand Etat des Etats-Unis (après Alaska) et le pétrole est sans doute sa richesse.
Le proverbe dit: - goutte après goutte, le lac se forme.
Ici il faudra le voir à l’envers – goutte après goutte, l’or noir s’en va.
C’est peut-être le moment de se rappeler, qu’on utilise seulement 10% de notre cerveau et que la véritable richesse de l’humanité se trouve à la portée de tous…dans « la tête ».Une pause bananes qui aurait pu me valoir très, très cher. Juste à côté de moi il y avait un nid d’abeilles sauvages et je me suis rendu compte trop tard.
Je veux dire qu’elles ont eu assez de temps pour détecter ma présence…pourtant comme d’habitude cette merveilleux insecte refuse de me faire du mal.
Je crois que si elles avaient décidé de m’attaquer mes chances de survie auraient été assez limitées. En connaissance de cause, inutile de vous dire que ce fut un des plus grands effrois de ce périple et que je me suis éclipsé en vitesse.
Par la suite j’ai pédalé à une telle vitesse, que j’ai bouclé beaucoup plus vite l’étape de la journée.
Comme quoi…pas besoin de se faire darder pour aller vite…
Je vois qu’ici on m’attendait déjà…ils avaient 3 chances pour tomber sur ma date de naissance mais ils se sont trompé avec celle de mon père…c’est pardonnable.
En tout cas c’est sur le signe du Taureau que le Cowboy des Carpates est venu au monde.
J’ai logé dans le Motel Downtown Inn.

lundi 28 avril 2008

J352 – USA

ALICE – GEORGE WEST
Réveillé : 3h50
Départ : 8h
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 19555 km
Temps :
4h50
Météo : soleil, froid ~ 13°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (orange, pommes), Légumes (tomate, oignon, nopal) Hydrates de carbone (tortillas, crackers, céréales complètes), Protéines (lait entier, jambon cuit), Graisses (huile d’olives, noix), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Santa la Cleopatra quand je me suis réveillé ce matin il faisait 8°C dehors et un peu plus dans ma baraque en bois.

Le parcours: Alice – George West.
C’est le moment de défroisser mes vêtements pour le froid.
Quand il n’y a pas grand-chose à voir à l’horizon, il suffit de regarder à ses pieds
Presque personne ne vit plus au bord de cette autoroute et si on ne prévoit pas bien ses ravitaillements…
J’ai vu Bambi avec son troupeau de biches mais le temps que je prenne la photo…plus aucune…sauf ce détraqué.
A George West j’ai dormi dans le Motel Royal Inn.

dimanche 27 avril 2008

J351 – USA

REYNOSA - ALICE
Réveillé : 3h20
Départ : 8h30
Distance parcourue : 119 km
Distance totale : 19485 km
Temps : 6h50
Météo : nuageux, pluie ~ 22°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (papaye), Légumes (tomate, oignon, petit-pois) Hydrates de carbone (tortillas, cake), Protéines (lait écrémé en poudre, lait entier, fromage), Graisses (huile d’olives, noix), Divers (pollen, Pepsi-light).

Résumé de l’étape: Ce matin je suis allé m’acheter mes dernières tortillas. Fini avec cette aubaine, un produit qui m’a beaucoup aidé au Mexique…c’est bon et bon marché à la fois.

Le parcours: Reynosa - Alice.
Parti de Buenos Aires il y a 7 mois, me voilà dans la dernière ville de l’Amérique Latine avec :
- la possibilité que je ne puisse pas continuer,
- le laptop qui faille de plus en plus,
- la mécanique du vélo aussi…
Peu importe, le moral est bien en place, et il est presque toujours resté au top – une des clefs de cette réussite.
La ville se prépare pour fêter cette prouesse personnelle, mais Picirelo aime la discrétion, alors il file en catimini.
Au revoir Latinoamérica…beaucoup m’ont pris pour un aliéné, en découvrant que je veux te traverser en vélo. Comme toujours, les barrières les plus difficiles à franchir sont…nos préjugés et surtout la peur de l’inconnu. Difficile de retenir ses larmes…
Sur le pont qui sépare ces deux mondes, complètement différents, Picirelo retrouve le sourire…changement de décor, changement de personnage…faudra s’adapter au plus vite à un nouveau mode de vie. On y va, le Texas nous attend.
Voyons voir si le nopal du Texas a le même gout. Picirelo roule en solitaire (je veux dire comme cycliste) sur l’autoroute 281, l’unique route vers San Antonio. Mon élan à été interrompu par l’arrivé d’une averse. Heureusement l’auto-stop fonctionne (si on insiste un peu plus) dans ces coins aussi, et grâce à ça, je me suis retrouvé plus loin que prévu.
J’ai passé ma première nuit à Alice dans le Motel Sunset.

samedi 26 avril 2008

J350 – MEXIQUE

CIUDAD VICTORIA - REYNOSA
Réveillé : 3h30
Départ : 8h15
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 19366 km
Temps : 6h10
Météo : nuageux, pluie ~ 25°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (goyaves, orange, grapefruit, papayes), Légumes (tomate, oignon, petit-pois) Hydrates de carbone (tortillas, céréales complètes, biscuits complets), Protéines (lait écrémé en poudre, thon), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: J’ai dormi dans le plus pouilleux hôtel de tout mon voyage au Mexique, mais comme il été à côté d’un grand hôtel j’ai pu avoir internet gratuitement. Alors j’ai profité ce matin pour mettre le blog à jour. J’ai reçu un coup de fil d’un ami qui m’informe, en catastrophe, qu’il se peut que je ne puisse pas entre aux Etas Unis, si je n’ai pas le passeport biométrique.

Le parcours: Ciudad Victoria - Reynosa.
L’épée est presque plus grande que cet étalon…des temps modernes.
Initialement mon intention était de continuer mon chemin vers USA en traversant Monterrey et passer la frontière à Nuevo Laredo.
In extremis, j’ai changé mon itinéraire. J’irai à Matamoros, tenter le passage de la frontière, vérifier si ce qu’on m’a dit c’est juste.
Sinon, je crois bien que je serai dans un immense pétrin.
Au lieu d’arriver à Matamoros je me suis retrouvé à Reynosa. Quand la pluie a commencé une camionnette a eu pitié de moi et m’a pris dans sa remorque.
Il me semble que j’ai rarement souffert autant. Coincé par le vélo je me suis pris la pluie en pleine figure pendant plus d’une heure. La camionnette allait à plus de 150km à l’heure. Au début je priais qu’elle ne fasse pas une sortie de route, en suite que la pluie s’arrête.
A cause de la vitesse j’avais tellement froid que j’ai pensé que si je ne tombe pas malade par la suite, c’est vraiment un miracle. Enfin, à Reynosa j’ai pris une chambre à l’Hôtel Nuevo Leon et comme d’habitude la pluie s’est déclenchée à nouveau, peu de temps par la suite.

vendredi 25 avril 2008

J349 – MEXIQUE

CIUDAD MANTE – CIUDAD VICTORIA
Réveillé : 4h40
Départ : 8h15
Distance parcourue : 120 km
Distance totale : 19261 km
Temps : 7h
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h20

Menu du jour: Fruits (oranges, mangues), Légumes (nopal, tomate, oignon) Hydrates de carbone (pain complet, tortillas, céréales complètes), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (pollen, coca-light).

Résumé de l’étape: Lublack s’est fâché méchamment suite aux critiques de l’autre jour et pour me manifester son mécontentement il me fait encore « une des siennes ». Le dérailleur avant commence à mal fonctionner à nouveau. Il faut se salir les mains et le bricoler pour la nième fois. Quel plaisir… !

Le parcours: Ciudad Mante – Ciudad Victoria.
La majorité des mexicains (à la compagne) ont la moustache et j’ai remarqué que ceux-là, ne se séparent jamais de leur chapeaux.
Je me demande comment ils font pour dormir sans le froisser.
Madame porte les courses, évidemment il ne faut pas surcharger le cheval, pendant que Le Macho, l’encourage gentiment pendant la montée. La descendance masculine est là, pour apprendre comment il faut faire…quand il aura la moustache…
Bonjours tout le monde, il y a beaucoup parmi vous qui commencent à m’oublier complètement.
Je vous remets ma frimousse, en attendant de vos nouvelles dans ma boîte à lettres.
A quoi sert cette super-technologie ?
Bon Picirelo, faut manger ce qu’on a et attaquer la montée…
J’ai rarement dégouliné autant comme cette semaine depuis que j’ai quitté Mexico.
Vers la fin de mon étape une camionnette m’a donné un « coup de main ». Vraiment content d’avoir pu faire les derniers 15 kilomètres de montée, dans sa remorque. Arrivé à Victoria je me suis vite installer à l’Hôtel San Juan, juste à temps pour voir le déluge par…la fenêtre. La saison de pluie est arrivée avec quelques jours d’anticipation et ça…ce n’est pas bon du tout.

jeudi 24 avril 2008

J348 – MEXIQUE

CIUDAD VALLESCIUDAD MANTE
Réveillé : 4h10
Départ : 8h20
Distance parcourue : 80 km
Distance totale : 19141 km
Temps : 5h
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 20h50

Menu du jour: Fruits (papayes, oranges), Légumes (nopal, oignon) Hydrates de carbone (tortillas), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage, thon), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Les efforts de ces derniers jours, plus la canicule ont réussi à me mettre les jambes en « compote ». J’ai la chance que la traversé de la Sierra Madre Oriental est maintenant achevée. Cependant Ciudad Valles et Mante se situent dans la zone la plus torride du Mexique. Le thermomètre dépasse régulièrement les 50°C. Pas étonnant, qu’en partant, à 8h du matin il faisait déjà 30°C.

Le parcours: Ciudad VallesCiudad Mante.
Il n’y a pas de village dans cette zone, bien que selon la carte il devrait y en avoir.
Les uniques demeures que j’ai croisées furent de ce style. Si le soleil fait son apparition…je suis cuit. Heureusement que le ciel est complètement couvert depuis 2 jours…la saison de pluie approchant à grand pas.
C’est la deuxième fois que je croise un tas d’oranges. Les agriculteurs les jettent car elles sont trop grande et par conséquent sèches, sans jus.
Pourtant si on cherche bien, en utilisant sa cervelle (selon la physique…si une grande orange est lourde elle contient de l’eau) on trouve sa pitance.

Ça peut paraître répugnant manger ses oranges mais sans ce ravitaillement « improvisé » je l’aurais passé très mal cette étape.
Pourtant l’instinct de survie vous soigne rapidement de tous ces complexes superflus.
Se farcir un iguane peut être une solution…à condition qu’il se laisse prendre.
En fin, le désespoir n’a pas atteint ce niveau critique.
A quelque kilomètres de Ciudad Mante, la fatigue à eu le dernier mot, en m’obligeant à faire de l’auto-stop.
C’est donc en camionnette que je suis arrivé au centre, où j’ai pris au plus vite, une chambre à l’Hôtel Santz.
Une interminable douche froide, un bon massage et beaucoup de tortillas devront suffire pour récupérer la forme.

mercredi 23 avril 2008

J347 – MEXIQUE

TAMAZUNCHIALECIUDAD VALLES
Réveillé : 4h
Départ : 8h30
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 19061 km
Temps :
5h50
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (goyaves, zapotes, ananas, banane), Légumes (nopal, tomates, oignon, carottes) Hydrates de carbone (tortillas), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen, coca-light).

Résumé de l’étape: Selon ma carte, car maintenant j’en ai une, je ne vous dit pas le luxe…la journée débutera par un col, en suite la plaine apaisera mes efforts.

Le parcours: TamazunchaleCiudad Valles.
Tamazunchiale c’est déjà un village un peu plus grand, au bord d’une jolie rivière. Je n’ai pas le temps de me baigner et de toute façon je baignerai dans ma sueur pendant l’ascension.
Faut faire le plein de nopal, il paraît qu’en montagne il est meilleur qu’en plaine.
Basta pour aujourd’hui avec la montagne, elle restera à coté de moi enveloppée dans un nuage qui m’empêche de profiter de sa splendeur.
Alors je dois me contenter avec ce qui pousse au bord de la route.
Pocahontas est partie à la cueillette du nopal également, c’est l’heure du déjeuner.
Au Mexique les gens mangent bien le matin et à midi mais très peu le soir…ça ne les empêche pas d’être à la deuxième place niveau surpoids. Leur voisin détient le n°1.
Ciudad Valles c’est une ville, sans intérêt particulier si ce n’est, que pour les tortillas qui devrons me mettre en forme pour demain.

mardi 22 avril 2008

J346 – MEXIQUE

TLANCINOL - TAMAZUNCHIALE
Réveillé : 5h20
Départ : 9h
Distance parcourue : 115 km
Distance totale : 18956 km
Temps :
6h20
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (goyaves, oranges), Légumes (nopal, tomates, oignon, carotte) Hydrates de carbone (pain complet, tortillas, tamales), Protéines (lait écrémé en poudre, thon, poulet), Graisses (huile d’olives, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Je me rends compte que, sans l’énergie accumulée à México, je n’aurais jamais pu faire face à cette chaîne montagneuse.

Le parcours: Tlancinol - Tamazunchale
La récupération pendant la nuit est primordiale, autrement tout devient une torture et ce serait vraiment dommage…c’est tellement beau.
Aujourd’hui c’est la « Journée de la Terre » et je suis content de la passer au milieu d’une si splendide Nature.
Pour célébrer cette journée je me suis donné un objectif : - faire minimum 100km.
Un peu osé, mais quand on a la forme tout est possible. Comme l’antique coutume des peuples préhispaniques été de faire des offrandes…j’ai offert…une tortilla et les bouts de gras de mes tamales aux fourmis.
Faut voir l’euphorie générale que ça provoque.
C’est un petit don à l’échelle humaine mais une immense aubaine pour ces créatures qui ont réussi à dompter une des utopie de l’humanité – le communisme.

Les deux chambres à air, de trop, ont été promises aux premiers cyclistes, un peu démunies, que j’allais croiser.
C’est tellement hilarant…ils me regardaient comme si j’étais Père Noël.
Bon il faut récolter la salade mexicaine, sans trop se mettre des épines, dans les doigts.
Ce soir on dîne avec du nopal…viva Mexico.

lundi 21 avril 2008

J345 – MEXIQUE

ZACUALTIPAN - TLANCINOL
Réveillé : 3h
Départ : 10h
Distance parcourue : 78 km
Distance totale : 18841 km
Temps :
6h
Météo : soleil ~ 32°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (goyaves, zapotes), Légumes (nopal, tomates, poivron, ail, persil, basilique) Hydrates de carbone (pain complet, haricots), Protéines (lait écrémé en poudre, thon), Graisses (huile d’olives, noix).

Résumé de l’étape: Ce matin quand en fin j’étais prêt, pour me mettre sur orbite, je vois que mon pneu arrière est (pour la troisième fois en 24h) victime d’une crevaison…lente celle-ci.
Quoi faire :- m’arracher les cheveux…impossible il n’y a plus grand-chose sur quoi tirer ; - lâcher exploser ma rage en gueulant, aurait semé la terreur dans tout le village ; - prendre Lublack à coups de pieds…impossible j’ai encore besoin de ses services. Donc…au boulot.

Le parcours: Zacualtipan - Tlancinol.
En sortant du village j’ai fait la connaissance de ce fils d’italiens, Mario, qui s’est proposé à me fixer mon pare-boue avant. J’avais perdu le mien et j’ai du en acheter un…la pluie peut faire son apparition à n’importe quel moment, en montagne.
On a papoté très peu car j’étais terriblement en retard et de mauvaise humeur…avec une étape de montagne devant moi.
Pourtant il a voulu m’offrir 2 chambres à aire…italiennes, qu’il me dit, c'est-à-dire de bonne qualité.
La montagne c’est bien jolie mais comme d’habitude il n’y a rien à se mettre sous la dent, heureusement que le nopal pullule dans la région et qu’il est bon cru. Une chaire aigre-doux, un peu gluante mais comme on dit…le meilleure cuisinier c’est la faim.
Des souvenirs qui piquent terriblement traversent ma mémoire.
Avant de quitter Genève j’avais fait beaucoup de magasins vélos, en leur parlant de mon projet, avec l’espoir que je puisse obtenir un rabais, en achetant un équipement plus technique.
Tu parles !...on ne m’a même pas donné un écrou, tout se paille à 100%.
Non, tu es mauvaise langue Picirelo…il y a un magasin qui t’a proposer un rabais de 5%.
Oui, seulement si j’achetais du matériel, pour une valeur supérieure à 5'000 CHF, et que je mettais plein d’autocollants sur le vélo avec le nom de la boutique.
Terriblement déçu, je suis parti avec mon équipement, qui supporte bien que mal la loi de chaque averse et mon vélo qui pèse 16kg au lieu de 12.
Si j’étais un peu plus rondelet, j’aurais fait en sorte d’équilibrer la balance, en perdant moi-même les 4 kg en plus…malheureusement je ne les ai pas. En revanche, de l’espoir, j’ai…surtout celui d’aller aussi loin que possible, avec mes bricoles.
Trimbaler 4kg en plus, pendant un Tour du Monde, semble ridicule et quand les étapes de montagnes deviennent interminables…ça fait vraiment mal aux gambettes.
Un mal physique noyé dans ma sueur, heureusement que mon mental dérape rarement.
Il faut l’occuper par la lecture, en montant, et par la beauté des paysages, en descendant.
Je veille afin qu’il ne puisse jamais se donner la main avec la souffrance physique, ce qui impliquerait un réel problème, difficilement maîtrisable.
C’est le moment de descendre de son cheval, j’ai dormi à La Posada del Centro.

dimanche 20 avril 2008

J344 – MEXIQUE

MEXICO - ZACUALTIPAN
Réveillé : 4h20
Départ : 8h10
Distance parcourue : 122 km
Distance totale : 18763 km
Temps : 7h10
Météo : soleil ~ 28°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h40

Menu du jour: Fruits (ananas, pastèque), Légumes (tomates, poivron, oignon) Hydrates de carbone (pain complet, haricots, céréales complets), Protéines (lait entier, viande de porc), Graisses (huile d’olives), Divers (coca-cola light).

Résumé de l’étape: C’est parti. Je ne peux pas vraiment dire que je me suis reposé à Mexico mais le fait de ne pas avoir mis mes fesses sur le vélo, m’a permis de guérir là, où un bouton me faisait voir les étoiles.
De plus la bouffe italienne avec laquelle j’ai pu me délecter, ces quelques jours, m’a mis dans une sacrée forme sans parler de la cheville qui ne sera qu’un mauvais souvenir à partir de maintenant.

Le parcours: MéxicoZacualtipan.
Ma décision de partir un dimanche fut la meilleure, la circulation sera un peu plus clémente sur le périphérique et nulle sur le Paseo de la Reforma. Alors j’ai profité pour faire deux dernières photos, d’adieu, de la mégapole.
Ce n’est pas tous les jours qu’un cycliste peut profiter d’une fameuse avenue, que pour soi-même.Fini la rigolade, ici il faut avoir tous les sens en état d’alerte…rouge vive.
Les collines qui entourent la capitale se remplissent avec des habitations faites à la va vite qui subirons la drastique loi de la nature, au prochain tremblement de terre. Si les dirigeants ne savent pas mettre de l’ordre…elle, la nature, sait faire imposer sa loi.
Bien que chargé à bloc, j’allais à une vitesse impressionnante. La première panne m’a permis de faire la connaissance de José, le plus grand sportif de l’Amérique Latine. Cependant la deuxième (photo précédente) lui a donnée l’occasion d’entendre quelques mots doux en roumain et italien.
La partie plate, qui sépare Mexico de La Sierra Madre Oriental, est d’environs 100km. Après Pachuca, commence la montagne.
Pendant que je grignotais, au bord de la route, s’arrête une camionnette qui me propose d’alléger un peu ma souffrance.Mes bienfaiteurs, Nicolas et Gerardo, de Veracruz se sont bien occupé de moi, en m’achetant une salade de fruit dans un petit village et en faisant un détour afin de me laisser dans le village de Zacualtipan. C’est l’unique village où mes chances de trouver un hébergement étaient réelles.
J’ai passé la nuit dans l’Hôtel Maria, si je me souviens bien du nom. Avec l’altitude ma mémoire commence à déraper. On est très haut mais personne ne sait me dire avec exactitude. Un me dit 4000m un autre 3000m…va savoir, c’est peut-être la moyenne qui serait juste.

samedi 19 avril 2008

J343 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 6h10
Météo : soleil ~ 28°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (mangues), Légumes (tomates, poivron, persil, basilique) Hydrates de carbone (pain complet, pâtes), Protéines (ricotta, parmesan), Graisses (huile d’olives), Divers (Sprite light, sauce tomate).

Résumé de la journée: Mon dernier jours à Mexico je vais le consacré à la visite du centre historique.
J’ai de la chance, la météo est avec moi. Pendant mon séjour dans la capitale il a plus à plusieurs reprises mais seulement la nuit…si ça ce n’est pas du bol !

Le Parc Alameda. Un endroit où jadis seulement la bourgeoisie avait accès, de nos jours il est ouvert au public.
Le Palais des Beaux Art.
Sa construction fût interrompu par la révolution de 1910 et reprise plus de deux décennies plus tard. Cet ancien immeuble rectangulaire est parmi les peu qui ont résisté au tremblement de terre de 1985.
En me dirigeant vers Zocalo j’ai découvert cette église qui paraît une ruine depuis l’extérieur.
Cependant une fois à l’intérieur…tout change.
En fin pas beaucoup, pour qui connaît les églises d’Espagne.
En fait le Centre Historique est une copie à grande échelle d’une ville espagnole.
Me voilà dans la majestueuse Cathédrale, la plus grande de l’Amérique Latine.
Construite par les conquistadors avec les pierres du Temple Mayor, le centre cérémonial de Tenochtitlan, la capitale des Aztecs.
Une autre salle contigüe à la Cathédrale, où on peut avoir une autre messe en même temps…ça fait toujours un curé de moins au chômage…et des enfants qui peuvent jouer en toute quiétude…
Devant la Cathédral se trouve Zocalo, une des 3 plus grandes places au monde.
Le Palais National, où on peu admirer certaines fresques les plus emblématique du Diego Rivera.
Il a essayé de représenter toute l’histoire du Mexique, profitant en même temps de caricaturer le capitalisme.
En tant que fervent communiste il s’est laissé un peu emporté par la haine qu’il avait contre certains riches personnages de son époque…selon mon point de vue.
A-propos de point de vue, maintenant que je suis à la fin de ma traverser latino-américaine je dirais que c’est fabuleux de faire des milliers de kilomètres sans changer de langue, simplement habituer son oreille à des accents différents.
L’Europe essaye avec des grands efforts s’unifier car elle a bien compris que l’union fait la force. C’est très difficile ce qu’elle est en train de faire mais les générations futures en tirerons profit.
Une des difficultés majeures est le choix d’une langue commune, ce qui complique passablement les choses.
Tous les peuples de l’Amérique Latine pleurnichent sur les trésors que l’Espagne leurs a « emprunter » en envoyant les conquistadors, au lieu de tirer profit de cet héritage d’une valeur incommensurable, une langue unique.
Ces terres, du fin fond de la Patagonie jusqu’au nord du Mexique sont extrêmement riches sans parler de leurs étendue évidemment, rien à voir avec notre petite vieille Europe.
Si deux pays comme l’Argentine et le Chili pensaient à le faire, ce qui pourrait être que bénéfique pour leurs économie presque similaire, je pense que la vague partirait à toute vitesse vers le nord. Englobant en quelques décennies tous les pays hispanique.
La cours du parlement.
Une œuvre italienne, sauf erreur, faut dire que ça fait un peu beaucoup en une même journée pour un petit cerveau…ou cycliste comme vous préférez...
L’unification de l’Amérique Latine…voilà un beau sujet à discuter Messieurs les parlementaires…
C’est surprenant que USA qui ne vois pas de bon œil la croissance économique de l’Europe ne profite de se donner la main avec son voisin du sud au lieu d’allonger le « mur de la honte ».
D’ailleurs demain je quitterai le nombril du monde, Mexico, d’où ce nom légèrement modifié, en allant assister au cirque des américains en pleine campagne électorale. Eh oui si je ne peux pas me permettre un bel opéra ici…au moins j’aurai du théâtre gratuitement.

vendredi 18 avril 2008

J342 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 5h

Météo : soleil ~ 26°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (mangues), Légumes (tomates, poivron, épinards) Hydrates de carbone (pain complet, pâtes), Protéines (lait demi-écrémé, ricotta), Graisses (huile d’olives), Divers (Sprite light, sauce tomate).

Résumé de la journée: Venir à Mexico et ne pas visiter les Pyramides de Teotihuacan…peut être considéré, à juste titre, comme un sacrilège…

Pour ma part, j’ai eu la chance que José, un collègue de travail, m’ait amené en voiture, qui mérite une photo, car à vrai dire, je n’ai pas le souvenir d’avoir mis mes pieds dans une de cette taille.
On se dirige comme les autres visiteurs vers la Pirámide de la Luna, à travers l’immense Calzada de los Muertos dont la longueur est de 4km.
Une petite pause dans la Plaza de la Luna, avant de s’attaquer aux 115 escaliers.
On les appelle des pyramides, mais en fait elles ne le sont pas. Une vrai pyramides n’a pas des paliers, comme celles-ci, et sauf erreur pas d’escaliers, non plus.
Ce fût que l’échauffement, celle du Sol a 240 escaliers, il me semble. Depuis ici on a une parfaite vue sur la Calzada de los Muertos, qui normalement commence ici, et Pirámide del Sol.
Cette fresque, représentant un puma, a été découverte seulement en 1963 pendant les explorations archéologiques.
On passe aux choses plus sérieuses, croyez moi il faut avoir des bonnes jambes pour le faire rapidement.
José me raconte que beaucoup de gens viennent ici le jour de l’équinoxe du printemps pour voir le levé du Soleil. Ce rituel ancestral est supposé comme une recharge en énergie. Moi je dirais que ça décharge pas mal pour arriver au sommet.
Il y a un petit musée, que je ne sais pas si c’est mieux de le visiter au début ou à la fin de sa visite.
Nous on l’a fait à la fin.
Ça papote et ça rigole…pour l’éternité…
La tete de la Serpiente Emplumada, Quetzalcoatl.
Le monument en la mémoire du Quauhtemoc et les guerriers qui combattirent héroïquement en défendant leur patrie. On est de retour dans la Calzada de los Muertos des temps moderne, Paseo de la Reforma. Ironiquement je dirais que le Temple du Soleil a été remplacé par la Torre Major…on veut s’approcher du Soleil…toute en sachant qu’il peut vous brûler les ailes à n’importe quel moment.
Le monument du Colomb.
Ce personnage symbolise, à mon avis, le changement radical de l’Amérique Latine.
Et s’il serait arrivé vraiment en Inde, quel langue on aurait parlée en ce moment par ici ?
C’est drôle comme un mauvais navigateur peut être à l’origine d’un grand chamboulement dans un continent si immense.
Bon Picirelo arrête de philosopher, on va se coucher, demain ce n’est pas une journée de tout repos qui nous attend.

jeudi 17 avril 2008

J341 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 6h30

Météo : nuageux AM, soleil PM ~ 18°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (mangues), Légumes (tomates, poivron, épinards) Hydrates de carbone (pain complet, pâtes), Protéines (lait demi-écrémé, ricotta), Graisses (huile d’olives), Divers (Sprite light, sauce tomate).

Résumé de la journée: C’est le moment d’aller voir une partie de cette ville, qui compte parmi les plus grandes au monde, plus de 18 millions d’habitants…Santa la Cleopatra !
Le Paseo de la Reforma traverse le centre ville de l’Est à l’Ouest.
Le centre peut être reparti en 3 secteurs : Polanco, Zona Rosa et le Centre Historique.
Considéré comme la ville la plus dangereuse au monde, la police est partout dans ces 3 zones.
Tout semble sous control, en tout cas dans le centre, pendant la journée, il n’y a aucun danger. Pas plus qu’ailleurs.
En ce qui concerne la vie nocturne, ce n’est pas Picirelo qui pourra vous donner ses impressions.
Comme toute petite créature, il a besoin de ses heures de dodo.
Au centre, cette grande avenue, Paseo de la Reforma, à trois grand carrefours.
Le premier c’est Diana.Le deuxième c’est l’Ange de l’Independence.
J’ai quitté pour un moment la grande avenue pour voir ce qui se passe dans les rues parallèles, ici dans Hamburgo (Zona Rosa).
Le troisième c’est le Palmier.
A partir d’ici commence le Centre Historique que je visiterai samedi.
Mon intention de faire tout à pied est vite tombée à l’eau car il faut vraiment marcher beaucoup. Alors j’ai pris le bus, le bateau me semblait un peu lent.
De toute façon comme le bus ne peut pas aller très vite, à cause des embouteillages, on peu voir une partie en étant assis.
C’est impossible de voir le centre de Mexico en une journée.
A mon avis il faut compter minimum 3 jours, si on veut juste se faire une idée du centre, plus exactement les trois zones mentionnées.
Autrement il faut prévoir une semaine.
C’est le poumon industriel du pays, tout le bisness est centralisé dans la capitale, par conséquent les gens quittent la paisible vie de campagne en venant à Mexico à la recherche d’une autre qui ressemblerait à celle des « telenovelas ».
Quelques uns réussissent, mais à quel prix ?
Une fois rentré dans l’engrenage du matérialisme, on signe un contrat à vie avec le stresse…qu’ils essayent de noyer tous les soirs dans un verre de tequila ou Corona.
Considéré comme une zone séismique à haut risque, je suis surpris du fait qu’on ose construire des immeubles aussi élevés. Espérons que tout restera debout au prochain, car malheureusement il y aura, selon les scientifiques, un prochain.

mercredi 16 avril 2008

J340 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 6h30
Météo : nuageux AM, soleil PM ~ 18°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (raisins), Légumes (tomates, poivron, épinards) Hydrates de carbone (pain complet, pâtes), Protéines (lait demi-écrémé, poisson, ricotta), Graisses (huile d’olives), Divers (Sprite light, pollen, sauce tomate).

Résumé de la journée: Aujourd’hui je vais visiter le fameux Musée d’Anthropologie.

Ana, une autre collègue de travail, m’accompagne en me servant de guide.
Je n’ai pas pu voir les sites Mayas mais j’ai la chance de découvrir une partie de ce que les aztèques nous ont laissé.
Où plutôt les espagnol, ça me semble plus juste…
On dit que venir à Mexico et ne pas visiter ce Musée est comme aller à Paris et ne pas voir le Louvre.
Heureusement qu’il est plus petit. Moi pour visiter, qu’une partie du Louvre, il m’a fallu une semaine.
Mais bon…grâce aux conquistadors tout devient plus simple maintenant…
L’anneau du légendaire jeu du ballon…ça me rappelle le dessin animé de Disney.
Chaque chose a une signification, supposée ou réelle.
Malheureusement je n’ai pas de connaissance de cette antique civilisation.
En revanche je me suis fait une idée de celle d’aujourd’hui.
Mon voyage étant à travers des petits villages, où les traditions sont encore maintenues, j’ai eu l’opportunité de découvrir plein de choses caractéristiques de chaque région.
Porter autant de poids sur la tête (ils le font encore à la campagne avec une aisance déconcertante) c’est peut-être la raison pour laquelle ce peuple n’est pas du tout longiligne.
C’est bizarre mais il n’y a aucun bijou en or dans tout le Musée…ils devaient être terriblement allergique à ce métal, les aztèques.
En Bolivie on peut voir encore de nos jours ce genre de marché ouvert, sauf que les gens sont un peu plus habillés. C’est normal à 3500m d’altitude on risque des coups de soleil assez forts.
S’il ne fallut pas détruire ces temples pour construire les cathédrales…le centre de Mexico aurait peut-être ressemblé à ça.
300 ans d’occupation espagnole (1521-1821) me semblent peu pour faire disparaître une civilisation aussi différente.
Certainement une partie de la population a voulu participer, volontairement, à ce changement radical.

mardi 15 avril 2008

J339 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 4h10
Météo : nuageux AM, soleil PM ~ 18°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 24h

Menu du jour: Fruits (bananes), Légumes (tomates, poivron, oignon, cactus) Hydrates de carbone (tortillas, céréales complètes, riz complet, flageolet, pain complet), Protéines (lait demi-écrémé, viande de poulet), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (coca-cola light, pollen).

Résumé de la journée: Ce matin je vais aller rendre visite à mes collègues de Mexico.

Sacré Gringo, c’est ici que tu te caches ? Dit donc, pourquoi tant de haine ?
Si tu savais comment ça me fatigue ce surnom…que je t’attribue au passage…moi c’est Picirelo point. Heureux de t’avoir croisé…c’était le moment de m’en débarrasser.
Il faut être très prudent à Mexico avec les automobilistes.
Un faut pas et c’est terminé, on dirait que ces conducteurs ne vont jamais à pied nulle part.
Picirelo est arrivé à la Tore Paseo dans la rue Ejercito Nacional…évidemment ça ne vous dit pas grand-chose, mais pour moi ça veux dire énormément.
Ouffff longue fut la route depuis Caracas!

On y va…les valets à droite les cyclistes à gauche…

Avec cette circulation affolante, c’est normal que la pollution soit très élevée, autant dire que faire du sport à l’extérieur, doit être plu néfaste pour la santé, que si on ne faisait rien.
Gonzalo, un collègue de travail m’a amené à l’Hôpital de Mexico, afin d’avoir un nouveau contrôle de ma cheville.
J’ai eu la chance de tomber sur un « vrai médecin » qui a compris ce qui s’est réellement passé avec ma cheville, suite à mon accident. Je dois prendre du Neurontin (300mg 2 fois par jour pendant 1mois) afin d’aider le nerf à se reconstruire. La bonne nouvelle c’est qu’à partir de maintenant, je peux faire des efforts normalement. Même courir si j’ai envie.
Le soir j’ai été invité à voir l’exposition de photos, d’un artiste canadien.
Ça a eu un immense succès à Mexico, plus de 6 millions de visiteurs…et le publique afflue encore en ce moment.
Les photos sont très belles rien à dire. Seulement pour bien les apprécier, à mon avis, il faut faire semblant de ne pas connaître le monde des animaux.
Malheureusement, on a beau à leur lire « des poèmes », ces derniers jouent les protagonistes, suite a la torture que l’homme leur a infligée, au début de leur relation.
Raison pour laquelle je déteste le cirque et j’espère que dans un futur proche, on interdira les spectacles avec des animaux sauvages…soit disons dressés.

lundi 14 avril 2008

J338 – MEXIQUE

MEXICO
Réveillé : 3h10
Météo : nuageux AM, soleil PM ~ 18°C
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 22h10

Menu du jour: Fruits (bananes), Légumes (tomates, poivron, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, céréales complètes, biscuits), Protéines (lait demi-écrémé, thon, jambon de dinde), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (pollen).

Résumé de la journée: On dirait que la fatigue de ces derniers jours fait surface tout d’un coup.

Mon hôtel se trouve dans le cartier Polanco, proche du parc Lincoln, que j’ai parcouru rapidement à la recherche d’un petit supermarché.
La faim vous fait bouger, malgré la fatigue et le froid.
Mexico se situe à 2200m, de ce fait la température a chuté méchamment, fini avec les 40°C…
Pas très loin se situe l’Auditorium National.
Et juste après, le Parc Chapultepec, avec son Palais de 18ème siècle.
Ces 2 immeubles ne sont pas avec des bureaux, comme on pourrait le croire, mais avec des habitations. Evidemment les appartements ont des prix qui donnent le vertige.
Les étudiantes portent cet uniforme…qui leur donne des formes…et si un jour elles finiront par se débarrasser de l’uniforme…elles garderont toujours cette forme…
La résidence de l’empereur Maximilian est devenu de nos jour le Musée National de l’Histoire, que je n’ai pas la force de visiter.
Qu’est que tu me regardes comme ça rat travesti? Ça ne t’arrive pas d’avoir la flemme ?
Allez Picirelo, on fait demi-tour.
La Torre Mayor, ça mérite une deuxième photo sur mon blog, étant donné que c’est l’édifice le plus haut d’Amérique Latine, 55 étages, sauf erreur.

dimanche 13 avril 2008

J337 – MEXIQUE

BARRA VIEJA – MEXICO
Réveillé : 4h
Départ : 7h20
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 18641 km
Temps : 4h
Météo : soleil ~ 28°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour: Fruits (mangues, bananes), Légumes (tomates, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, pain blanc), Protéines (lait entier en poudre, jambon, fromage, thon), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen, sauce tomate).

Résumé de l’étape: J’ai quitté Genève il y a exactement 11 mois, c’était un dimanche également, ensoleillé mais pas aussi chaud.

Le parcours: Barra ViejaAcapulco (en vélo) – Mexico (en bus).
Le hasard a voulu que je me retrouve à Acapulco à cette date, quelque part symbolique. J’ai coutume de dire que, rien n’arrive par hasard dans la vie et les innombrables aventures de mon périple me le confirment.
Alors pourquoi diable je me suis fait mal à la cheville ? Je n’arrêtais pas de me poser la question ces derniers jours, ceci mettant à rude épreuve mon physique et surtout le moral.
Peut-être la réponse est Acapulco. Il y a ici un fameux roché, depuis lequel les courageux de la région plonge. Je me rappelle avoir vu un documentaire, à ce sujet, quand j’étais petit et je m’était dit qu’un jour j’irai là-bas sauter.
Maintenant que j’y suis, peut-être je l’aurais fait et peut-être je me serais fait mal pour de bon où pire, laissé ma peau comme tant d’autre novices le font depuis des années…
L’avantage d’avoir plusieurs nationalités, c’est qu’on trouve toujours un drapeau qui vous représente.
Maintenant que la folie du saut ne titille plus ma courge je peux visiter Acapulco…relaxe.
Souvent, les gens que j’ai croisés sur ma route me disaient de ne pas aller à Acapulco.
Comme c’est un endroit pour les riches, je ne vais pas aimer.
Certes, c’est un coin pour les gens riche mais je vois que de la pauvreté…depuis des mois.
Alors un peu de luxe dans ce monde de misère, c’est comme une douche froide après tant de chaleur…ça réveille.
J’avais l’intention de m’offrir un jour par ici mais franchement je ferais mieux de me payer, avec cet argent, le bus pour Mexico.
Un cadeau non négligeable pour ma cheville qui sera toute constante de sauter les étapes de montagne, que la route vers la capitale implique.
Du coup je ne suis même pas allé voir le caillou de la mort. En sortant de la ville j’ai trouvé l’auto-gare d’où j’avais un bus immédiatement.
J’ai eu juste le temps de mettre Lublack en configuration voyage et c’est parti pour une pause de 4 heures.
À Mexico j’ai eu juste le temps de parcourir, de jour, les 20km qui me séparaient de mon hôtel, Polanco. Cet immeuble c’est le plus grand de la ville, comme c’est une région séismique, c’est un vrai chef-d’œuvre (du point de vue technique) de l’architecture moderne.

samedi 12 avril 2008

J336 – MEXIQUE

CRUZ GRANDE
Réveillé : 3h
Météo : soleil ~ 28°C
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (bananes, papaye), Légumes (tomates, poivron, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, pâtes, blés soufflé), Protéines (lait entier en poudre, œufs), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (pollen).

Résumé de la journée: Pas de vélo aujourd’hui. Heureusement quOmar m’a prêté un livre en espagnol, hier j’ai fini le mien et comme je ne vais pas bouger beaucoup aujourd’hui il me rendra un immense service.

Quel plaisir d’avoir remplacé le va-et-vient des camions par l’agréable bruit des vagues. En plus mon bungalow est sympa et le village n’est pas très loin, pour me faire quelques courses.
Voici la plage. Ça aurait été parfait pour un footing. Qui sait quand est ce que je pourrais recommencer cette merveilleuse discipline qui me manque tant ? Il faut être patient Picirelo, cependant personne ne nous empêche d’aller accompagner ces pélicans et jouer dans ces magnifiques vagues.
Tout un océan rien que pour moi. Personne n’ose s’aventurer dans ces vagues, et il ne faut surtout pas le faire si on ne se sent pas capable.
Cependant Picirelo est dans son élément, l’unique chose qui lui fait réellement peur est le requin qui, lui aussi est dans son élément. La différence étant que celui-ci mange dans cet élément tandis que le premier se fait simplement un petit plaisir.
J’ai passé la journée à lire et manger avec même un petit roupillon de 45min vers 14h. En essayant de bouger le strict minimum, pour un maximum de repos, autant pour ma cheville que pour mes jambes.
Demain commence mon 12 mois de voyage.

vendredi 11 avril 2008

J335 – MEXIQUE

CRUZ GRANDE – BARRA VIEJA
Réveillé :
3h40
Départ : 8h10
Distance parcourue : 82 km
Distance totale : 18571 km
Temps :
5h
Météo : soleil ~ 28°C
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 20h30

Menu du jour: Fruits (mangues, papaye), Légumes (tomates, poivron, oignon, salade) Hydrates de carbone (tortillas, riz), Protéines (lait entier en poudre, poisson, fromage), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Grande fut ma surprise hier soir, en zappant, de tomber sur l’Ironman d’Australie, dont les meilleurs moments étaient transmis sur Fox-Sports. Les souvenirs de cet été 2003 quand j’en avais fait deux, celui de France et Suisse, me donnent encore, une certaine mélancolie. Peu sont ceux qui ont essayé cette folie, qui sollicite votre physique et mental à outrance.

Le parcours: Cruz Grande – Barra Vieja.
A San Marcos il faut faire le ravitaillement, d’une manière un peu plus sérieuse, je ne veux pas compter sur ce que la route m’offrira.
L’espace viande est toujours convoité par ces chiens errants. J’ai vu des endroits, où il y avait des chiens galeux qui se baladaient en toute impunité entre la viande exposée.
Bon appétit ! Désolé.
Je ne suis pas délicat, surtout à ce niveau de mon voyage mais avec la viande il ne faut pas la prendre « à la légère ». Il s’agit des maladies sérieuses qu’on peut attraper…rien à voir avec la « cacarela » provoquée par un fruit mal lavé.
En traversant le pont de cette rivière j’ai craqué…et je suis allé nager malgré la fatigue.
La route est maintenant prise en sandwiche entre l’Océan Pacifique et le Lac Papagayo. L’endroit est splendide. Ce qui lui manque, c’est un lieu pour passer la nuit. Heureusement sur les conseille d’une paysanne j’ai trouvé un bungalow Villa Mar Paraiso (tél.4446018).
Le patron Omar, m’a offert un copieux repas à base de poisson et riz et par la suite je n’ai même pas eu la force d’aller me balader pour découvrir la plage.

jeudi 10 avril 2008

J334 – MEXIQUE

JUCHITAN – CRUZ GRANDE
Réveillé : 4h40
Départ : 7h45
Distance parcourue : 71 km
Distance totale : 18489 km
Temps : 4h10
Météo : soleil ~ 30°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (papaye, mangues), Légumes (tomates, carotte) Hydrates de carbone (tortillas, biscottes intégrales, pâtes, avoine intégrale), Protéines (lait entier en poudre, ricotta), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Picirelo est arrivé dans le département Guerrero. La population, comme dans les deux autres départements, se dédient à l’élevage des bovins. On le fait de la même manière qu’en Argentine, c'est-à-dire que les animaux vivent en semi-liberté. Hier soir j’ai connu à José, un mexicain qui m’a proposé de passer la nuit chez lui.

Le parcours: JuchitanCruz Grande.
En parlant avec lui, il m’a expliqué que la majorité des gens rêvent d’aller travailler aux USA, chose qu’il va faire lui aussi, dans peu de temps. Pour ça il faut payer environs 200$ pour passer la frontière illégalement et avoir quelqu’un, qui vous offre un travail de l’autre côté.
Il devra abandonner sa famille, 5 enfants, pendant environs 2 ans, le temps qu’il estime pour économiser assez d’argent. Comme il fallait dormir dans un hamac, j’ai préféré aller à l’unique hôtel du village.
Voici le jocote, un fruit qui n’est pas si terrible car la pulpe (quant il est mure) reste collée au noyau et en général on mange que la peau. Quand l’arbre donne ses fruits il perd complètement son feuillage, il n’y a pas assez d’eau pour les deux.
Cependant il m’a rendu service à plusieurs reprises, étant souvent l’unique fruit qu’on trouve dans ses zones si arides…et quand on a faim…tout devient si bonnnnn.
Les restos de ce type sont très nombreux au bord de la route, autant dire que ce n’est pas au Mexique qu’on connaîtra la famine.
En sortant de Cruz Grande j’ai trouvé un hôtel, qui n’a même pas de nom, au bord de la route. Il y aura du bruit jusqu’à la tombé de la nuit mais comme j’ai la télé et qu’il faut faire la lessive (une bonne compagnie pour cette activité si « agréable ») j’ai décidé de m’arrêter.

mercredi 9 avril 2008

J333 – MEXIQUE

PINOTECA NATIONAL - JUCHITAN
Réveillé : 5h
Départ : 8h
Distance parcourue : 102 km
Distance totale : 18418 km
Temps : 5h40
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (papaye, mangue, bananes), Légumes (tomates, poivron, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, biscuits intégraux), Protéines (lait entier en poudre, jambon dinde), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: Hier, en arrivant en ville, j’avais trouvé un hôtel au centre, la chambre avait la télé mais il fallait monter le vélo au 3ème étage. Je ne sais toujours pas, pourquoi j’ai décidé, in extremis, de chercher un autre. Cependant il n’était pas onéreux. L’immeuble à côté (un magasin de meubles) a pris feux vers 19h.

Le parcours: Pinotepa National - Juchitan
Ça ne veut pas dire que j’aurais brulé mais il aurait fallu quitter l’endroit et tout « le tralala ». Ici les pompiers arrivent en même temps que la pluie…
Je me demande quand « la bonne étoile » décidera de guérir ma cheville. C’est le talon qui me fait mal maintenant, depuis 3 jours.
La légende du talon d’Achilles a été déjà écrite pas besoin de la plagier avec Picirelo.
La collecte du miel. Le temps que je prenne la photo, une dizaines d’abeilles se sont déjà posées sur moi. Aucune ne m’a piqué. Depuis toujours je n’ai jamais eu peur des guêpes ou abeilles et je n’ai pas le souvenir d’avoir subi une de leur piqure. Si seulement je produisais le même effet sur les moustiques !
Une course, organisée par les éleveurs de ces lieux. Impressionnant, les participant sont torse nu et ils montent sans selle. Evidemment on m’appelle de tout les côtés à y participer, avec mon Lublack. Je leurs ai répondu que je n’ai pas pris la bonne drogue ce matin mais ce sera avec plaisir au retour.
Ça a provoqué une exultation générale et ils m’ont répondu qu’ils peuvent m’en donner celle qu’ils utilisent pour leurs chevaux et qu’avec ça, en quelques heures, je serai déjà à Acapulco (…qui se trouve à 200km).
A Juchitan j’ai dormi à l’Hôtel La Selva, l’unique du village…quelle chance, plus loin je ne pense pas que j’aurais pu aller…comme quoi il ne fallait pas refuser la drogue…

mardi 8 avril 2008

J332 – MEXIQUE

SAN JOSE PROGRESO – PINOTECA NATIONAL
Réveillé :
4h40
Départ : 8h
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 18316 km
Temps : 5h
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 21h50

Menu du jour: Fruits (mangue, bananes, pastèque), Légumes (tomates, carotte, petit-pois, ail) Hydrates de carbone (tortillas, biscuits intégraux, avoine intégrale), Protéines (lait entier en poudre, ricotta), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: J’ai entendu à la radio que la vague de chaleur, qui traverse presque tout le Mexique en ce moment, est la plus grande de ces 50 dernières années. Le thermomètre dépasse les 40°C sur une grande partie du pays…et une grande partie, dans un immense pays…ça veut dire beaucoup…

Le parcours: San Jose ProgresoPinotepa National
Cette oiseau je l’ai vu beaucoup dans son milieu naturel mais toujours de très loin, il est assez farouche. Il a raison, peut-être les plus courageux ont fini toujours dans une cage…ou pire encore…sur un barbecue.
L’itinéraire d’aujourd’hui ressemble à un cimetière des vaches, il est parsemé de leurs cadavres. Certainement une épidémie à fait des ravages dans cette zone, je ne pense pas que ce soit la chaleur la cause.
Picirelo a même failli se faire croquer par des chiens sauvages.
Ils étaient en train de dévorer un de ces cadavres et quand je suis passé à côté, ils se sont lancés à ma poursuite.
Viande fraîche, sans cholestérol, c’est toujours mieux qu’une en putréfaction, avec cholestérol.
Après une longue et pénible montée je suis arrivé dans le village Jamiltepec où j’ai fait le marché pour me ravitailler en fruits et… …tortillas, évidemment elles font partie de chaque repas.
J’ai de la chance d’aimer « cette rondelle magique » autrement on la passe mal au Mexique.
A Pinotepa j’ai réussi à trouver un hôtel pas trop cher, l’Hôtel Sol et me mettre à l’ombre.

lundi 7 avril 2008

J331 – MEXIQUE

BARRA DE LA CRUZ – SAN JOSE PROGRESO
Réveillé : 5h30
Départ : 7h10
Distance parcourue : 112 km
Distance totale : 18246 km
Temps :
6h20
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 21h50

Menu du jour: Fruits (mangue, papaye), Légumes (tomates, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, biscuits intégraux), Protéines (lait entier en poudre, thon), Graisses (huile d’olives, cacahuètes), Divers (sauce tomate piquante, pollen).

Résumé de l’étape: C’est très difficile de prendre la décision de s’en aller, quand on découvre des endroits aussi fascinants, mais c’est comme ça, il faut bouger, avancer…inlassablement.

Le parcours: Barra de la CruzSan Jose (112km en vélo, le reste en voiture).
En revanche Ron Stattner, un canadien de Montréal restera ici pendant quelques semaines, en attendant que le froid de son pays, lui donnera « l’autorisation » de retourner. Il combine travail et surf dans ce magnifique endroit.
Hier soir il nous a quitté un peu plus tôt, alors ce matin, au moment de mon départ, j’ai jugé qu’il était réveillé. Apparemment pas du tout…en voyant ça tête.
Mais je voulais absolument une photo avec lui, je ne croise pas tous les jours une personne qui a la même diète que moi et en plus avec une grand’mère roumaine.
J’ai crus qu’il allait m’en coller une.
Alors pour le récompenser de son grand effort, je lui ai offert une de mes meilleures mangues.
Après une longue et difficile étape, soulagée légèrement par un bout fait dans la camionnette d’un mexicain, je suis parvenu dans le village de San José.
Un bon massage sous la douche, suivi d’un repas à base de tortillas et…au lit jusqu’à ce que la lecture finira par mettre le voile sur mes jeux. Fatigué Picirelo.

dimanche 6 avril 2008

J330 – MEXIQUE

MEXIQUE
Réveillé : 2h40
Départ : 6h20
Distance parcourue : 60 km
Distance totale : 18134 km
Temps :
4h
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 23h55

Menu du jour: Fruits (jocotes, mangue, papayes), Légumes (tomates, salade) Hydrates de carbone (tortillas), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives, cacahuètes, graines de courge), Divers (coca-cola light).

Résumé de l’étape: Picirelo s’est fait avoir avec le changement d’heure, en se réveillant un peu plus tôt. De toute façon 5 minutes plus tard 2 fêtards ont décidé de mettre la musique à fond dans un resto voisin. Ça arrive souvent mais comme la musique mexicaine me plait, ça ne me gène point.

Le parcours: Santiago Astata – Barra de la Cruz (Mirador sur la carte).
Sur la route un panneau indiquait une plage à 4km, en quittant la route principale.
En suivant mon intuition j’ai décidé d’aller voir comment elle se présente.
J’ai bien fait car l’endroit est paradisiaque, ces cabanes se situent à la lisière d’un tranquille petit village.
J’en ai pris une et je suis parti, séance tenante, voir comment se présente la plage.
Selon ce qu’on m’a dit par la suite, c’est un endroit assez connu par les surfeurs, les vagues étant de bonne qualité, pour cette activité qui ne m’a jamais trop attirée.
Pour nager ça gène un peu mais c’est amusant.
Il y a une lagune avec de l’eau semi salée, mais vraiment trop chaude pour nager.
Pendant que les surfeurs se reposaient, je suis rentré faire de même dans ma baraque.
Ici j’ai fait la connaissance de mes 2 voisins. Kess Brienen, un hollandais parti à la découverte de l’Amérique Latine, en voiture. Comme c’est un grand voyageur on a beaucoup parlé sur ces endroits que nous avons connus d’une manière différente, jusqu’à tard dans la nuit.

samedi 5 avril 2008

J329 – MEXIQUE

SALINA CRUZ – SANTIAGO ASTATA
Réveillé : 3h40
Départ : 6h50
Distance parcourue : 85 km
Distance totale : 18074 km
Temps : 5h30
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 20h

Menu du jour: Fruits (jocotes, nisperos, mangue, papayes), Légumes (tomates, salade, oignon, poivron) Hydrates de carbone (tortillas, flageolets), Protéines (lait entier en poudre, œufs), Graisses (huile d’olives, cacahuètes, graines de courge), Divers (sauce tomate, coca-cola light).

Résumé de l’étape: Heureusement qu’on est samedi (bien que par ici apparemment on travaille) et que le trafique n’est pas comme hier.

Le parcours: Salina CruzSantiago Astata.
Je n’étais pas loin du Pacifique mais pas assez près n’en plus, pour que je puisse tester la température de l’eau hier.
Et ce ne sera pas pour aujourd’hui, la route s’en éloigne de la côté.
Je commence à aimer les tortillas et maintenant je n’ai plus de problème à faire des combinaisons alimentaires avec elles. Heureusement d’ailleurs, car par ici elles accompagnent presque tout type de repas.
Je n’ai croisé aucun village sur l’itinéraire d’aujourd’hui, sauf une station d’essence où j’ai pu acheter de l’eau.

Tout est tellement sec que j’ai du mal à croire qu’un jour ces arbres récupéreront leurs feuillage.
Les rivières n’existent plus, l’unique signe, qu’il y a eu de l’eau dans leur lit, c’est que les arbres du bord sont encore verts.
Dans le village Santiago Astata il a fallu tourner un peu, à la recherche d’un logement.
Il y a un hôtel mais comme il est l’unique, la patronne voulut faire le plein de la semaine avec un seul client. Je suis peut-être le Gringo plein de « blé »…mais pas du tout le papa de ce bourricot.
Alors quand on est trop gourmande señora on a…nadahasta luego.
En cherchant un peu j’ai pu avoir une chambre chez le patron d’une boutique. Très sympathique José il m’a donné de l’eau, œufs et bien entendu des tortillas.

vendredi 4 avril 2008

J328 – MEXIQUE

JUCHITAN – SALINA CRUZ
Réveillé : 3h
Départ : 6h10
Distance parcourue : 55 km
Distance totale : 17’989 km
Temps : 3h20
Météo : soleil ~ 38°C
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 20h

Menu du jour: Fruits (jocotes, nisperos), Légumes (tomates, salade, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, flageolets), Protéines (lait entier en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Depuis que je suis arrivé au Guatemala j’ai un mal fou à retenir les noms des villes par où je dois passer et même celles par où je suis passé. Je ne sais pas ce qui m’arrive, peut-être mon petit cerveau est arrivé à la saturation. Ce problème continue au Mexique et je suis obligé d’écrire sur un papier le nom des villes que je dois traverser pendant l’étape.

Le parcours: Juchitán de ZaragozaSalina Cruz.
Picirelo parcourt en ce moment son deuxième département, Oaxaca, après avoir fait le sud du Chiapas.
En sortant de Tehuantepec je me suis retrouvé à nouveau sur une route extrêmement transitée. En fait ce fut ainsi, pendant tout le parcours d’aujourd’hui.
En plus il y avait un vent tellement fort que j’ai décidé de jeter l’ancre. Je me suis installé à l’Hôtel Guasti et avant d’aller mettre le blog à jour, j’ai fait un tour à la banque « faire le plein » et payer le visa du Mexique. Apparemment ça se passe comme ça, on vous donne la facture au passage de la frontière et il faut la régler dans une banque avant de sortir.
Si on veut manger un repas traditionnel, il faut aller au cœur du marché…côté poisson…du coup je n’ai plus vraiment envie…va savoir pourquoi…
Pour les légumes et fruits ça va mieux…mais j’aimerais un peu de viande…quand même.
Il y a du poulet…cependant je vais m’en passer, allons chercher des tortillas et du fromage Picirelo.
Retour à l’hôtel et repos. Demain il faudra braver le vent fort du Pacifique et des collines, selon ce qu’on m’a dit.

jeudi 3 avril 2008

J327 – MEXIQUE

TAPANATEPEC - JUCHITAN
Réveillé : 3h30
Départ : 7h10
Distance parcourue : 110 km
Distance totale : 17’934 km
Temps :
6h20
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 20h

Menu du jour: Fruits (pastèque, mangues, nisperos), Légumes (tomates, oignon) Hydrates de carbone (tortillas, flocons d’avoine intégrale), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage, poulet), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: J’ai eu la télé dans la chambre. Moi qui détestais tant cette « boite à déchets »…je suis content maintenant de l’avoir en compagnie de temps en temps, disons une fois par semaine. Alors j’ai passé une bonne partie de la soirée à regarder Discovery et National Geografic, deux chaines que j’aime bien.

Le parcours: San Pedro Tapanatepec – Juchitán de Zaragoza.
Ma cheville ne me fait plus mal et elle gonfle très peu en fin de journée. Je pense qu’on est vers la fin d’un pénible épisode.
A cheval il faut penser prendre le ravitaillement pour la bestiole aussi…et si elle a le même appétit que Picirelo il est mal barré gonzalito.
- Qu’est que tu bricole là Picirelo ?
- Je lui apprends la loi de la gravitation à cette mangue.
(Une sourit vient de faire son apparition dans ma chambre, pendant que j’écrivais ces lignes…)

Là j’ai craqué et je suis allé me baigner aussi…un moment de bonheur absolu par cette chaleur.
Avec ses jours torrides, j’ai l’impression que mon corps s’est transformé en une machine à convertir les liquides, que je lui administre, en transpiration.
Tout devient de plus en plus sec…ma gorge aussi.
Quand je suis arrivé à La Ventosa, qui porte bien son nom car il y a un sacré vent par ici, où je pensais passer la nuit, on me dit que je dois continuer.
Il n’y a aucun type de logement dans ce coin.
J’ai du rassembler mes dernières forces et suivre ma route jusqu’à la prochaine ville, Juchitan où j’ai dormi à la Possada sans nom.

mercredi 2 avril 2008

J326 – MEXIQUE

TONALA - TAPANATEPEC
Réveillé : 3h
Départ : 7h10
Distance parcourue : 75 km
Distance totale : 17’824 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : blessé
Moral : bien
Couché : 20h

Menu du jour: Fruits (mangues, zapotes, nisperos, jocotes), Légumes (tomate) Hydrates de carbone (tortillas, flocons d’avoine intégrale), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage, thon), Graisses (huile d’olives), Divers (pollen).

Résumé de l’étape: On fait vite un passage au marché, hier soir j’ai vu qu’il y avait plein de bonnes choses, pour ne pas se retrouver sans rien à se mettre sous la dent pendant la journée. Je n’aimerai pas me voir obliger à courir après des iguanes dans les bosquets…pas bon pour ma cheville.

Le parcours: Tonalá – San Pedro Tapanatepec.
Le problème sera l’eau mais comme j’ai une pastèque avec moi je ne risque rien.
C’est une zone très aride avec seulement quelques maisons par ci par là…le mot voisin n’est pas existant par ici.
Des iguanes, il y en a beaucoup mais il m’est pratiquement impossible de les prendre en photo avec mon appareil qui met 10minutes pour s’allumer.
Par ici ça roupille…le soleil tape tellement que même les vautours n’arrivent plus à voler.
Toutes les créatures cherchent désespérément l’ombre…sans mentionner l’eau.
Picirelo inclus.
Tu veux venir avec moi mon toutou ?
Reste plutôt là…manger des tortillas…avec moi tu auras une vie de chien.
A San Pedro Tapanatepec j’ai pris une chambre à l’Hôtel Casa Blanca, l’unique du village.
La réceptionniste me fait des « yeux doux »…elle baisserait sans problème certaines choses sauf le prix…auquel elle s’accroche fermement, même si l’hôtel est vide. L’unique chose que j’ai pu avoir pour le prix de la chambre (qui fut 3 fois plus chère que les autres) a été un verre de lait.

mardi 1 avril 2008

J325 – MEXIQUE

PIJIJIAPAN - TONALA
Réveillé : 3h40
Départ : 7h10
Distance parcourue : 83 km
Distance totale : 17’749 km
Temps : 4h40
Météo : soleil ~ 40°C
État physique : blessé
Moral : au top
Couché : 20h

Menu du jour: Fruits (mangues, bananes, jocotes), Légumes (carotte, tomates, poivron) Hydrates de carbone (tortillas, biscottes intégrales), Protéines (lait écrémé en poudre, fromage), Graisses (huile d’olives).

Résumé de l’étape: Pour combattre un peu la chaleur, il faut partir très tôt le matin.

Le parcours: Pijijiapan - Tonalá.
Une petite maison au bord de la rivière…dans un cadre bucolique.
Le soleil commence à chauffer et mes compagnons de voyage se dégourdissent les ailes, en profitant des courants d’air chauds, ascendants.
La Sierra Madre du Sud est là…pas assez haute pour me faire de l’ombre. Pourtant ça me donne une idée de ce qui m’attend quand il faudra commencer l’ascension vers la capitale.
Mon bricolage au niveau du dérailleur n’as pas tenu et voilà que tout « déraille » à nouveau.
Il faut se dépêcher d’arrivé au plus tôt à Tonalá et…se salir les mains…quel plaisir, surtout quand on n’a pas les bons outils.
Rouler sur une autoroute au Mexique c’est génial. Il y a une grande séparation entre les deux directions, à tel point que je ne vois même pas les voitures qui roulent dans le sens opposée. L’état de la route est impeccable, la voie de secours propre et le trafic presque inexistant.
Les conditions idéales pour lire sans problèmes.
Pendant ma pause arrive ce paysan qui m’a tenu compagnie et qui m’a offert une pastèque.
A l’entrée de Tonalá j’ai pu réparer mon dérailleur dans un atelier de mécanique auto.
Reste à chercher un hôtel. On me dit, qu’au bout de cette ruelle, il y en a un.
Une fois installé à l’Hôtel Ana je suis allé faire un tour au centre, voici sa place centrale.
De retour à l’hôtel j’ai discuté un long moment avec Carlos, une personne de Mexico, qui m’a expliqué un peu la vie par ici, la grande diversité qu’il y a du sud au nord, les coutumes, les routes que je peux prendre à travers le pays etc.