mercredi 31 octobre 2007

J172 – BRESIL

UBIRATA – CAMPO MOURAO
Réveillé :
5h15
Départ : 8h45
Distance parcourue : 100 km
Distance totale : 10'011 km
Temps :
6h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour: Fruits (papayes, mandarines), Légumes (poivron, tomates, oignons, persil), Hydrates de carbone (pain intégral, biscuits intégraux), Protéines (jambon, œufs, lait entier), Graisses (huile d’olives, noix).

Résumé de l’étape: Le massage aux jambes et le stretching d’hier soir, le tout finalisé par un bon sommeil, ont remis Picirelo « au top ». Je l’ai bien senti, dès le premier coup de pédale, ça me fait plaisir.

Le parcours : UbirataCampo Mourão.
Pas un seul nuage à l’horizon et il fait chaud…mémé très chaud aujourd’hui.
Je vois que le vent est tombé amoureux de moi, pas question de me lâcher une seule seconde…
Je décide de laisser tomber pendant un moment la lecture et d’écouter de la musique. Là, je tombe sur Holding back the years, de Simply Red. De suite mon esprit retourne à mes 16 ans quand j’écoutais cette magnifique chanson sans rien comprendre.
J’étais follement amoureux d’une fille…qui n’a jamais voulu de moi…que je n’ai jamais osé, lui faire la cour d’ailleurs. De toute façon ça n’aurait rien changé…

Pendant des années, fut impossible d’approcher une autre fille car c’était elle ou rien…20 ans se sont écoulés, depuis que je l’ai vu pour la dernière fois. C’est fou, je me souviens encore de sa datte de naissance, 16 juin 1969. Qu’est elle devenue cette Gabriela Draghici ?
C’est bizarre comme les souffrances d’antan peuvent se transformer en des agréables souvenirs avec les années…
Capo, laisse tombé tes niaiseries et met du combustible…dans la machine à pédaler.
Comme aucun fruit comestible n’échappe pas, à mon œil, j’ai laissé Picirelo se délecter avec celui-ci.
J’approche les 10'000, prévues pour demain normalement. Mais Picirelo est tellement en forme qu’on va tenter de le faire aujourd’hui même.
On devait camper là, mais Picirelo « um ciclisto em otimo estado » veut ses 10’000km.
Alors, il n’y a plus qu’à pédaler maintenant, car il reste 30km sans rien…que des champs.
Au Brésil à chaque péage vous avez de l’eau froide, du thé, du café et une jeune fille pour vous donner des informations. Pendant ma pause, arrive ce type et commence à me demander plein de choses sur mon voyage. Quand il arrive à savoir qu’on a le même âge, il me demande mon poids. Lui, il pèse le double…alors c’est moi qui commence à lui parler de la santé et du fait qu’il joue avec le feu. Finalement après une longue polémique, on se quitte et il me promet qu’il viendra en Suisse me rendre visite dans 2 ans avec 60kg en moins…
Sur la route je me suis rendu compte que j’ai oublié de lui demander son nom…peu après, une voiture s’arrête, c’était lui. Il m’offre une cravate en me disant qu’on sera ami pour toujours. Il me sert la main en se présentant. Moise…
Dans le champ de ce paysan j’ai pris ma dernière pause afin de reprendre mes esprits…une nouvelle vague d’émotion m’attend.
Voilà j’ai fait 10'000km pour sauver la vie de Moise…et il pourra participer au mariage de son fils, de 11 ans à présent…Courage mon ami, rien n’est impossible dans la vie, avec de la volonté on peut tout faire.
Selon les conseils d’un triathlète Picirelo est arrivé à l’Hôtels Haïti où il a dormi…comme un bébé.

mardi 30 octobre 2007

J171 – BRESIL

CORBELIA - UBIRATA
Réveillé :
4h
Départ : 8h50
Distance parcourue : 56 km
Distance totale : 9911 km
Temps :
4h
Météo : nuageux
État physique : fatigué
Moral : bien
Couché : 21h

Menu du jour: Fruits (papayes, mandarines, oranges), Légumes (ail, oignons, petit-pois), Hydrates de carbone (pain intégral, mais soufflé, riz, pâtes), Protéines (œufs, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olives), Divers (jus de tomates, jus de coco).

Résumé de l’étape: Hier soir j’ai eu de la fièvre. Je ne sais toujours pas si j’ai eu une insolation ou une horrible indigestion. Peut-être une combinaison des deux. Je n’ai pas pu souper et j’ai dormis à peine. Ce n’est pas étonnant que ce matin Picirelo soit…un peu raplapla.

Le parcours : Corbélia - Ubirata.
Ça faisait vraiment longtemps que je n’ai plus gouté la canne à sucre.
A-propos, elle n’était pas terrible.
Le manque d’appétit de Picirelo m’inquiète légèrement.
Quand je l’ai vu, de loin, je me suis dit en rigolant : - voilà Jésus Christ en vélo. Ce fut la rencontre de Mattheus, un brésilien parti voir les chutes d’Iguazú. Il parlait avec une sérénité déconcertante, me prodiguant quelques conseils sur le parcours qui me reste à faire. Je fais de même pour les chutes, mais ça n’a pas l’aire de l’intéresser. Je lui fais la photo et le temps que je dispose mon appareil, il s’en va sans rien dire…je me mets à rigoler tout seul…
Dans la cantine d’une station d’essence Picirelo a droit à un repas chaud…peut-être ça ira mieux par la suite.
Le vent de face s’intensifie et il finit par m’apporter la pluie. Par chance elle n’as pas été consistante.
Décidément quelque chose ne tourne pas rond aujourd’hui…depuis un moment je me creuse la tête pour savoir si on est mardi ou mercredi…
J’ai du mal à dire si dans ces conditions Picirelo avance ou il recule. Alors prochaine ville on arrête la torture.
Des mandarines sauvages, difficiles à cueillir, mais tellement parfumées, bien qu’elles aient plus de pépins que de pulpe.
J’avais pourtant demandé une chambre individuelle ! Certainement on n’arrive pas encore à comprendre mon portugais…improvisé.
C’est un cafard qui est tombé dans le pot d’anabolisants…vue ça taille.
Comment savait il que je n’allais pas le tuer ?
Quelqu’un m’a sauvé la vie aujourd’hui donc je ferai de même, avec cette pauvre créature tant exécrée par les humains. Je ne raconterai pas l’immense chance que j’aie eue à midi, pour rester encore en vie. C’est plutôt par respect vis-à-vis des gens qui m’aiment, et que je fais déjà tant souffrir, avec ce défi personnel.
Finalement un Hôtel (tel.35431432) qui n’a même pas de nom…à quoi bon, en fait?

lundi 29 octobre 2007

J170 – BRESIL

SANTA TEREZA - CORBELIA
Réveillé : 5h20
Départ : 11h
Distance parcourue : 52 km
Distance totale : 9855 km
Temps : 3h
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (bananes, melon), Légumes (poivron), Hydrates de carbone (pain intégral, cornflakes), Protéines (fromage, lait demi-écrémé).

Résumé de l’étape: Claudia m’appelle pour me dire qu’elle ne peut plus me rejoindre à Sao Paulo. Elle s’est cassée le pied dimanche et hier soir on lui a mis le plâtre. On avait prévu de fêter nos 10 ans de mariage là-bas…et voila que tout tombe à l’eau. De plus elle est au bord du désespoir et j’essaye bien que mal de la tranquilliser un peu.

Le parcours : Santa Tereza - Corbélia.
Cascavel, ce qui me semblait une petite ville sur la carte, s’avère être une ville assez grande car il m’a fallu un bon moment pour la traverser.
Dans une station d’essence un camionneur me donne, suite à mes demandes, les informations nécessaires pour la meilleure route à prendre vers Sao Paulo.
Depuis ici j’avais deux possibilités, la Rua RB277 avec beaucoup trop de collines, et la Rua RB369 qui est un peu moins difficile selon lui.
Il m’invite manger au restaurant mais comme je n’ai pas avancé du tout aujourd’hui je dois refuser. De plus j’ai la tête qui est à la recherche de nouvelles solutions suite aux mauvaises nouvelles.
Au bord de la route il y a plein de bananiers mais je n’ai pas encore eu la chance d’en trouver des mures.
Pour l’instant je me délecte avec celles du supermarché.
La ville de Cascavel vue depuis une colline.
Je présume que les habitants de ces favelas sont les saisonniers qui travaillent les champs.
J’ai essayé de parles avec ces jeunes…mais rien à faire…je dois leur faire peur.
Moi ce qui me fait peur est l’arriver d’un orage. Il fait terriblement chaud et le vent est de plus en plus puissant.
Par conséquent, à Concordia j’ai eu la bonne idée de m’arrêter à l’Hôtel Peroza (tel.45-3242-1610) car une heure plus tard la pluie est arrivée.

dimanche 28 octobre 2007

J169 – BRESIL

MEDIANEIRA - SANTA TEREZA
Réveillé :
6h10
Départ : 10h
Distance parcourue : 67 km
Distance totale : 9803 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~36°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Fruits (papaye, mandarines, mangue, melon), Légumes (concombres, mangues vertes, tomates, poivron, ail), Hydrates de carbone (riz intégral, pain intégral, cornflakes, biscuits intégraux), Protéines (œufs, lait demi-écrémé, thon), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Réveillé à plusieurs reprises par des moustiques affamés, j’ai réussi à me rendormir vers 3h, après avoir massacré 6 morceaux. Mon appareil contre leur race, ça doit simplement, les faire rigoler.

Le parcours : MedianeiraSanta Tereza.
En fin, avec du retard, je reprends la Rua 277 sous un splendide soleil.
A partir de maintenant je peux rouler avec plus de tranquillité. Désormais le territoire des lions est derrière moi. Mais ce n’ait pas pour autant qu’il faut baisser sa garde.
Au bord de la route, qui n’ai plus qu’à deux vois maintenant, on peut croiser des jolies logis comme celui-ci.
Ou des favelas. Malgré la canicule, j’avoue que j’ai eu des frisons en voyant cette pauvreté.
Il y avait plein de gosses qui jouaient, mais dès qu’ils m’ont aperçu, ils se sont éclipsés en un clin d’œil.
Il y a quelques habitants, des lieux, un peu plus courageux…bien que la maman poule soit sur la défensive.
J’avais prévu de passer la nuit à Cascavel, pour pouvoir utiliser internet, mais comme il est déjà tard ça ne sert plus à rien de forcer.
Je n’aurais pas l’énergie nécessaire pour mettre le blog à jour.

Pendant que je remplissais mon journal, voila qui fait son apparition sur le mur. Un gecko…quelle aubaine, cette nuit je dormirai en toute quiétude, avec le pyjama quAdam m’a prêté.
Il faut savoir qu’aucun insecticide ne peut rivaliser avec cette splendide créature.
Si seulement je pouvais le prendre avec moi.
Je suis à la sortie du village Santa Tereza dans l’Hôtel da Amizade (tel.45-3231-1229) au bord de la route.

samedi 27 octobre 2007

J168 – BRESIL

PUERTO IGUAZÚ - MEDIANEIRA
Réveillé : 4h10
Départ : 9h10
Distance parcourue : 77 km
Distance totale : 9736 km
Temps :
4h50
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Fruits (papayes), Légumes (concombres, mangues vertes), Hydrates de carbone (riz intégral), Protéines (œufs, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (empandas au poulet).

Résumé de l’étape: Avant de quitter l’Argentine il faut que je fasse vite un tour en ville, pour quelques courses, étant donné que je ne sais pas ce qui m’attend de l’autre côté.

Le parcours : Puerto Iguazú - Medianeira.
En sortant de ma chambre, voilà qui est venu me dire au revoir, et moi qui leur courrais derrière dans le parc…
BRESIL
Le Pont International, je l’ai traversé à 10h avec la même précaution…d’une gazelle qui traverse en pleine journée le territoire des lions. Il fait très chaud donc (la chasse commence au crépuscule…) certainement ça roupille dans la cage au fauves. Ce qui augmente légèrement mes chances. Inutile de vous dire que tous mes sens sont en état d’alerte…générale…
On m’avait prédit qu’au premier rond point je resterai à pied…je suis encore sur le vélo. La ville commence à se profiler à l’horizon, mais je ne vais pas la traverser. Juste avant d’y rentrer, il y à la bifurcation vers Cascavel. La Rua BR 277.
Comme il y avait la police, j’ose faire une photo.
Quel accident bizarre…il n’y a pas eu de mort. Qu’on me dit.

J’ai roulé aussi vite que j’ai pu, pendant 40km, désormais la zone critique est derrière moi.
En revanche il faut mettre du carburant…et ce fut de la première qualité.
J’arrive au péage. J’espère qu’ils me laisseront passer. C’est pour la première fois de ma vie, que je roule avec un immense plaisir sur une autoroute…et plus il a des voitures mieux c’est.
Les mangues et les bananiers font de plus en plus partie du paysage. Un pêcheur à l’Ile Maurice, m’avait appris que la mangue verte, peut se manger en salade.
Alors ce sera le substituent de mes légumes, pour le repas du soir.
Le relief c’est le même, des collines. Seulement qu’ici il me semble qu’on les prend moins en ligne droite, comme en Argentine. Donc ça sillonne légèrement.
Il y a beaucoup de maisons isolées de ce style.
Laori, la patronne de l’Hôtel Capri (tel.3264-1426) à Medianeira, fut ma prof, pour mon tout premier cours de portugais. J’apprends en sa compagnie à compter, les jours de la semaine et quelques phrases typiques.
En suite je me suis retiré dans ma chambre, où j’ai essayé d’imposer ma loi aux effrontés moustiques.

vendredi 26 octobre 2007

J167 – BRESIL

FOZ IGUACU
Réveillé :
4h20
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (mandarines), Hydrates de carbone (riz intégral, pain intégral), Protéines (ricotta, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (empanadas au poulet, jus de tomates).

Résumé de la journée: Encore charmé par le spectacle d’hier je me dépêche prendre le bus, pour voir la partie brésilienne du parc (gauche sur ce plan).

Les circuits dans le Parc National d’Iguazú.
C’est sur cette petite plage, de l’Ile San Martin, que mon slip est en train de sécher…
Je me rends compte maintenant, que je l’ai oublié après la baignade d’hier.
A l’arrêt du bus je fais la connaissance d’un ibérique de Madrid, Emiliano. Venu de Sao Paulo pour visiter les chutes.
En suite il continuera son voyage à travers le Brésil, en allant vers le nord.

On se met à parler et finalement on reste ensemble jusqu’à la fin de la visite.
Il est tellement sympathique que même les papillons le colle, ou peut-être ici, ils ont le sens de ce qui est de valeur. Sur mon appareil photo même les fourmilles ne veulent pas se pauser.
La Garganta del Diablo, vue depuis la rive brésilienne.
On arrive gentiment à la fin du parcours, nettement plus court que celui d’hier. On peut dire que Picirelo a eu réellement un jour de repos aujourd’hui. C’est pas du tout le cas pour ma cervelle, des milliers de choses s’entremêlent.
Demain je franchirai la frontière, avec le vélo, pénétrant dans un territoire, où tout le monde me dit, que je vais y laisser ma peau…ou au mieux on va me laisser à poil.
En fin, que puis-je faire ? Si ce n’est que suivre mon chemin de la même manière que la rivière Iguazú suive le sien…
Mais…chaque jour avec sa peine…
…et aujourd’hui je suis aux portes du Paradis...profit-on donc…
Cliker sur cette photo pour voir l’album Picasa avec les autres photos.
De plus c’est l’anniversaire d’un de mes meilleurs amis, Salvatore.
Que je lui offre cette splendide photo.
Vu que tu aime tant les brésiliennes, voici tout un groupe qui te dit en même temps que moi :
- Bon Anniversaire Osso di Cane.
C’est drôle que je sois pour la première fois de ma vie, dans ce pays, que tu dois avoir au cœur…tout particulièrement…le jour de ton anniversaire.
Je ne sais pas quel temps Genève t’a réservé pour aujourd’hui…mais comme tu peux te rendre compte, ici tu aurais été gâté.

jeudi 25 octobre 2007

J166 – ARGENTINE

PUERTO IGUAZÚ
Réveillé :
4h20
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (mandarines), Légumes (tomates, petit-pois), Hydrates de carbone (riz intégral, biscottes intégrales, pain intégral), Protéines (œufs, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (empanadas au poulet).

Résumé de la journée: Allons voir Picirelo si nos efforts d’avoir pédalé jusqu’ici, seront récompensés.
Souvent je me suis posé la question, pendant les moments désagréables: - Est-ce que je n’aurais pas du prendre le chemin le plus court (par la côte Atlantique) pour aller à Sao Paulo ?
Aujourd’hui j’ai eu la réponse. NON, et vous allez me donner raison.

Les circuits dans le Parc National d’Iguazú.
Bonjour Genève…ici le jet est un peu faible…car tout se passe dans le sens opposé.
La rencontre du premier coati. Heureusement pour lui que je n’ai plus faim.
Le spectacle commence.
On démarre par le circuit supérieur.
Un varan, pendant la sieste…
Niveau temps, difficile d’avoir mieux.
J’ai vu beaucoup de prouesses techniques dans ma vie…
…mais rien n’a pu me laissé avec la bouche ouverte.
En revanche, ce que la nature a créé au fil du temps…c’est ce qu’il y a de plus beau sur notre planète.
Ces splendides créatures ont été conçues pour vivre en liberté…et surtout pas, dans des cages…aussi dorés soient elles…
Picirelo débarque sur l’Ile San Martin. C’est l’heure de la baignade.
En suite on continue par la boucle qu’on peut y faire.
Il fait très chaud, j’aurais besoin d’un parasol…merci mon pote…Surtout pas me faire un c… sur le crâne car avec ta diète, basée sur des cadavres, ça ne doit pas être…très bon pour les trois cheveux qui me reste encore.
Ici on prend une douche bienfaisante avec la brume qui se crée.
Le bruit est assez puissant mais pas du tout désagréable.
C’est le moment de quitter l’ile.
Un splendide arc en ciel.
Un oiseau dont j’ignore le nom, mais à coup sur, Marisa de Salto (Uruguay) - que je salut au passage, va me le dénicher.
Eeehhh, mon gars ! C’est dans le sens opposé qu’il se trouve ton diné.
Picirelo c’est de la vieille chaire désormais.
C’est quoi ça ? Une veste ! Plusieurs paires de chaussures ?......
Pour finir la visite, on va voir la chute la plus grande…La Gorge du Diable (Garganta del Diablo).
C’est dans ce trou que ça commence.
Il y a beaucoup de vapeurs d’eau…pour la joie de mon appareil photo…
…qui est tombé dans le sable, et commence à mal s’ouvrir.
Cliker sur cette photo pour voir l'album Picasa - Circuit Inférieur.
Une dernière dans l’aval…et on s’en va. Demain on ira au Brésil voir le tout depuis l’autre rive.
Cliker sur cette photo pour voir l'album Picasa - Circuit Supérieur.
Pour un grand amoureux de la nature que je suis, je peux affirmer que :- j’ai été servi.
Cliker sur cette photo pour voir l'album Picasa - Gorge du Diable
Là j’ai faim…et c’est mieux que tu garde la distance…Topolino.
Je rigole, j’irai manger mon riz sans…viande comme un chinois…civilisé.
Cliker sur cette photo pour voir l'album Picasa - Animaux.

mercredi 24 octobre 2007

J165 – ARGENTINE

ELDORADO – PUERTO IGUAZÚ
Réveillé :
4h10
Départ : 9h10
Distance parcourue : 112 km
Distance totale : 9659 km
Temps : 7h
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Fruits (pêches), Légumes (concombres, ail, petit-pois), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, mais), Protéines (ricotta, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (jus de tomates).

Résumé de l’étape: Il faut continuer le travail commencé hier soir, c'est-à-dire mettre le blog à jour. Ce n’est pas souvent qu’on peut avoir internet…gratuitement. Acharné à ma besogne, je demande un verre de lait à la réceptionniste. La faim commençait à me chicaner, et je voulais finir ma tâche. Il avait un goût normal, rien de particulier…pourtant peu de temps après l’avoir bu, des crampes atroces m’ont plié en deux. Impossible de me mettre debout. J’ai fini difficilement mon travail avant de me réfugier dans ma chambre. La douleur persiste mais il faut partir…je décide d’essayer voir si je peux pédaler. Ça à l’air de fonctionner.

Le parcours : Eldorado – Puerto Iguazú.
Si on veut éviter le trafic, c’est des chemins comme celui-ci qu’on peut prendre.
Impraticables après la pluie, et trop traumatisants pour la mécanique du vélo, surtout quand on est chargé.
Unique solution…la Ruta 12 (avec ses collines) qui ne me gênent plus, ni par son relief ni par son trafic.
La solution « lecture » fonctionne à merveille, à tel point que j’ai attaqué mon 2ème livre.
Pour le trafic vous alterner entre le côté droit et gauche, en vous adaptant au trafic…et c’est impeccable.
Ici, ça ne dérange personne si vous rouler à gauche.
Picirelo est arrivé à Wanda, où il y a une mine de pierres semi-précieuses.
On visite le magasin pendant la pause. Tout est fait avec cette pierre, même ce splendide globe terrestre

Au menu cette année : la distance qui me sépare, en ce moment, de Toronto.
De ce côté de la boutique, les prix montent en flèche.
Ça n’a rien à voir avec les biscuits que j’achète quotidiennement, n’en plus.
Le lac Uruguai, il y a un camping après les arbres, mais il faut avoir sa tente.
Dommage j’aurais pu être tout seul dans ce splendide endroit…
La vue depuis le barrage. Il reste 35 km jusqu’à Iguazú, à travers cette jungle inhabitée.
Il est déjà top tard pour éviter la tombée de la nuit…à fond Picirelo met le turbo
J’ai vu pour la dernière fois mon compteur, en suite ce fut la semi-obscurité, suivie de 12 km dans la nuit totale. Par chance la pleine lune m’a permis de garder en vue la ligne blanche délimitant le bord de route.
Un moment magique, l’air est rempli des parfums singulières, les créatures nocturnes se réveillent, vous offrant un concert unique…
La suite, serait trop longue pour pouvoir la raconter ici.
En fin j’ai trouvé la Pension New San Diego (tel.00543757422528) à Iguazú sans trop de difficulté. Vue les possibilités de se loger, que la ville offre.

mardi 23 octobre 2007

J164 – ARGENTINE

EL ALCAZAR - ELDORADO
Réveillé :
5h45
Départ : 12h
Distance parcourue : 45 km
Distance totale : 9547 km
Temps :
3h30
Météo : pluie A.M, soleil P.M
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (papayes, pommes), Légumes (petit-pois, ail, poivrons), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, corn-flakes, pain intégral, mais soufflés), Protéines (lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive), Divers (jus de tomates).

Résumé de l’étape: Coincé dans ma cabane, par une pluie torrentielle, je profite pour finaliser certains travaux informatiques. Vu qu’on peut cuisiner je me prépare un flan à la vanille. Un supplément, à un copieux petit-déjeuner, que j’espère accéléra la récupération de Picirelo.

Le parcours : El Alcazar - Eldorado.
Je ne sais pas comment il s’appelle ce fruit, mais hier j’ai vu des gamins en manger.
Alors il fallait que je goutte…il y de la place pour mieux…
Et par où est ce qu’on peut passer ?
Pour aller chercher son cadeau.
Le relief est le même (ou peut-être pire) collines casses jambes…impossible de trouver une cadence.
Ça n’avance pas du tout, la fatigue est encore présente. Heureusement j’ai de quoi lire…et de quoi délecter mes eaux. En deux jours j’ai presque fini un livre…
Parti tard et fatigué déjà, à Eldorado on s’arrête à l’Hôtel Castelar (tél.03751-421348).
Super il y a internet à la réception, donc on mettra le blog à jour.

lundi 22 octobre 2007

J163 – ARGENTINE

JARDIN AMERICA – EL ALCAZAR
Réveillé :
4h
Départ : 8h50
Distance parcourue : 72 km
Distance totale : 9502 km
Temps :
5h
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (papaye), Légumes (carottes, ail, poivrons), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, corn-flakes, pain intégral, mais soufflés), Protéines (thon, lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Dans cette zone la forêt est de plus en plus dense. La Ruta 12 traverse cette espèce de jungle, à travers les collines. J’ai finalement comprit pourquoi Picirelo était fatigué hier soir. Il n’arrive pas à s’adapter à ces changements de rythme, trop casses jambes. On va changer de technique aujourd’hui.

Le parcours : Jardin AmericaEl Alcazar.
Mon gant, bien qu’il ait pris de l’âge, a toujours du charme pour un papillon…aveugle.
Deux jolies papayes et ça repart. L’ananas demande trop de travail, pour le nettoyer, ce sera pour la prochaine fois.
De retour de Posadas, Walter, un jeune ingénieur, qui pratique le vélo, m’arrête sur la route. On se met à discuter pendant un bon moment. En partant il m’invite. lui rendre visite à Wanda. qui se trouve sur ma route…à 2 jours de vélo…si tout va bien.
Quel bonheur, un bout de route avec de la place pour les cyclistes, je peux lire en toute quiétude. Ce fut la technique d’aujourd’hui. Admirer les paysages en descente et lecture pendant la montée.
Niveau paysages, c’est ça…une forêt impénétrable. On est à environ 140km des Chutes d’Iguazu.
Dans le village d’Alcazar, il n’y a pas où se loger, mais juste à la sortie il y a ce splendide camping, qui loue des cabanes également.
La patronne Alejandra attend un garçon…qui doit arriver d’un moment à l’autre. On rigole un bon coup sur ce thème avant d’aller reposer mes jambes.
C’est le camping Recreo Paranay Guazú (tel.03751-496023).

dimanche 21 octobre 2007

J162 – ARGENTINE

SAN IGNACIO – JARDIN AMERICA
Réveillé :
4h50
Départ : 10h50
Distance parcourue : 50 km
Distance totale : 9430 km
Temps : 3h20
Météo : pluie AM, nuageux PM
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (carottes, oignon, tomates), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, corn-flakes, pain intégral, mais), Protéines (lait demi-écrémé, fromage light), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Après la canicule d’hier c’était presque prévisible une tempête. Il a commencé à pleuvoir violemment vers 5h. Heureusement que vers 10h ça s’est arrêtée.

C’est la Fête des Mères ici, et ça aurait été dommage que la météo leur gâche la journée.
C’est drôle mais c’est l’anniversaire de ma maman également.
Le parcours : San Ignacio – Jardin America.
Les ruines de la mission de San Ignacio.
Je suis mon ascension vers Iguazu par la Ruta 12.
Les villages sont séparés par des distances plus courtes dans cette zone.
Une plantation de Mate. Cette plante (c’est comme du thé) est consommée, en infusion, pendant toute la journée, par les argentins.
Et ça, c’est ce que Picirelo consommerait volontiers pendant la journée. C’est la papaye, un de mes fruits exotique préféré. Dommage qu’ils ne soient pas encore mures, ceux-là.
Jardin America, finalement, après tans de collines…Picirelo est fatigué, il a besoin d’un repos plus important.
On a passé la nuit à l’Hôtel Miguelito (tel.03743-460210).

samedi 20 octobre 2007

J161 – ARGENTINE

POSADAS – SAN IGNACIO
Réveillé :
4h10
Départ : 10h30
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 9380 km
Temps :
4h10
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges, papaye), Légumes (carottes, ail, tomates), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, corn-flakes, galettes de riz intégral, mais), Protéines (lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: En fait je suis arrivé à la maison de Juan à pied, à cause d’une crevaison à l’arrière juste à quelques mètres de chez lui. Par conséquent, je commence ma journée par le remplacement de la chambre à air.
Plus tard dans la matinée je discute avec Juan, les possibilités que j’ai pour traverser son continent depuis Sao Paolo jusqu’à la côte de l’Océan Pacifique sans courir des risque inutiles.

Le parcours : Posadas – San Ignacio.
Je quitte la capitale de Misiones par la même avenue que je suis rentré.
Ça n’a pas du être facile à le pécher, mais il me semble que pour le vendre ce n’est pas évident n’en plus. Pour le grand bonheur des mouches…pas les vampires, elles s’occupent de moi…
Il fait très chaud, une magnifique journée, il a de la chance Juan, c’est son anniversaire.
Bon Anniversaire mon nouvel ami.
Gabriela lui offrira un autre garçon cette année…quoi de plus beau comme cadeau…

Et là, je n’y crois pas à mes yeux. Un lac au milieu de la nature, rien que pour moi. On y va Picirelo, c’est l’heure du premier bain en Amérique.
Quel bonheur…après avoir nagé toute la journée dans ma sueur…
On est en pleine campagne électorale, je ne vous explique pas le cirque qu’ils font dans tous les villages. La radio, on ne peut plus l’allumer. Mais là pour une fois ça m’a fait rigoler.
A San Ignacio j’ai dormi au cœur du village dans l’Hospedaje El Descanso.

vendredi 19 octobre 2007

J160 – ARGENTINE

APOSTOLES - POSADAS
Réveillé :
4h15
Départ : 8h50
Distance parcourue : 73 km
Distance totale : 9310 km
Temps : 4h50
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges, papaye), Légumes (carottes), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, corn-flakes, galettes de riz intégral, pâtes), Protéines (lait demi-écrémé, viande), Graisses (huile d’olive, cacahuètes), Divers (empanadas, tortilla).

Résumé de l’étape: J’ai décidé hier soir d’aller rendre visite aujourd’hui, à la famille Milano, qui habite à Posadas. La Routa 105 que j’emprunte est très transitée, mais il n’y a pas d’autres solutions alternatives.

Le parcours : Apostoles - Posadas.
Les villes et les villages sont conçus de la même manière, des carres entrecoupés par des rues, toujours à angle droit. On circule en appliquant la priorité de droite, qui se traduit ici par la priorité de celui qui a la voiture la plus imposante, en taille…
C’est comme ça qu’on fabrique les briques d’une manière artisanale…
Picirelo quitte la route principale, en cherchant un coin tranquille pour le déjeuner. Tranquille, soit disant, les petites mouches vampires sont toujours à l’affut.
Contant d’être parvenu à Posadas sans me faire écraser par les bus et autocars. Les camionneurs sont des petits anges à côté de ces brutes qui m’ont frôlé à maintes reprises...
Juan, Juanito et Gabriela. Nous sommes allés faire un tour en ville, afin qu’ils me la présentent. Derrière nous le pont sur Rio Parana, qui relie l’Argentine au Paraguay.
Juan est médecin traumatologue et pratique le tir comme sport, depuis pas mal d’années.
C’est le champion national dans sa catégorie.
Il me raconte l’histoire de cette ville et les problèmes qu’ils ont avec la délinquance du Paraguay, qui bat à son comble.
D’ailleurs il me déconseille fortement de m’aventurer, en vélo, dans ce pays, car si ce n’est pas les voleurs qui vont me faire la peau, se sera la police.
Qui malheureusement est corrompue dans la majorité...

jeudi 18 octobre 2007

J159 – ARGENTINE

SANTO TOME - APOSTOLES
Réveillé :
4h55
Départ : 8h30
Distance parcourue : 101 km
Distance totale : 9237 km
Temps : 5h40
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (banane, mandarine), Légumes (tomates, ail), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, galettes de riz intégral), Protéines (lait demi-écrémé, fromage light), Graisses (huile d’olive, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Hier, pendant ma dernière pause, une petite mouche (avec toute sa famille…) de la taille d’une puce m’a piqué dans le dos. Ce matin je suis plein de piqures qui me démangent à devenir fout. Je détestais les moustiques…mais sachez que cette créature maudite, est mille fois pire. On l’aperçoit à peine et de plus elle pique discrètement…

Le parcours : Santo Tomé - Apostoles.
Pour se rendre à Apostoles, j’ai pris la Ruta 94, une route abandonnée par les automobilistes, à cause de son état.
Le bonheur des cyclistes, et comme par ici il n’y en a pas, j’ai roulé en solitaire pendant 80km.
C’est que, la fourmi argentine…vit dans des gratte-ciels…il y en a plein partout.
Ouppsss ! désolé de vous avoir dérangé…bonne sieste…j’étais que de passage…
Et là, j’ai faille aller me baigner (on ne risque vraiment rien par ici), malheureusement il n’y avait aucun point d’accès…avec le vélo.
Il ne me reste plus qu’à manger mes dernières mandarines…les meilleures au monde...on ne peut pas dire la même chose des oranges.
Pendant que les mouches vampires continuent à assaillir mes jambes aussi.
Ce cornu a décidé de réviser les verbes irréguliers, avec moi…il aura du boulot…c’est la partie « cornu » de l’espagnol.
Premier village, Azara, de la Province de Misiones, la dernière à traverser, dans ce pays magique.
Sur les 18km de collines qui séparent ce village de la ville d’Apostoles, il y a un peu de trafic, mais jusqu’ici on est seul au monde. Autant dire qu’il faut bien gérer son ravitaillement et prier que le vélo ne vous joue pas un mauvais tour.
Arrivé en ville avec encore de l’énergie, j’ai profité, après une bonne douche, de mettre le blog à jour.
J’ai dormi à l’Hôtel Misiones (tel.03758-422402).

mercredi 17 octobre 2007

J158 – ARGENTINE

LA CRUZ – SANTO TOME
Réveillé : 4h50
Départ : 9h
Distance parcourue : 108 km
Distance totale : 9136 km
Temps : 5h20
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (banane, mandarine), Légumes (choux, oignon, petit-pois), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, polenta), Protéines (lait demi-écrémé, thon, parmesan), Graisses (huile d’olive, cacahuètes).

Résumé de l’étape: Finit avec le froid. Le soleil et la chaleur, tant attendus font à nouveau partie de mon quotidien. Je laisse la chambre et mes colocataires, une centaine de moustiques, que j’ai pu tenir en laisse grâce au petit appareil qu’on met dans la prise.

Le parcours : La CruzSanto Tomé.
Au bord du Rio Aguapey, il y a une végétation luxuriante.
Descend espèce de singe, c’est l’heure du petit-déjeuner, la route sera longue aujourd’hui aussi.
C’est le Far-West, les cadavres font partie de ces étendues, tous les jours j’en vois…
Profite bien Margueritte, dans quelques semaines sera le retour de la saison seiche, et tu vas la rêver cette aubaine.
Picirelo commence à donner de signes de fatigue. On va faire une pause, manger ce qui nous reste…biscottes avec cacahuètes.
Chopé. C’est tellement difficile. C’est un très beau rapace, qui se nourrit des serpents. J’ignore son nom en français.
Finalement, après tant de pampa on arrive à la ville Santo Tomé. Vite une chambre et au lit. Une bonne récupération s’impose pour affronter la difficile étape de demain.
J’ai dormi à l’Hôtel Pucara (tel.03766420340).

mardi 16 octobre 2007

J157 – ARGENTINE

PASO DE LOS LIBRES – LA CRUZ
Réveillé :
4h50
Départ : 8h15
Distance parcourue : 110 km
Distance totale : 9028 km
Temps : 5h
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h15

Menu du jour: Fruits (mures des bois), Légumes (choux, oignon, ail, carottes), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, pain intégral, polenta, mais soufflé), Protéines (lait demi-écrémé, thon), Graisses (huile d’olive, noix), Divers (jus de tomates).

Résumé de l’étape: Il faut déguerpir au plus vite de cette ville malfamée. Tout le monde, la police inclus, m’a conseillé de ne pas y mettre les pieds car je risque, au mieux, de rester à pied. Malheureusement j’ai du joué avec le feu puisque c’était l’unique endroit où je pouvais trouver un logement. Sinon il fallait faire 60km de plus jusqu’à Yapeyu, impossible. Le matin tôt le risque diminue légèrement car la racaille dort encore.

Le parcours : Paso de los Libres – La Cruz.
Le temps est splendide ce matin. Le vent dans le dos et l’envie de m’éloigner au plus vite de cette ville, me font aller à une vitesse folle, plus de 35km/h.
Loin de tout danger Picirelo s’arrête chez un paysan demander de l’eau. Il tombe nez à nez avec le gardien, qui n’était pas en laisse…
Mais d’où ils sont sortis ces deux là ?
C’est étrange, il n’y plus une seule habitation pendant des kilomètres.
Il y a beaucoup d’oiseaux dans cette région, mais très craintifs.
Impossible de les prendre en photo.
Au bord de la route, il y a souvent ce type de lieu de culte.
Pendant ma pause je fais la connaissance de la sympathique famille Milano. On commence à discuter et à la fin ils m’invitent de passer leur rendre visite, si je passe par Posadas la capitale de la Province de Misiones. L’hospitalité des argentins est indescriptible.
La rencontre d’un autre Picirelo, qui attend sereinement l’heure du repas.
Qui ne tarde pas d’arriver.
Arrivé à la paisible ville de La Cruz, je profite pour faire mes courses avant un repos mérité à la Pension Amelia.

lundi 15 octobre 2007

J156 – ARGENTINE

MONTE CASEROS – PASO DE LOS LIBRES
Réveillé : 4h
Départ : 8h30
Distance parcourue : 120 km
Distance totale : 8918 km
Temps : 5h30
Météo : nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour: Fruits (oranges, bananes), Légumes (choux, petit-pois), Hydrates de carbone (biscottes intégrales, mais, mais soufflé), Protéines (lait demi-écrémé), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Monte Caseros se trouve à la rencontre de trois pays, l’Argentine, l’Uruguay et le Brésil. Il parait qu’il a l’avenue la plus longue au monde. J’ai essayé de la faire mais étant donné qu’il n’y avait pas grande chose à voir, je me suis arrêté au premier distributeur…pour faire le plein.

Le parcours : Monte CaserosPaso de los Libres.
Une longue étape m’attend aujourd’hui et elle commence par 32km de route blanche…pour le grand plaisir de mes points d’appui. Je suis obligé, de cette manière je gagne 40km.
Une fois sorti du sable il a fallu nettoyer Lublack…le sable fait partie de ses ennemis.
Le trafic aujourd’hui est épouvantable, heureusement je peux aller très vite…toujours du plat.
Il n’y a pas eu du vent dans l’après-midi. En revanche il a pleuviné à plusieurs reprises.
Pendant ma pause je fais la connaissance de ce bucheron de 40 ans. Suite à mes questions il me raconte un peu sa vie. Il a 5 enfants (le premier, il l’a eu à 17 ans) et pour entretenir sa famille il doit faire tous les jours 60km, avec ce vélo, afin de se rendre a son travail.
Arrivé avec la pluie à Paso de los Libres j’ai trouvé une chambre à l’Hospedaje Gabriel (tel.03772422654) la première que j’ai rencontrée.
Pas question de tenter le Diable, en avançant plus que ça dans cette banlieue.

dimanche 14 octobre 2007

J155 – ARGENTINE

MOCORETA – MONTE CASEROS
Réveillé : 4h15
Départ : 9h
Distance parcourue : 76 km
Distance totale : 8798 km
Temps : 4h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour: Fruits (oranges), Légumes (carottes, poivron, persil, ail, oignon, tomate), Hydrates de carbone (pain intégral, All-Bran, biscottes intégrales, polenta, mais soufflé), Protéines (lait écrémé, fromage light), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Picirelo se met en route tôt ce matin, le manque de possibilités de se loger nous oblige peut-être à faire beaucoup de kilomètres. Il fait beau mais froid et il y a du vent.

Le parcours : Mocoreta – Monte Caseros.
De loin, j’ai vu un troupeau d’autruches au bord de la route, mais dès qu’ils m’ont aperçu ils se sont sauvés. J’ai réussit quand même à prendre en photos un retardataire.
La circulation est plus calme dans la Ruta 14 car c’est dimanche, bien qu’ici les camions ont le droit de circuler le week-end.
Le vent de face toute la journée, Picirelo n’avance pas comme hier. Il faut changer de plan.
On prend la route 129 qui nous mène à Monte Caseros, l’unique ville dans la région.
Le nid d’un petit oiseau, dont j’ignore le nom, construit avec de la boue mélangée avec des brindilles de paille. C’est sacrement robuste, on dirait du ciment.
Dernier pont avant de rentrer dans la ville. Il n’y presque pas de circulation, à se demander s’il y a vraiment une ville plus loin.
Comment savaient ils que j’allais passer par ici ? Merci pour l’accueil.
Un monument érigé en honneur aux travailleurs du chemin de fer, qui ont perdu leur travail (symbolisé par le manque de vêtements) dans les années 40…
Me raconte Pablo, un gentil habitant de cette ville, qui m’accompagne en moto à la recherche d’un hôtel.
A cette époque, étant donné que le réseau du chemin de fer n’était pas rentable, le gouvernement a décidé de l’abandonner. Ceci dit en Argentine il n’y a pas vraiment de train.
J’ai dormi à l’Hôtel Monte Caseros (tel.03775423910).

samedi 13 octobre 2007

J154 – ARGENTINE

CONCORDIA - MOCORETA
Réveillé :
4h50
Départ : 8h30
Distance parcourue : 95 km
Distance totale : 8722 km
Temps : 4h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour : Fruits (oranges), Légumes (carottes, poivron, persil, ail, oignon), Hydrates de carbone (pain intégral, All-Bran, biscottes intégrales), Protéines (lait écrémé), Graisses (huile d’olive, noix), Divers (flan caramel).

Résumé de l’étape: Étant donné que j’ai la chance d’avoir une « espèce de cuisine » j’ai vite acheté de la farine de mais, hier soir pour pouvoir fêter mes 5 mois de route avec des repas chauds.

Le parcours : Concordia - Mocoreta.
Hier soir j’ai célébré la découverte de l’Amérique avec la polenta…comme il se doit, pour un européen…vu que le mais nous l’avons connu grâce à ça.
Ce matin pour me réchauffer un peu, c’est un flan au caramel qui fera mon bonheur.
C’est encore la période des oranges. Partout sur la route on peut en acheter. J’aime les oranges mais au bout d’une semaine je commence à douter.
Pour varier un peu on peut s’offrir des…mandarines…

J’ai parlé avec un cultivateur qui me dit que le pire ennemi de l’oranger (avant l’arrivée du Picirelo…), c’est une fourmi…qui mange tout ce quelle trouve, feuilles, fleurs, etc.

La province Entre Rios est assez marécageuse.
Ceci veut dire qu’on est sur du plat, alors s’il n’y a pas de vent…ça déménage…

Maintenant on est deux, mon arbre, mais ça ne change rien à notre solitude…
Picirelo a commencé son voyage en Amérique à la latitude de 34° et actuellement se trouve à celle de 31°.

La place centrale du village de Mocoreta, le premier dans la Province Corrientes.

L’hôtel du centre est complet. Il ne me reste plus qu’une solution, celui au bord de la route à la sortie du village. Sinon gros problème…

Quel soulagement quand il me dise qu’il y a de la place (Hôtel Brisas del Litoral tel.03775498267). Prochain village étant à 80km…
On m’offre du maté, et on se met à bavarder sur plein de choses. La patronne a fêtée l’anniversaire de son mari (qui roupille encore…) hier soir. Elle me décrit les coutumes des argentins et leur grand appétit pour la viande, notamment celle de bœuf, en grillade. Pour cet anniversaire, par exemple, ils ont mangé un veau de 150kg. Il y avait environ 150 invités, qu’elle me raconte…

vendredi 12 octobre 2007

J153 – URUGUAY

SALTO - CONCORDIA
Réveillé :
3h10
Départ : 11h
Distance parcourue : 40 km
Distance totale : 8627 km
Temps :
2h40
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : bien
Couché : 22h

Menu du jour : Fruits (bananes, mures des bois, oranges), Légumes (persil, ail), Hydrates de carbone (pain intégral, polenta, biscottes intégrales), Protéines (jambon cuit, thon, fromage light, lait écrémé), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Le ciel se déchaine, il a plu sans interruption toute la nuit. Vers 3h réveillé par les tonnerres, je n’arrive plus à fermer l’œil. Pas si grave, il y a tellement de choses à faire.

Le parcours : Salto - Concordia.
Lublack nettoyé et graissé on commence la visite de Salto.
Plaza Artigas. Cet éros uruguayen a son statue dans chaque ville.
Parti trop tard à cause de la pluie, je dois changer mon plan. Je ne peux plus continuer mon ascension vers le Nord par l’Uruguay, étant donné que sur une distance de 100km il n’y a pas de possibilité de se loger.
En revanche côté Argentine il y plus de villages, donc il faut passer sur l’autre rive et affronter le trafic de la Ruta 14.
…e pur si muove...
Plaza de los Treinta y Tres avec son église. C’est une fête nationale aujourd’hui, la découverte de l’Amérique…et mon anniversaire, étant donné que cette date équivaut au 12 mai en Europe.
Le Pont International, de l’autre côté du Rio Uruguay c’est l’Argentine.
ARGENTINE
Bon appétit, vu sa taille il ne doit pas en manquer.
Pépé, un vendeur ambulant d’oléagineuses. On rigole un bon coup ensemble, avant que je parte à la recherche d’un logement.
J’ai réussi à trouver un bungalow chez El Paraiso de Dorato (tel.4251516).
C’est férié jusqu’à mardi en Argentine aussi, je vais avoir du mal à me loger ce weekend.

jeudi 11 octobre 2007

J152 – URUGUAY

GUAVIYU - SALTO
Réveillé :
6h
Départ : 10h40
Distance parcourue : 62 km
Distance totale : 8587 km
Temps :
3h
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (oranges), Légumes (poivron, carottes, avocat, oignon, ail), Hydrates de carbone (pain intégral, All-Bran, biscottes intégrales), Protéines (œufs, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Malgré que j’aie été réveillé à plusieurs reprises, pendant la nuit (par les tonnerres) j’ai quand même bien dormi.

Le parcours : Guaviyu - Salto.
Mes voisins sont déjà en pleine activité.
Fabrizio également, on bavarde un peu en suite on se dit au revoir.

Les paysages commencent à changer légèrement. Je suis dans une zone où il y a beaucoup de sources d’eau chaude.

Tous les villages sont formés des petites maisons de ce type.
Je n’ai pas échappé à la pluie. De ce que je aperçois, Lublack aura besoin d’un bon graissage en suite.
Je déjeune dans la cour d’une école, en espérant que ça va se calmer.
Pas de chance, il faut se mouiller aujourd’hui.
Poussé par la pluie, Picirelo fait une halte dans un petit magasin, sur la route.
Ce sympathique gaucho fait son apparition.
On rigole un petit moment ensemble en suite poussé par…son odeur et malgré la pluie, je me lance pour un sprint de 10km jusqu’à Salto.
Je n’ai pas vu la télé depuis que j’ai quitté l’Espagne. Alors pour récompenser Picirelo de ses efforts je lui offre une chambre avec télé, à l’Hôtel Danaly (tel.07335784).

mercredi 10 octobre 2007

J151 – URUGUAY

PAYSANDU - GUAVIYU
Réveillé :
4h50
Départ : 10h30
Distance parcourue : 80 km
Distance totale : 8525 km
Temps :
4h10
Météo : nuageux
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges), Légumes (poivron, carottes), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, pain intégral, cornflakes), Protéines (fromage light, œufs, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: La pluie me joue de mauvais tours à nouveau ce matin, je profite pour faire mes courses.

Le parcours : Paysandu - Guaviyu.
Je quitte la ville par la Plaza Artigas.
En me dirigeant vers le port.
On est rapidement hors de la ville, au bord du Rio Uruguay.
Au loin un des nombreux ponts, qui relie Uruguay à l’Argentine.
Il y même une plage avec des bars.
La rencontre du Gaucho.
Picirelo fait une petite pause en sa compagnie en parlant de tout et de rien.

Vers 17h30, le soucie journalier du logement, commence à peser. Au milieu d’une prairie, en voyant au loin une maison, je décide de tenter ma chance.
Voir si on peut avoir un lit, pour passer la nuit.
C’est la maison de Fabrizio Di Lorenzo (casquette noire), un berger qui vit là avec sa mère et sa sœur (les deux de voyage à Paysandu).
El Gordo (le gros) comme il le présente, c’est son employé.
Au bout de quelques minutes je me fais copain avec les chiens.
Et petit à petit avec le propriétaire, qui me laisse faire un tour avec son magnifique cheval.
Il finit par me louer une chambre dans une autre maison à coté de la sienne (en photo).
El Gordo part cherche les vaches. Ils vivent de l’élevage des brebis à laine, mais ils ont plein d’autres animaux également.
A nouveau seul, je profite pour faire un tour…juste autour de la maison…car la propriété fait 208 hectares…
Plus tard dans la soirée je me mets à discuter avec Fabrizio autour d’un maté. Suite aux nombreuses questions que je lui pose, il me raconte petit à petit sa vie de berger.

mardi 9 octobre 2007

J150 – URUGUAY

YOUNG - PAYSANDU
Réveillé :
4h20
Départ : 10h45
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 8445 km
Temps :
3h30
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour: Fruits (mandarine, oranges), Légumes (choux, carottes, oignon), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, mais, pain intégral), Protéines (thon, lait écrémé), Graisses (huile d’olive).

Résumé de l’étape: Il pleut avec intermittence ce matin. Je fais un saut en ville pour voir s’il y a un Cyber, c’est un point internet, l’équivalent du Locutorio en Espagne. En scrutant le ciel, il me semble qu’un espoir de passer entre les gouttes existe. Je décide de tenter ma chance.

Le parcours : Young - Paysandu.
La Virgen del Camino. Presque chaque village en possède une.
Les nouvelles de Roumanie sont mauvaises. Ma tante, la mère de mes deux cousines de Dublin, est décédée, suite à un cancer de poumon. Elle fumait… Une pense à mes chères cousines qui doivent être dans une douleur terrible… Courage, la vie continue.
Il a du la rêver vraiment beaucoup sa maison, pour lui mettre autant de couleur…et surtout de la construire au milieu de nulle part. Pas une âme à des kilomètres à la ronde.
Un pont de plus. La pluie m’a chicanée à 2 reprises mais rien de méchant. Quelle veine…
Picirelo rentre dans la ville de Paysandu. Inutile de vous dire qu’il ne passe pas inaperçu…
Basilica Nuestra Sinora del Rosario.
En face d’elle, Plaza de la Constitucion.
Je fais une visite dans la Basilique.
Qui est très belle, mais les peintures commencent à se détériorer à cause de l’humidité. J’espère qu’ils vont la sauver avant que ce ne soit pas trop tard.
Allons vite chercher un logement Picirelo, nous devons encore mettre le blog à jour, vu qu’on est dans une ville il faut qu’on profite.
J’ai dormi à la Pension Concordia (turismo@paysandu.gub.uy – l’office du tourisme).

lundi 8 octobre 2007

J149 – URUGUAY

MERCEDES - YOUNG
Réveillé :
4h20
Départ : 9h50
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 8375 km
Temps : 5h40
Météo : nuageux, vent et froid.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h45

Menu du jour: Fruits (mandarine, oranges), Légumes (poivron, choux, carottes, ail), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, mais, pain intégral), Protéines (ricotta, lait entier), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Il fait très froid ce matin (~12°C) et comme ça ne suffisait pas, voilà qu’un terrible vent de N-E décide de me tenir compagnie…et ce fut pendant toute la sainte journée.

Le parcours : Mercedes - Young.
Rio Negro. J’entame une nouvelle province qui porte le même nom. Le vent est tellement puissant que j’ai eu du mal à faire la photo depuis le pont.
Mais d’où il est sorti celui-là ? On dirait que dans chaque pays il faut que je me fasse un ami cycliste. C’est magique. Alejandro est sorti pour se faire une centaine de kilomètre et en me croisant on se met à parler. Au bout de trois heures de diserte il se rappelle qu’il doit rentrer, quand même. Avec le vent dans le dos et les cuisses qu’il a, ce ne sera qu’une formalité.
Ce qui ne fut pas du tout le cas pour Picirelo. Je n’ai pas traversé un seul village de toute la journée. Que des collines avec le cheptel, qui vit en semi-liberté. S’il se met à pleuvoir, c’est la cata où…carrément caca.
En attendant comme il n’y a presque pas de trafic, et la route en bon état, je peux lire en toute quiétude. C’est une excellente technique pour ignorer les caprices de la météo et du relief.
Au milieu de nulle part, une école. Allons chercher de l’eau.
Avec 50km dans les jambes, vent de face, je demande à l’éducatrice où se trouve le prochain village. Elle me dit : - à 90km.
Selon ma carte il reste 55km…vu l’étendu du pays on n’est pas à un kilomètre près.
Uruguay c’est environ deux fois la Suisse, pour une population de 3 millions.
Si vous enlever 1,5 mil. qui vit à Montevideo, la capitale, vous comprenez immédiatement qu’il y a de la place…pour poser sa tente…si vous en avez une. Moi il faut que je roule car la nuit approche vite.
Par chance on est arrivé presqu’en même temps à Young.
J’ai dormi à la Pension Vila (tel.05672236).

dimanche 7 octobre 2007

J148 – URUGUAY

CARMELO - MERCEDES
Réveillé :
4h10
Départ : 9h45
Distance parcourue : 110 km
Distance totale : 8270 km
Temps :
6h
Météo : soleil, vent et froid.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h45

Menu du jour: Fruits (bananes, oranges), Légumes (poivron, tomate, ail), Hydrates de carbone (galettes de riz intégral, biscottes intégrales, cornflakes, pain intégral), Protéines (ricotta, lait entier), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de l’étape: Un peu frustré par la mésaventure d’hier, Picirelo est tout content de se retrouver à nouveau, presqu’en solitaire dans une campagne verdoyante. On part à la découverte de ce nouveau pays de l’Amérique Latine.

Le parcours : Carmelo - Mercedes.
Hola Carmelo. Sabías que hay una ciudad, aun pequeñita, que lleva tu nombre ? Pienso que no, pero ahora lo sabes. Aprovecho para mandarte un abrazo cariñoso desde Uruguay.
Hasta pronto amigo.
L’église de la place centrale, il y a encore la messe du dimanche.
C’est une région vinicole. On est dans la province Colonia.
Première ville, Nueva Palmira.
C’est le début du printemps, certains arbres n’ont pas encore les feuilles.

Sur la route, au milieu de nul part, Picirelo se fait arrêter par la police. On me demande d’où je viens. Je réponds :- d’Italie, car je voyage avec le passeport italien et j’ai pensé qu’ils allaient me le demander. Alors pour m’épater avec ses connaissances, un des policiers me demande de transmettre ses salutations à Mitterrand…Quoi lui répondre…
Finit l’asphalte, on passe dans la province Soriano.
Une dizaine de kilomètre de terre battu, peu importe, les paysages sont splendides.
Que des collines à perte de vue, où le bétail se nourrit de ce qu’un herbivore doit manger…je ne pense pas qu’ils ont déjà gouté la farine animale par ici.
Toi, il faut que tu aille te réchauffer ailleurs. La route, pour ton espèce est synonyme de mort.
La nature commence à se réveiller.
Une deuxième ville, Dolores. Je fais le plein d’eau et on continue.
Après cette trop longue pause, Picirelo a envie de rouler, et il tape dans ses réserves de glycogène sans parcimonie.
On arrive à Mercedes où il faudra se loger (bien que j’aie voulu rouler encore) car il fait tard.
J’ai passé la nuit à la Pension Mercedes.

samedi 6 octobre 2007

J147 – ARGENTINE

BUENOS AIRES - CARMELO
Réveillé :
4h20
Départ : 7h15
Distance parcourue : 40 km
Distance totale : 8160 km
Temps :
2h
Météo : soleil.
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Fruits (oranges, mandarines), Légumes (poivron, petit-pois frais, ail), Hydrates de carbone (galettes de riz, blé soufflés intégral, biscottes intégrales), Protéines (moules, lait entier), Graisses (huile d’olive), Divers (Coca-Cola light).

Résumé de la journée: Les choses se compliquent légèrement (car il y a toujours une solution à tout) en ce qui concerne mon parcours vers le Nord.
Étant donné que je me dirige vers Iguaçu, pour sortir de la province de Buenos Aire, il faut faire des centaines de kilomètres sur une espèce d’autoroute, la ruta 12 et 14 (la route de la mort comme on l’appelle ici, à cause du nombre élevé, des accidents) à travers le Delta du Rio Uruguay.
Donc, selon les bons conseils reçus, il faut rouler jusqu’à Tigre et prendre un ferry pour traverser le Rio de la Plata, jusqu’à la petite ville de Carmelo. En suivant en suite, la route quasi parallèle, à la Rivière Uruguay, dans ce pays limitrophe.
Sachant que j’ai un ferry à 8h30 je quitte mon hôtel très tôt, pour faire au plus vite les 30km qui me sépare de Tigre, la petite ville en question.
Picirelo a roulé comme un forcené sur l’immense avenue Libertador, mais quand il a fallu embarquer…pas de place.
C’est très frustrant pour un lève tôt, qu’on lui dise qu’il est arrivé trop tard…

…mais ça arrive. Il ne nous reste plus qu’aller faire un tour (en vélo) dans la ville de Tigre, une véritable ile urbaine entourée par la rivière Lujan, Tigre et Reconquista. Elle est connue grâce aux sports nautiques qu’on peut y pratiquer.
En passant devant ce magasin de vélos je fait la connaissance d’Ezequiel qui me dit, que si j’aime mon vélo, il ne faut pas que j’aille plus loin, dans cette rue. On vous met le pistolet sur la tête, en pleine journée, et on vous dépouille de tout. Ça me fait du mal de raconter ce genre de choses, mais il faut être conscient que dans ce magnifique continent ces faits sont réels. Pas question de tenter le Diable, j’obtempère. On se met à parler vélo pendant que nous faisons une inspection à Lublack. Ezequiel pratique le vélo de course, et il me raconte que pour s’entrainer, il doit aller rouler sur la Panaméricaine, une autoroute…

Le Mercado de Frutos, à l’époque on vendait beaucoup de produits agricoles, notamment des fruits, d’où son nom. Actuellement on trouve que des produits d’artisanat, typique du Delta.


La visite terminée, je profite d’aller mettre le blog à jour dans la Heladeria Antonio, que Ezequiel m’avait conseillé.
Il faut vite retourner au port car mon ferry part à 16h30.
Me voilà embarque pour 2h30 de voyage à travers le Delta du Rio Uruguay.
Une première épave…
Une deuxième…tire pas cette tête Picirelo, je rigolais.
Au revoir l’Argentine. C’est étonnant comme je peux aimer ce fascinant pays.
On aperçoit la ville de Buenos Aires, surgissant des eaux trouble, du Rio de la Plata.
URUGUAY
Picirelo rentre dans le port (entouré d’une splendide végétation) de la ville de Carmelo, en Uruguay.
Le soleil se couche, et il faut se dépêcher, à trouver un toit, avant que la nuit tombe.
De justesse, on a trouvé une pension Bertoletti (tel.05422030).

vendredi 5 octobre 2007

J146 – ARGENTINE

BUENOS AIRES (J3)
Réveillé :
4h20
Météo : pluie
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour: Légumes (poivrons, épinards, betterave), Hydrates de carbone (galettes de riz, blé soufflés intégral, pain intégral), Protéines (saumon, jambon, fromage, lait entier), Graisses (huile), Divers (Coca-Cola light).

Résumé de la journée: Vers 5h du matin il a commencé à pleuvoir très fort, elle me semble bien compromise ma visite de Buenos Aires d’aujourd’hui. A 10h je profite d’une accalmie pour mettre le nez dehors.

Le grand stade de Buenos Aires (capacité de 80.000 personnes).
J’étais en train de me dire : - les pauvres poussins ils vont mourir de froid pendant l’hiver.
Sur le moment j’ai complètement oublié, qu’on est au printemps.
Ce parc est un des poumons de la ville (Lago de Regatas).
Il faut savoir que presque la moitié de la population de l’Argentine vie dans la province de Buenos Aires. Mais dans la Ciudad Autonóma de Buenos Aires il y a seulement 12 millions d’habitants. Cette ville qui fut déclarée capitale en 1880 a connue une croissance spectaculaire a la fin du XIX siècle et au début du XX siècle avec l’arrivé massive des immigrants. La majorité des italien (~30%), espagnols (~30%), anglais, polonais etc., ce qui donne à la vile une diversité architectonique et culturelle qui la caractérise.
Dans la ville même, il y même un terrain de golf, de polo, un hippodrome, un aéroport etc.
Je ne sais pas s’il y a beaucoup de villes au monde qui peuvent s’offrir ce luxe.
Le ciel devient de plus en plus lourd.
Un rapide passage dans les cartiers de luxes de la ville.
Ici on a une tranquillité particulière, qui évidement impose son prix…
Il commence à pleuvoir. Dans mon voyage précédent j’ai eu l’occasion de visiter pendant 4 jours (avec soleil) à pied, cette immense ville.
Un jour, si j’ai le temps, je vais insérer les photos faites en janvier 2007.
Pas de chance, mon chevalier, il faut vite aller se réfugier.
Mais qu’est ce qu’il fait celui-là au milieu de la route ?
Comme quoi, il en a…qui n’ont pas la chance...
…d’avoir une couronne protectrice.

jeudi 4 octobre 2007

J145 – ARGENTINE

BUENOS AIRES (J2)
Réveillé :
4h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (asperge, poivrons, épinards), Hydrates de carbone (galettes de riz, blé soufflés intégral), Protéines (saumon, jambon, fromage, lait entier), Graisses (huile), Divers (Coca-Cola light).

Résumé de la journée: Ce matin j’ai un rendez-vous à 11h30, au centre de Buenos Aires, avec un collège de travail. Juan me propose de m’amener en camionnette jusqu’à l’entré de la ville, pour que je ne prenne pas l’autoroute avec le vélo.

C’est un véritable zoo la maison de Domingo.
Il y en a qui roupille encore.
Domingo est en perpétuel mouvement, toujours avec quelque chose à bricoler.
Maria, la maman, me raconte qu’ils ont même eu un singe une fois qui est maintenant au zoo car il faisait trop de dégâts.
En partant, on passe au fitness pour saluer Mario.
Et maintenant à toi de jouer Picirelo, c’est ton tour, l’Amérique Latine t’attend.
Un dernier regard en arrière sur la camionnette blanche.
Une petite larme est sortie…c’est la première fois que ça m’arrive.
Je les aime beaucoup ces deux intrépides. Je leur souhaite de tout cœur beaucoup de réussite dans cette nouvelle vie qui s’ouvre devant eux.
Picirelo se dirige vers le centre par l’immense Avenue 9 de Julio.
On m’a raconté que l’hiver a été terriblement rude cette année, il a même neigé (pour la première fois depuis 1918).
L’Obélisque.
La Place San Martin.
Et maintenant on va aller voir la ville depuis le 24ème étage de l’immeuble 1111 de la rue Suipacha.

















Il ne faut pas avoir le vertige pour se pencher par la fenêtre prendre des photos.
Plaza Libertad.
Je me dirige vers le cartier Palermo.
C’est la première fois que la nuit me prend sur le vélo.
Heureusement que je suis arrivé à mon Hôtel Suites Palermo (tel.00541147730806).

mercredi 3 octobre 2007

J144 – ARGENTINE

BUENOS AIRES
Réveillé : 7h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 24h

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (carottes, salade), Hydrates de carbone (pâtes, pizzas), Protéines (viande, fromage, lait), Graisses (huile d’olive, crème).

Résumé de la journée: Depuis qu’il est rentré de son voyage Juan (à gauche) donne des cours de bike-in dans le fitness de son frère Mario ex champion de bodybuilding. Ce matin il me propose de l’accompagner et de faire un peu de vélo dans la salle, afin de faire connaissance avec les sportifs de Gutierrez (son village).


Pendant le cours il parle à ses amis de mon voyage et en suite on commence un jeu avec des questions et réponses sur la Suisse, l’Europe, mon voyage etc.
Il a eu une excellente idée car de cette manière on a pu faire connaissance et découvrir beaucoup de choses, toute en faisant du sport.
Je n’aime pas du tout le sport dans la salle mais en bavardant ça peut être agréable.
On fait un tour dans le village. Ce vélo, qui est à moitie mort maintenant, vient juste de faire 16000km à travers l’Amérique Latine.
Par chance je fais la connaissance du professeur de mathématique, avec qui, je me lance dans des discutions sur cette branche, que j’ai tant aimé dans ma jeunesse.
Quand j’ai quitté la Roumanie (à 21 ans) j’étais en troisième année au Poly de Bucarest et j’avais un très bon niveau en mat et physique.
Maria la maman de Juan nous attend avec des pizzas faites maison…à se mordre les doits.
C’est l’anniversaire de Véronique la femme de Mario.
Valeria la copine de Juan est de retour de son travail.
Je me souviens que quand j’ai connu ce remarquable couple (dans mon précédent voyage en Argentine en janvier ‘07) au passage d’un col de 3000m d’altitude (l’Infernillo, à côté de Tafi del Valle) ils étaient avec des vélos tellement chargés que je n’ai même pas pu soulever le vélo de Valeria…sans parler de celui de Juan.
Depuis ce jour là j’ai honte de dire que mon vélo est lourd.Le papa, Domingo rentre également du boulot et voilà que cette admirable famille est au complet.

On se met à parler de leur voyage à travers l’Amérique du Sud que je vous laisse découvrir à travers leur site : www.uniendoamerica.com.ar

mardi 2 octobre 2007

J143 – ESPAGNE

MADRID
Réveillé : 5h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 2h30

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (carottes, poivrons, asperge, salade), Hydrates de carbone (pain intégral), Protéines (saumon, yogourts nature, thon), Graisses (huile d’olive, noix).

Résumé de la journée: Un peu de stress ce matin. Il faut accompagner Claudia au métro (à 6h) en suite se mettre au travail. Pendant ces jours je n’ai pas eu le temps, et la force, de m’occuper du blog et certains retards, dans mon « mouvement perpétuel », peuvent devenir irrécupérables.
Au dernier moment je reçois un email d’un couple que j’avais rencontré en vélo, au précédent voyage en Argentine, qui me dit qu’ils vont venir m’attendre à l’aéroport d’Ezeiza (Buenos Aires).
C’est magique, comment je pourrais vous expliquer, un jour, certaines choses, qui se passent avec ce Picirelo ?

Le responsable de l’Hostal Alguilar (tel.0034914295926) me donne les derniers conseils pour aller à l’Aéroport en vélo, sans prendre le risque de se trouver sur une avenue à grand trafique.
La plus simple solution dans ce cas c’était de prendre l’Avenue Alcala. Voici, la dernière photo de Madrid. La Plaza de Toros.
En suite, arrivé à l’aéroport, j’ai juste eu le temps de démonter certaines parties de Lublack, le protéger au mieux et voilà…l’Europe dans la poche on attaque l’Amérique du Sud.Pendant le vol je me suis mis à parler, avec la personne qui se trouvait à côté de moi, Jaime, et pour tuer le temps je décide de lui raconter mon projet.
De fil en aiguille on découvre que nous sommes naît le 12.05.1969 tous les deux, et avec 12 heures de décalage (moi à 12 A.M et lui à 12 P.M)…
On commence à ramasser nos jouets (moi Lublack et lui son toutou) et on se quitte, on se promettant de rester en contact à travers l’email.

Il est minuit, je suis arrivé avec une heure de retard. Mes amis Juan et Valeria sont là, comme promis. Bien venu à Buenos Aires, mieux que ça c’est impossible de faire.
Ils m’amènent chez eux et on se met à raconter nos expériences en vélo pendant des longues heures. Vers 4 heures du matin on décide de dormir un peu.

lundi 1 octobre 2007

J142 – ESPAGNE

MADRID
Réveillé : 7h30
Météo : pluie
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 2h30

Menu du jour: Fruits (pommes), Légumes (tomates), Hydrates de carbone (biscuits, pain intégral), Protéines (jambon de dinde, ricotta), Graisses (huile d’olive), Divers (paella, empanada au thon, coca-cola light).

Résumé de la journée: La météo nous joue des mauvais tours aujourd’hui mais malgré la pluie on continue notre visite.

Fuente de Cibeles.
Palacio de Linares.
Banco de Espagna.
On est dans l’Avenida Alcala.
Un salut aux amoureux de la couronne.
Les gambettes de Picirelo commencent à grincer.
On repasse par la Cathédral de Almudena.
A nouveau Palacio Real.
Jardines Lepanto.
Le Monument à Cervantes y Don Quijote.
Picirelo aurait voulu être avec Lublack.
Ah…comme ça fait du bien…c’est peut-être pour ça que les singes ne se plaignent jamais.
On va manger une paella pour notre dernière nuit en Espagne, du coup Madame retrouve le sourire.