mardi 31 juillet 2007

J80 – PAYS DE GALLES

LIVERPOOL - RHYL
Réveillé :
4h40
Départ : 11h
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 5297 km
Temps :
4h
Météo : soleil, temp.~20°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : pain intégral, mures, prunes, cerises, mélange de graines, lait demi-écrémé, petit-pois, fromage, crispbread au sésame.

Résumé de l’étape : La météo annonce une amélioration des températures pour aujourd’hui. En effet il y a du soleil ce matin, mais pour moi il fait toujours froid. Je décide de faire un dernier tour dans Liverpool avant de partir pour le North-Wales.

Le parcours : Liverpool - Rhyl.
C’est par ici qu’on rentre à Albert-Dock.
Allons chercher un Office du Tourisme, Picirelo, voir ce qu’on nous conseille de faire comme itinéraire vers Holyhead.
Maintenant il faut traverser le Mersey.
On prend le métro pour … 1km car il n’y a pas de pont.
On est à Birkenhead.
Le Musée Wirral.
Pendant ma pause arrive cet éleveur de pigeons voyageurs. Nous commençons à bavarder sur ce sujet. Moi-même je l’ai été dans mon enfance et j’ai toujours envie de recommencer un jour.
On est dans le PAYS DE GALLES.
La route au bord de la Mer d’Irlande n’est pas du tout comme je me l’imaginais.
Beaucoup trop de trafic et pas du tout des paysages.
On peut admirer seulement les maisons de campagne.
Finalement à Prestatyn on peut quitter la route et rouler sur une piste cyclable entre des terrains de golf et la mer.
La plage est splendide mais seulement pour courir. Nager ici, je pense que même avec trois combinaisons je ne pourrais pas le faire. Autant les grandes chaleurs ne me font rien autant je suis terriblement sensible au froid.
Le bord de mer à Rhyl, à la recherche d’un B&B.
Le centre. A 1km d’ici j’ai trouvé un B&B – Stoneleigh (tel.01745336344).
Je bavarde un moment avec le propriétaire, très sympathique, en suite dodo.

lundi 30 juillet 2007

J79 – ANGLETERRE

WARRINGTON - LIVERPOOL
Réveillé : 4h30
Départ : 13h15
Distance parcourue : 42 km
Distance totale : 5227 km
Temps : 3h
Météo : nuageux avec du vent et froid
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : pain intégral, mures, mélange de graines, lait, petit-pois, cottage, tomates, carotte, persil.

Résumé de l’étape : Ça fait du bien de dormir dans un lit, n’est pas Picirelo ? Et comment. Alors vue que tu es à nouveau en forme, au travail. On à internet, donc il faut profiter pour mettre à jour le blog.

Le parcours : Warrington - Liverpool.
Hier pendant que je faisais quelques courses, j’ai eu une envie de petit-pois. Je n’ai pas pu en acheter car il y avait que des paquets d’un kilo. Aujourd’hui pendant que je picotais des mures, au bord de ce champ de seigle, j’aperçois quelques touffes de petit-pois.
Elle est quand même magique la Nature …

A57 la route vers Liverpool. Enormément de trafic mais les émissions à la radio et le style particulier des villages emportent mon esprit, laissant Picirelo faire son travail.
Qu’est qu’il y a Picirelo tu veux retourner à l’Université ?
Accomplis ton projet, tu verras que ça vaut plus que n’import quel diplôme au monde.
Liverpool Central Library.
Empire Theater.
Devant St. George’s Hall.
Si on n’a pas peur du trafic et on sait se faufiler entres les voitures, visiter une ville (en vélo) devient un simple jeu d’enfant.
J’adore l’architecture britannique.
Dès qu’il y a un peu de soleil, leur brique rouge perd son air sombre.
Liverpool Cathedral. C’est incroyable en vélo comme on est rapidement d’un endroit à l’autre.
Sur la Hartley Quay, à gauche le Musée Maritime.
Le fameux Albert Dock, on va faire le tour.
Tate Gallery au bord de la baie de Liverpool.
Passage obligatoire pour tout amateur de la bonne musique.
Il fait terriblement froid, sauf pour lui…frimer ce n’est pas toujours commode.
Le tour est fini pour aujourd’hui. Faut trouver un hôtel.
La Ferrari m’a porté de la chance car le meilleur prix je l’ai eu à l’Hôtel Formule 1 (tél.00441517092040).
A-propos quelqu’un peut me dire qui est en tête du championnat ?

dimanche 29 juillet 2007

J78 – ANGLETERRE

MANCHESTER - WARRINGTON
Réveillé :
2h30
Départ : 7h30
Distance parcourue : 71 km
Distance totale : 5185 km
Temps :
5h
Météo : soleil avec du vent et froid
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 24h

Menu du jour : pain intégral, pommes, galettes de riz, prunes, cacahuètes, noisettes, lait demi-écrémé, chou-rave.

Résumé de l’étape : Dans la salle d’attente à l’aéroport de Manchester je me trouve un coin paisible pour somnoler un peu. Lublack attaché à un chariot, moi habillé avec tout ce que je possède j’ai réussit à me reposer quelques heures.

Le parcours : Manchester - Warrington.
Je suis parti un peu trop tôt ce matin, devant à cause de ça batailler avec les 8°C du matin jusqu’à l’entrée dans la ville.
Malgré le soleil, la température reste dans les alentour du 13°C.
Tout est gelé en moi, même la fatigue.
C’est dimanche matin, je profite de mon statut d’unique visiteur, tout est pour moi.
La place Saint Peter, avec la bibliothèque centrale (théâtre également).
Devant le Tawn Hall et l’Office du Tourisme.
Je suis dans la Liverpool Road, à la recherche d’un hôtel.
La magnifique Place Albert.
Même s’il fait encore froid, je me balade avec plaisir dans cette surprenante ville.
Eux à cheval et …

… moi en vélo. Il est 13h j’ai toujours froid.
Cross Street Corporation.
L’église dans la rue St. Ann.
Un clin d’œil à mon « fil conducteur » qui se veut discret, tel un gentleman de cette terre qui fut d’une grande importance dans son glorieux passé.
Chercher bien , c’est un mot qui se prononce de la même manière dans toutes les langues…
En discutant avec les gens, on me dit que c’est le premier brin de soleil après une interminable période pluvieuse.
La bière coule à flots dans les Pubs anglais. Comme si vous ne le saviez pas !
Le soleil à mis la majorité des gens en T-shirt, mais moi j’ai toujours froid, et les prix des hôtels ne me réchauffent pas du tout.
J’étudie la carte pour partir vers Liverpool, avec l’intention de trouver dans la campagne un B&B.
Une dernière photo de Manchester, la Cathédrale Triangle.
Je prends la route A57, les villages sont tous avec des maisons de ce style, typiquement britannique.
Picirelo tourne un peu dans la ville de Warrington, dont voici une jolie propriété, pour trouver un logement mais il n’y a rien.
Finalement sur la route il trouve le Paddington House Hotel (tél.01925816767) où il passera la nuit.

samedi 28 juillet 2007

J77 – HONGRIE

CEGLED - BUDAPEST
Réveillé :
4h
Départ : 9h15
Distance parcourue : 65 km
Distance totale : 5114 km
Temps :
3h30
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 24h

Menu du jour : pain intégral, ail, poires, pommes, galettes de riz, prunes, poivrons, œufs, concombre, persil, tomates, graines de tournesol, cacahuètes, oignon, Coca-Cola light.

Résumé de l’étape : Avec la tête en ébullition afin de préparer à l’avance son envol, Picirelo met le cap vers la capitale hongroise, sans trop se presser car on a largement le temps pour parcourir les 60km qui nous séparent.

Le parcours : Cegled - Budapest.
La cathédrale, au centre de la ville.
Voyons voir, elle m’aime, elle ne m’aime plus, elle m’aime, …. etc.
Vas y Picirelo, ingurgites ton dernier melon, en Angleterre tu vas beaucoup les rêver ces succulents moments.
Ne pouvant plus aller à Londres à cause des inondations, je m’envolerai pour Manchester où j’ai pu avoir un billet d’avion à un prix abordable.
Le 12, mon numéro fétiche, me donne une lueur d’espoir éphémère, que mon équipement viendra avec le même avion.
Sinon je vais me retrouvé chez les anglo-saxons presqu’à pieds nus, ce qui ne m’amusera pas du tout.
Budapest je l’ai déjà visitée il y a 10 ans avec ma choupinette, mais revoir le palet impérial, même en photos, c’est toujours impressionnant.
Picirelo tu as oublié d’enlever les chaussettes !
Les Simpsons me tiendront compagnie pendant ma première nuit à Manchester, passée dans l’aeroport.
La ville est avec tous les hôtels occupés à cause des concerts du weekend et du …. Triathlon de Manchester.
Et moi, en tant que double Ironman on me laisse dormir avec Bart !
Ce n’est pas grave, ce qui compte au final, est d’avoir la compagnie de Lublack.
What a releaf !

vendredi 27 juillet 2007

J76 – HONGRIE

KISUJSZALLAS - CEGLED
Réveillé :
4h40
Départ : 11h15
Distance parcourue : 110 km
Distance totale : 5049 km
Temps :
6h25
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : bien
Couché : 23h

Menu du jour : fromage, yaourt, pain intégral, mais soufflés, pastèque, pommes, ail, poivrons, poulet grillé, concombre, persil, carottes, tomates.

Résumé de l’étape : La chaleur est de retour, heureusement. Picirelo doit commencer à rouler par un bout sur la route nationale qui mène à Budapest. C’est extrêmement dangereux (il n’as pas le choix …), rouler sur cette route équivaut à un jeu à la roulette russe.

Le parcours : Kisujszallas - Cegled.
Sorti vivant, il trouve un chemin au long de la rivière Tissa.
Il y même une piste cyclable, longue de 30 km qui longe la rivière jusqu’à Szolnoc, et un fâcheux caillou dans ma chaussure. Dès qu’il y a de l’eau, tout devient vert … une de mes couleurs préférées.
Dans le centre de Szolnoc, le théâtre.
A l’intérieur de cet ancien édifice il y avait une galerie d’art moderne.
Il n’y a pas d’âge pour faire du sport.
En l’occurrence il s’agit de combiner l’utile à l’agréable car cette dame est partie faire quelques courses.
Le parc, au centre de Cegled, à quelques pas, l’Hôtel Kossuth (tél.003653310990), où je passe ma dernière nuit dans les pays de l’Est.

jeudi 26 juillet 2007

J75 – HONGRIE

HIDISELU DE JOS - KISUJSZALLAS
Réveillé :
3h55
Départ : 8h
Distance parcourue : 138 km
Distance totale : 4939 km
Temps : 6h50
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : fromage, yaourt, pain intégral, mais soufflés, pastèque, prunes, graines de tournesol, amandes grillées.

Résumé de l’étape : Allez Picirelo ! on se dépêche, tu as respiré assez de naphtaline. La fontaine t’attend, fais toi un brin de toilette et en route, elle sera longue et difficile aujourd’hui.

Le parcours : Hidiselu de Jos - Kisujszallas.
Dernière ville en Roumanie, Oradea se trouve à la frontière avec l’Hongrie.
C’est une très jolie ville à visiter.
La rue principale, fermée au trafic. Il fait un peu plus frisquet en ce moment.
Bors, dernier village roumain, on passe chez les hongrois.
Au revoir la Roumanie, bien venu dans l’Europe, je te souhaite plein de succès.
Picirelo est en HONGRIE.
Ici tout est plat, que des champs agricoles, et de temps à autre un arbre.
Les villages sont tous semblables et d’une tranquillité agréable.
Madame vend des glaces, si les hongrois étaient comme Picirelo, elle devrait probablement, faire 10 fois le tour du monde pour réussir à en vendre une.
Juste pour l’effort de l’artiste ça mérite une photo.
En général, le centre d’un village, a un monument, deux ou trois boutiques (où il y a un mélange de toute chose vendable) et une église.
Très tard sur ma route, à la sortie de Kisujszallas Picirelo trouve avec désespoir un hôtel (tel0659520532 ou 06703373450).

mercredi 25 juillet 2007

J74 – ROUMANIE

BEIUS – HIDISELU DE JOS
Réveillé :
3h30
Départ : 11h15
Distance parcourue : 50 km
Distance totale : 4801 km
Temps :
3h20
Météo : soleil, vent
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 20h15

Menu du jour : fromage brebis, mures, pain intégral, mais soufflés, poivrons, prunes, tomates, concombres, ail.

Résumé de l’étape : La pension dans laquelle j’ai dormi hier soir, est tenue par un italien assez âgé, venu en Roumanie faire fortune. Il détient la « Palme d’Or » pour la personne la plus antipathique et répugnante que j’ai croisé jusqu’à présent pendant mon voyage. Un esprit dirigé par une seule chose – l’argent, ne pourrait pas créer un autre type de personnage, de toute façon.

Le parcours : BeiusHidiselu de Jos.
Picirelo rencontre dans le village de Rabagani ces étudiants autrichiens venues en vacance, découvrir la Roumanie, pendant 2 mois. Ils me montrent ce qu’ils envisagent de faire et je leurs donne quelques conseils sur le pays. Pour le reste ils n’ont pas besoin, ils ont déjà fait beaucoup de voyages en vélo, un peu par tout en Europe.
Chapeau. J’attends de vos nouvelles. Bonne chance pour la suite.
Demain Picirelo quittera la Roumanie, dans quelques semaines elles aussi. Toujours en mouvement, la loi des migrateurs. L’homme, par définition l’animal le plus intelligent au monde, a besoin pour voyager de tant de choses.
Heureusement les oiseaux sont restés bêtes, sinon le trafic aérien aurait été très encombré par leur vas et viens, s’ils été tous avec leurs bagages…par exemple.
Savez vous ce que c’est le Capitalisme ?
Non. Alors profiter de la liberté que vous offre votre pauvreté.
Tu sais que tu es Beau, toi!
Picirelo savoure ses premières mures de l’année, certes un peu aigres pour l’instant, mais on ne va pas faire la fine bouche. C’est offert par la mère Nature et on dit : Merci.
Picirelo voulait passer sa dernière nuit en Roumanie à la campagne, chez l’habitant si possible.
Par chance j’ai pu lui trouver quelque chose, mais il ne faut pas chercher le confort. Du confort il y aura dans la pension que son petit fils (Gavruta Lucian tél.0040745269101) ouvrira bientôt. Je lui souhaite beaucoup de clients, des gens comme eux méritent.

mardi 24 juillet 2007

J73 – ROUMANIE

GIRDA DE SUS - BEIUS
Réveillé : 5h05
Départ : 10h15
Distance parcourue : 78 km
Distance totale : 4751 km
Temps : 4h45
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : fromage brebis, pommes, pain intégral, polenta, poivrons, framboises, carottes, mirabelles.

Résumé de l’étape : Nous sommes à 940m d’altitude, ce qui signifie que le matin il fait un peu frisquet, en tout cas pour moi. J’attarde légèrement le départ, il y a de quoi faire, le retard dans mes devoirs n’est pas encore comblé.

Le parcours : Girda de Sus - Beius.
L’ancienne église du village (1792) tient compagnie à la nouvelle.
Picirelo aujourd’hui, passera avec regret son dernier jour dans les Carpates (Muntii Apuseni).
Quand il aura fait le plein de caillasse, j’aurais été curieux de voir comment il fait pour sortir.
Encore un peu et on arrive au sommet du col. Les sources d’eau naturelles sont à chaque coin de rue, pas le moindre soucie pour les ravitaillements.
Hola chica que tal tus vacaciones a Ibiza?
Menudo lugar para practicar el castellano. Cuando el gato no está en casa la ratita va a bailar
Querría regalarte algunas flores de campo que son preciosas por aquí.
Soy a 1200m en un paso estupendo, después una ascensión de 12km y 12 días pasados en Rumania, y sabes lo que querría anunciarte?
Por la primera vez en mi vida quiero tener un niño...
Nunca había pensado en esto con tanta determinación, es muy especial como sensación.
Une descente périlleuse, la route n’est pas terrible, par conséquent elle me semble interminable.
Il fait une chaleur terrible mais les buffles semblent insouciants.
En revanche cette pauvre bête, certainement déshydratée n’en peut plus. Je n’ai plus d’eau, le petit paysan non plus. Je lui dis qu’il la tire sur le bord de la route et qu’il aille vite en chercher, s’il veut sauver sa chèvre.
A Beius les prix des pensions sont terriblement élevés, on parvient quand même à se caser et aller nager à la piscine, avant l’arrivée d’une terrible tempête.

lundi 23 juillet 2007

J72 – ROUMANIE

SALCIUA – GIRDA DE SUS
Réveillé :
4h45
Départ : 9h30
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 4666 km
Temps :
4h45
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : lait entier, fromage brebis, pommes, pain intégral, oignon, tomates, poivrons, concombre, persil, carottes, blé concassé, corn flakes, œufs, huile d’olives, ail.

Résumé de l’étape : Lublack brille comme neuf, je suis surpris que les pneus et les freins ne soient pas usés après 5000km. Je lui ai nettoyé, testé et graissé la chaine également, tout est OK.

Le parcours : SalciuaGirda de Sus.
Toujours dans les Gorges de l’Aries, on commence gentiment à gagner de l’altitude.
Il fait toujours chaud mais avec du vent, je crains l’arrivée des pluies pour les jours à venir.
Chaque morceau de pâturage est exploité.
Le Mont. Gaina. Des vestiges d’une autre époque, symbole du très riche folklore roumain.
La rencontre de ce couple de néerlandais, parti en vacance pour 3 semaines (chien, tente …, tout y est, je ne crois pas qu’il manque quelque chose).
Finalement des gens qui ont compris comment il faut voyager.
Nous sommes les précurseurs de l’ère vélo qui viendra dans quelques décennies. Quand le pétrole fera son disparition, après avoir fait tant de dégâts et que l’humanité décimée par l’obésité (fruit du sédentarisme actuel) et les maladies cardio-vasculaire qui en découlent, aura besoin de se déplacer d’une manière saine et écologique….
Très content de vous avoir connu, rendez-vous sur le blog (qui pourra vous donner des idées pour vos futures vacances) et j’espère avoir de vos nouvelles, afin qu’on puisse rester en contact. Bonne route.
Tout au long de cette traversée des Carpates, les gens profitent pour se baigner, l’eau est chaude et je présume que ce n’est pas souvent le cas en montagne.
Des jolis coins pour la pêche aussi.
Dans quelques kilomètres il y aura un col à passer, mais ne t’en fais pas Picirelo, il sera pour demain.
Tous les villages ont une multitude de gites, pour tous les gouts, on a l’embarras du choix.
Nous parvenons à 940m d’altitude, et on a trouvé un gite pas mal, Pensiunea Izvoirelor.

dimanche 22 juillet 2007

J71 – ROUMANIE

LUNA - SALCIUA
Réveillé :
5h
Départ : 9h40
Distance parcourue : 70 km
Distance totale : 4596 km
Temps : 4h05
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour : yaourt, fromage brebis, polenta, pastèque, poires, pain intégral, oignon, tomates, poivrons, concombres, persil, carottes, blé concassé, corn flakes.

Résumé de l’étape : Tout les départements de la Roumanie que j’ai traversés jusqu’à présent (Dolj, Vîlcea, Arges, Sibiu, Mures, Cluj, Alba) à l’exception de Mures, sont une découverte pour moi, n’ayant jamais eu l’occasion, dans le passé, de les visiter.

Le parcours : Luna - Salciua.

On se sépare de la petite cabane, Lublack à besoin d’un petit entretien mais je décide de le faire ailleurs. Ici les moustiques ne savent pas se comporter avec les invités, et je ne veux plus leur servir de petit déjeuner.
Première petite ville d’aujourd’hui, Cîmpia Turzi.
Un personnage très important dans l’histoire de la Roumanie.
Ça, je n’arrive pas à comprendre ce que ça peut être. Probablement un roumain qui a voyagé en Asie et vient de gagner à la loterie…. ?
Turda, une grande église à l’entrée de la ville.
C’est dimanche matin, inutile de vous dire que l’église est pleine.
Etant donné qu’on est en ville, on va faire quelques courses au marché, pastèque, carottes, tomates etc.
Une autre église, au centre ville, tout aussi remplie que la précédente.
Sous les bons conseilles de Câlin, Picirelo fera un petit détour, en allant vers Oradea, afin d’éviter une route très circulée, cependant plus courte.
Nous sommes dans les Gorges de l’Aries (Muntii Apuseni).
Une route splendide, les paysages sont surprenants.
Un conduit bricolé, amène de l’eau depuis la cascade qui se trouve sur l’autre rive de l’Aries.
Un panneau au bord de la route indique un gite (www.poartazmeilor.ro) un peu plus haut, au pied de la montagne. Allons voir.
J’ai bien fait de m’arrêter, l’endroit est sublime.
Lublack aura son entretien promis et Picirelo aussi… se raser, faire du stretching et à manger tranquillement.

samedi 21 juillet 2007

J70 – ROUMANIE

TIRGU MURES - LUNA - une journée dédiée à la famille de mon père.
Réveillé : 5h
Départ : 10h30
Distance parcourue : 100km
Distance totale : 4528 km
Temps :
5h45
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : bien
Couché : 21h30

Menu du jour : yaourt, fromage blanc light, polenta, pommes, poires, melon, pain intégral, ails, tomates, poivrons.

Résumé de l’étape : C’est samedi, le jour de mon départ. Câlin m’amène à 7h à la messe célébrée par notre oncle.

Le parcours : Tîrgu Mures - Luna.

A l’âge de 10 ans j’ai eu l’inouïe chance de passé mes vacance d’été en sa compagnie dans une maison de campagne à Stînceni (70 km de Tîrgu Mures et 10km de Toplita) au milieu de la nature dans un cadre féerique. Le plus beau et paisible moment de ma vie, nous vivions dans une simplicité absolue, pas d’eau courante, frigo, cuisinière, télé, radio, toilette dans la maison etc., l’électricité venait tout juste d’être installée. Le confort n’existait même pas dans mon esprit, et pourtant j’étais au paradis, raison pour laquelle je reste convaincu que le bien matériel ne sera jamais une source de bonheur.
Tout se passe dans notre esprit, comme pour plains d’autres choses.

Pendant ces vacances j’ai déjà eu l’occasion de le voir habillé de cette manière, il avait tous les jours ses moments de méditations religieuses.
Mentalement il est aussi jeune que moi, physiquement il se porte à merveille, le seul soucie réel c’est son cœur qui possède un stimulateur cardiaque.
On se quitte mais nous nous promettons mutuellement de faire une grande cérémonie avec toute la famille dans 2 ans, afin de célébrer ses 90 ans et mon retour du Tour du Monde.

Lublack veut aussi avec mes bienfaiteurs. Merci infiniment de m’avoir chouchouté pendant ces 2 jours, c’est très dur de vous quitter mais il le faut, autrement je risque de perdre mon rythme.
Avant de sortir de la ville de Tîrgu Mures je tenais absolument passer dire quelques paroles à mon père mais les larmes ont décidé autrement, c’est peut-être mieux comme ça.
Je te dirais simplement que j’ai en moi un sentiment qui t’appartient en intégralité, c’est l’amour pour la NATURE que tu as su m’inculquer depuis ma plus tendre enfance.
MERCI.
Parti prématurément à 66 ans, comme son frère tan aimé (Iuliu, ils sont enterrés ensemble) et les 2 autres, tu n’as pas eu la chance de vivre tranquillement à la compagne tes dernières années.
Quand la solitude sera mon unique compagnon, loin de toute civilisation, viens me rendre visite, d’une manière ou d’une autre, j’aurais besoin de ton réconfort.
L’église de Sîncraiu de Mures.
Band, un village limitrophe à celui de mon père, tant cité dans ses histoires d’enfance.
Le centre de Band.
Picirelo arrive à Grebenis, le village de mes ancêtres.Mon père me racontait qu’il a du quitter le village à 14 ans, pour aller faire des études ailleurs.
Prendre un peu d’eau, je pense que certaines choses n’ont pas changé depuis.
L’église du village, je suis déjà venu une fois par ici dans mon enfance, mais je ne me rappelle plus grande chose. Bien que la famille fût nombreuse, il n’y a plus qu’une cousine éloignée de mon père qui vit par ici.
La tombe de mes ancêtres paternels. Sabau Petru, mon grand-père est décédé en 1940 quand mon père avait seulement 1 an, laissant ma grand-mère Virginia se débrouiller avec 5 enfants (une fille et quatre garçons).
La maison n’existe plus, une nouvelle est en trains de se construire à la place.
Le centre du village. Je regarde le compteur et je me rends compte que sans faire aucun calcul, j’ai réalisé 10% de ma distance totale (théorique). Drôle de coïncidence.
Saulia, le prochain village.
Il y a beaucoup de lacs par ici.
Une autre journée torride, le bétail profite pour se rafraîchir.
Trouver un endroit pour dormir ne fut pas facile dans ces endroits, mais finalement on a trouvé sur la route une station d’essence qui louer des bungalows.

vendredi 20 juillet 2007

J69 – ROUMANIE

TIRGU MURES
Réveillé :
5h20
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 1h

Menu du jour : ricotta, soupe, champignons des bois, pastèque, pain intégral, poulet, mousse d’aubergines, tomates, poivrons, concombre, persil, carottes, oignon.

Résumé de la journée: Prochaine visite le patriarche des Sabau, un homme légendaire, dont je suis très fier. Il porte à juste titre son prénom, Maximilian, c’est le maximum de ce que je possède. Si un jour Dieu me donnera un fils, il portera ce prénom en hommage à cet homme extraordinaire.

C’est le frère de mon grand-père Petru (sur la photo en haut le 2ème), le dernier enfant (le neuvième, le Picirelo de cette photo de plus de 80 ans) d’une immense famille.
Je le retrouve en plein déménagement, le 16 ème et dernier me dit il, mais comme toujours débordant d’énergie, optimisme et bonne humeur.
Dans le passé, ayant refusé de renoncer à sa religion de gréco-catholique (interdite sous le régime communiste) il a du changer de place de nombreuses fois, afin de rester dans l’anonymat salvateur.
Pendant qu’il cherche dans ses notes une adresse, j’aperçois dans sa vitrine son diplôme d’excellence.
Trois générations de Sabau, 88, 58 et 38 ans.
Câlin Sabau, son neveu et cousin primaire de mon père, ici à la chasse aux pastèques, dont ils sont très friands, tient donc, sacré génétique !
Après un copieux repas en famille, on m’amène pour une petite nage d’une heure dans la rivière de mon enfance, le Mures.
L’eau est extrêmement chaude, souvenirs et plaisir m’emportent, oubliant que des gens attendent après moi.
La merveilleuse femme de Câlin, Ibolya (Ibi) Sabau qui s’est occupé de moi comme si j’étais son fils.
Nous étions à « Cementplatz » (je ne sais pas comment ça pourrait s’écrire) un endroit où j’allais souvent dans mon enfance, avec mes cousins ainés.

jeudi 19 juillet 2007

J68 – ROUMANIE

TÎRGU MURES
Réveillé :
5h40
Météo : soleil, canicule
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h10

Menu du jour : yaourts, fromage blanc light, polenta, pain intégral, oignon, poulet, mousse d’aubergines, tomates, poivrons, concombre, riz, œuf, persil, jambon de poulet, mais cuit.

Résumé de la journée: Ce matin j’ai finalement réussi à mettre le blog à jour. Ça n’a pas été facile car le retard était assez grand et de plus, ayant mangé comme un ours, j’avais du mal à rester assit.

Alina, la fille de ma cousine et son cousin Bogdan, après un million de questions me libèrent.
Chaque cycliste mérite ses baises, mais ceux-là valent de l’or pour moi, c’est du pur amour.
Ces dames se sont fait, et se ferons encore par la suite, beaucoup de soucies pour moi.

Ileana (Ita) Sabau était la femme de mon oncle Iuliu (Tucu) Sabau, l’idole de mon père. Sanda fut leur unique fille, elle est ma seule cousine paternelle qui me reste en Roumanie. C’est une femme hors du commun, dont le mari (Gigi) devrait être très fier.
J’ai du mal à les quitter mais je dois aller voir d’autres membres du clan Sabau.
En tout cas je vous remercie du fond du cœur pour l’accueil royal que vous m’avez fait.

mercredi 18 juillet 2007

J67 – ROUMANIE

DUMBRAVENI – TIRGU MURES
Réveillé :
5h25
Départ : 7h20
Distance parcourue : 86km
Distance totale : 4428 km
Temps : 4h45
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h20

Menu du jour : ricotta brebis, polenta, pastèque, pain intégral, mais soufflé, poulet, mousse d’aubergines, tomates, poivrons, concombre, riz.

Résumé de l’étape : La journée d’aujourd’hui ressemble à celle d’hier, soleil fort et pas un brin de vent. Pour moi le temps idéal, j’ai du mal à y croire que je suis en Roumanie, pourvue que ça dure.

Le parcours : DumbraveniTîrgu Mures.
A ma droite, Petri Valeria, la veuve du cousin à mon père, à ma gauche Oprea Dorina la cousine à mon père, venue de Bucarest pour quelques jours de vacances. Nous bavardons encore pendant quelques temps en suite je dois me remettre en route vers le village de ma maman.
Petit déjeuner dans un cadre bucolique suivi d’un brin d’hygiène comme toujours.
Quel silence ! Ici Picirelo aurait pu nager en toute quiétude, malheureusement parti trop tard, il a encore beaucoup de route à faire. Ce ne serait pas sensé de sa part.
Toute la bande part en vadrouille.
Des collines verdoyantes à perte de vue, on est loin du sud desséché par ces canicules.
Capo on se mange la pastèque ?
Pour moi, c’est plus agréable de la porter dans le ventre que sur le dos.
Un paisible village, comme tant d’autre jusqu’à présent.
Je suis dans le village ou mes parents ont décidé de s’installer il y a 4 ans. Ils ont acheté une maison dans ce paisible village afin de changer leur vie urbaine pour une vie rurale plus calme. Malheureusement pour mon père le destin a décidé autrement. Il fut emporté par un cancer au poumon à l’âge de 65 ans, laissant derrière lui, après 40 ans de mariage, une femme qui devait tout reprendre à zéro… J’appelle ma mère pour lui annoncer mon arrivée, je sais pertinemment qu’elle se fait un million de soucies….
Impatiente de me revoir, elle vient me chercher sur la route. La revoir sourire après cette interminable période de déprime est pour moi la plus grande satisfaction au bout de ces 4300km.
Certains sentiments ne sont pas explicables facilement …et je pense qu’il sera mieux pour moi de clore la journée ici.

mardi 17 juillet 2007

J66 – ROUMANIE

SLIMNICU - DUMBRAVENI
Réveillé :
5h10

Départ : 7h20
Distance parcourue : 94km
Distance totale : 4342 km
Temps : 5h30
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour : ricotta brebis, pêches, pastèque, pain intégral, sticks, mais soufflé, cuisses poulet, biscuits complets, soupe aux légumes, yaourts.

Résumé de l’étape : Un joli itinéraire à travers la campagne transylvaine. Plus de trafic ou de grande ville à traverser pour aujourd’hui. Il fait très chaut, ce qui fait mon bonheur et certainement le cauchemar de tous les agriculteurs.

Le parcours : Slimnic - Dumbraveni.
Je quitte mon adorable Mémé, en lui souhaitant que la santé l’accompagne pour toujours. Elle me demande quand est ce que je reviendrai lui rendre visite. Qu’est qu’on peut répondre ?
J’aime la nature plus que tout au monde, sans elle ma vie n’aurait plus de sens.
Tôt le matin on ramasse le foin, à la campagne les gens ne savent pas ce que c’est de trainer, tuer le temps sans rien faire. Ces gens ce sont des véritables… fourmis.
Aujourd’hui c’est le tour de Picirelo de dépasser les autres.

Un peu tard de faire des petits, ils n’auront pas le temps de grandir assez, avant l’arrivée du froid. Les poulets ici ne savent pas ce que c’est la farines animales, ou ces granulés qui les font devenir des bombes en 6 semaines.
Dans ce village on me dit que cette dame a des brebis et qu’il est possible d’acheter de la ricotta de brebis chez elle. Par chance elle en avait (c’est ce qu’elle a dans sa main droite).
Tu vois Daniel, ce n’est pas seulement en Argentine que le bétail vie en semi liberté, bien qu’ici les vaches sont utilisées que pour le lait. Par quel miracle sa fonctionne encore cette moissonneuse ?
Il ne faut pas craindre les hautes tensions, de plus vivre à trois pendant des semaines sur un poteau ne doit pas être une mince affaire…faut-il encore se partager la nourriture.
Travailler le foin, il faut le tourner pour bien le sécher.
Une petite pause pour dévorer mes pêches.
La citadelle de Biertan, Picirelo rencontre un très sympathique groupe de français que je salue au cas où la curiosité les poussera à regarder mon blog.
Dernier dépassement avant d’arriver à Dumbraveni, chez un cousin de mon père.
Ce soir je dormirai en famille pour la première fois depuis des semaines.

lundi 16 juillet 2007

J65 – ROUMANIE

CALIMANESTI - SLIMNICU
Réveillé :
4h50
Départ : 8h30
Distance parcourue : 98 km
Distance totale : 4248 km
Temps :
5h20
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : tomates, ricotta, poivrons, pastèque, pain intégral, oignon, huile d’olive, mais soufflé, polenta, feta fumée, biscuits complets, pommes, poires, strudel au feta, yaourts.

Résumé de l’étape : Il faut traverser les Carpates, heureusement la rivière Olt a créé un somptueux passage qui facilitera ma tache d’aujourd’hui.

Le parcours : Calimanesti - Slimnic.
La route suit la rivière comme son ombre, entre ces gorges et…
…le chemin de fer également.
Les cormorans sèchent leurs ailes au soleil, qui est très puissant depuis hier. La canicule est prévue par la météo pour les jours à venir.
Tout pourrait être paradisiaque s’il n’y avait pas ce trafic ahurissant.
Comme unique passage la route est bondée de toute sorte de véhicules.

On approche la fin du passage des quais.
A partir de maintenant plus de montagne, que des collines.
A peine rentre dans la ville Picirelo rencontre ces polonais venus faire des parcours à travers la Roumanie, avec des voitures suiveuses.
Sibiu, capitale culturelle de l’Europe pour 2007.
Le centre historique commence par cette longue zone piétons.
Picirelo qu’est qu’on fait ? Si tu as encore du jus dans les gambettes on quitte la ville car les prix des hôtels ici sont inabordables pour nous. OK, on finit la visite et on déguerpit.
Dans cette place, en face, on prépare le concert de Julio Iglesias prévu pour ce soir à 21h.
La cathédrale, malheureusement elle est en rénovation à l’intérieur, j’ai pu faire quand même quelques photos.




Dans le village Slimnicu je croise au bord de la route cette dame Pomerantu Susana et je lui demande si elle ne connaît pas quelqu’un, dans le village où je pourrais dormir. On se met à discuter et finalement elle me propose de venir chez elle, vue que Picirelo n’as pas l’aire méchant.
Toute la basse courte est surprise par mon intrusion, d’où il débarque celui là ?
Elle à 83 ans et une forme incroyable, je lui montre les photos d’elle et ses compagnons. Là elle craque et me demande de lui donner les photos … de là-dedans. Je lui explique qu’on doit d’abord les sortir de là-bas et qu’en suite je les lui enverrai par la poste.

dimanche 15 juillet 2007

J64 – ROUMANIE

RÎMNICU VÎLCEA - CALIMANESTI
Réveillé :
5h
Départ : 12h
Distance parcourue : 27 km
Distance totale : 4150 km
Temps : 1h25
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 0h15

Menu du jour : prunes, tomates, ricotta, poivrons, pastèque, pain intégral, oignon, huile d’olive, mais cuit, fêta fumée, biscuits complets, choux.

Résumé de l’étape : On commence la journée par un long petit déjeuner pendant lequel on bavarde sans interruption. J’adore ce couple et me trouver en leur compagnie est un vrai bonheur pour moi. Malheureusement le temps passe trop vite et le triste moment de la séparation impose sa loi

Le parcours : Rîmnicu Vîlcea - Calimanesti.
Ils doivent prendre la route vers Giurgiu, une ville à 230km, avant que la circulation ne devienne trop affolante. Il faut savoir que le réseau routier roumain est surchargé, depuis que tout le monde possède un véhicule, et le manque d’autoroute complique le tout.
Je vous remercie infiniment pour tout et je tiens de tout cœur vous revoir à mon retour.
Oltul, une des grandes rivières de Roumanie, je le longerai en amont pour un bon moment à partir de maintenant.
Les Carpates commencent à bien se profiler, c’est sublime mais Picirelo n’est pas en état de s’y attaquer aujourd’hui. Ce serait plus judicieux de le mettre au repos.
Tiens un joli endroit pour nager un peu, depuis le temps… !
Par chance on trouve un hôtel (Dada tel.0250750250) juste au bord, on prend une chambre et Picirelo …. retrouve le sourire.
En plus à seulement 2km se trouve cette extraordinaire monastère, Cozia, du XIV siècle.




Désolé du dérange, pourtant je n’utilise pas de flash.
De l’eau sacrée.
Les moines habitent dans ces maisons autour.
Un aller-retour à la nage dans l’Olt (pour la première fois de ma vie), dont les eaux sont assez froides.
Ça réveillera un peu mes muscles endoloris. Un petit massage aux jambes et du stretching, avant de dévorer mon repas (simple mais très bon) afin de retrouver la forme pour demain.

samedi 14 juillet 2007

J63 – ROUMANIE

CRAIOVA – RIMNICU VILCEA
Réveillé :
4h
Départ : 7h
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 4123 km
Temps : 6h05
Météo : soleil
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 0h10

Menu du jour : yaourt light, ricotta, tomates, concombre, poivrons, pastèque, pain intégral, mirabelles, prunes, ail, huile d’olive, mais cuit, polenta, fromage, biscuits complets, cacahuètes,melon.

Résumé de l’étape : Picirelo sait que le parcours d’aujourd’hui sera difficile, d’une part parce que les collines ferons partie du relief, à partir de maintenant, et d’une autre, l’impératif d’arriver au plus vite à Rîmnicu-Vîlcea afin de rencontrer ses amis.

Le parcours : CraiovaRîmnicu Vîlcea.
Ces puits à eau sont encore largement utilisés dans la campagne, Picirelo profite pour faire le plain d’eau également.
Pas mal l’endroit pour prendre le petit déjeuner, qu’est que tu en dis Picirelo ? Parfait, en plus j’ai terriblement faim. Melon ou pastèque ?
Pendant ma pause p….. Lublack se fait attaqué par trois félins affamés.
Mais d’où ils sont sortis ceux-là ?
Je suis loin du village.
Tout ce que je peux leurs offrir c’est un sourire des câlins ou …. des fruits, pas très appétissants pour les carnivores.
Gravés à tout jamais dans ma mémoire, les souvenirs, de la Roumanie rurale, de mon enfance ressemblent beaucoup à ça. Je me rends compte que malgré les 30 ans qui sont passés rien a changé. Tant mieux c’est ce qui lui donne du charme.
Les villages sont presque toujours comme ça, avec des maisons éparpillées au bord de la route.
En haut d’une colline, à coté d’un lieu de culte, je fais la connaissance de la gardienne des lieux et ses progénitures.
Je ne connaissais pas ces minuscules chapelles joliment décorées.
Au bord de la route ces paysans étalent leurs objets fabriqués sur place.
Ils sont d’une dextérité impressionnante.
Arrivés avant moi, Mirel, Nicoleta et Mihai viennent en voiture me prendre sur la route à une vingtaine de kilomètres de notre pension (Casa Alba).
Mirel est un de mes meilleure amis de Roumanie, nous nous sommes connus il y à 20ans à l’armée et nous avons partagé la même chambre (la fameuse 204….que des beaux souvenirs !) pendant nos études au Polytechnique de Bucarest.
Je fais une douche rapide et ils m’amènent dans une pittoresque station balnéaire Baile Olanesti.
Biserica din Albac, construite en bois fumé c’est un véritable bijoux.
Voici son intérieur.
Elle est très petite mais richement décorée.
Une petite balade, le temps de se raconter mille et une choses (on ne s’est pas vu depuis 10ans) avant de se mettre à table, dans un restaurant, pour un repas typique roumain.

vendredi 13 juillet 2007

J62 – ROUMANIE

CALAFAT - CRAIOVA
Réveillé :
4h
Départ : 8h45
Distance parcourue : 103 km
Distance totale : 4018 km
Temps :
5h50
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : yaourt light, œufs, tomates, myrtilles, concombre, poivrons, pastèque, pain intégral, mirabelles, prunes, ail, huile d’olive, flocons de mais.

Résumé de l’étape : En étudiant la carte, j’arrive à combiner un parcours qu’à travers la campagne, en traversant de temps à autre des petits villages (ils seront nos points de ravitaillement).

Le parcours : CalafatCraiova
Il y en a qui ont de la chance de se faire prendre en autostop. Sur ma route d’aujourd’hui, ces engins furent les seules utilisateurs de la route, que j’ai croisé (presque pas de voiture, quel bonheur… !). De ce qu’on m’a dit, la Roumanie souffre d’une terrible sécheresse, on voie des champs secs à perte de vue.Le Schumacher des Carpates, variante kart-écolo.Une église dans un petit village, je ne connaissais pas du tout cette partie de la Roumanie.
Je suis heureux de voir que malgré l’exode vers les grandes villes de la part des jeunes, la vie rurale survie encore.On ramasse de la caillasse, dans le lit de la rivière, tout est bon quand c’est gratuit…
Le centre de la ville de Craiova. Il faut trouver un hôtel, Picirelo est trop fatigué pour faire de la visite, peut-être demain matin en partant.

jeudi 12 juillet 2007

J61 – BULGARIE

PETROHAN - LOM
Réveillé :
3h20
Départ : 7h30
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 3915 km
Temps : 5h50
Météo : soleil, vent fort de face
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : yaourt entier, All-Braun, feta, tomates, myrtilles, concombre, poivrons, poires, pain intégral, poulet, jambon cuit, lait entier.

Résumé de l’étape : Quelle chance de m’être arrêté car une belle tempête s’est abattue sur la montagne en fin d’après-midi et elle a continuée à faire des siennes pendant la nuit également.
Ce matin il fait beau mais on est à 1700m par conséquent le froid de la Madona. En fait, hier j’étais arrivé au sommet de mon ascension et une descente très dangereuse, la route est pleine de trous, m’attend ce matin.

Le parcours : PetrohanLom (vélo); LomVidin (taxi); VidinCalafat (Roumanie – en bateau).
Picirelo, tu te donne aujourd’hui car je veux dormir sur le territoire roumain.
Je ne sais pas qui est l’âne des deux, mais Picirelo tire comme si …. pour batailler avec un puissant vent de face.
Ça fait des heures qu’on lutte contre ce maudit vent, une étape qui aurait été très facile est devenue un calvaire.
Arrivé à Lom, devant moi la Roumanie, mais il faut traverser le Danube et …. ce n’est pas possible.
On m’envoie à Vidin, qui se trouve en longeant la frontière à 60km, pour prendre le ferryboat.
Unique solution possible, faire appel à « Poderoso caballero Don Dinero » et se payer un taxi.
En attendant le bateau je me mets à parler avec ce camionneur qui me raconte qu’hier soir il y a eu une tempête qui a fait des ravages au sud de la Roumanie.
Picirelo quitte la Bulgarie.
Une longue attente pour 500m de bateau (un pont est prévu pour …. quand je reviendrai en Bulgarie).
A Calafat première ville roumaine j’ai juste le temps de me trouver un hôtel sur le bord du Danube avant la tombée de la nuit.

mercredi 11 juillet 2007

J60 – BULGARIE

KOSTINBROD - PETROHAN
Réveillé :
5h
Départ : 8h10
Distance parcourue : 60 km
Distance totale : 3810 km
Temps : 5h
Météo : soleil, pluie PM
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : yaourt entier, All-Braun, feta, tomates, huile d’olive, manna, sticks salés, pastèque, framboises, concombre, poivrons, oignon, graines de tournesol, abricots, myrtilles.

Résumé de l’étape : Décidé à m’approcher au maximum de la Roumanie je mets Picirelo en route assez tôt ce matin. Par ici il fait frisquet, malgré le soleil, j’avais oublié la sensation de froid. Selon ma carte il y a quelques collines à traverser en suite que du plat. Cependant ce fut une toute autre histoire.

Le parcours : Kostinbrod - Petrohan
Après 20km sur un terrain vallonné, on a du bataillé avec une montée de presque 40km pour traverser les Balkans.
Une demi-pastèque de 3kg et 3kg d’abricots m’ont permis de ne pas sentir le besoin d’eau, mais là toute a été déjà transformé en énergie et il faut faire le plain d’eau.
On approche le premier village, la faim commence à me chicaner.
On trouve que du yaourt ou du miel, qui sont vendus par les paysans au bord de la route.
Si vous vous trouvez par ici en vélo, affamé sans rien à manger et que vous n’aimez pas le yaourt et le miel … là … vous êtes mal car l’ascension n’est pas fini.
Il y a l’option truite, crue je n’ai jamais goûté donc les sticks salé plus les gaines de tournesols et un litre d’eau feront mon déjeuner.
Une averse avec des toners de toute beauté me tombe dessus en pleine forêt. Heureusement j’ai pu m’abrité sous les arbres. On continue l’ascension sous la crainte d’une deuxième quand par magie un joli motel fait son apparition en même temps que le soleil.
Pas question de prendre le risque de continuer, je passerai la nuit là, en tant qu’unique client. Il y même une petite boutique où on vend, deviner quoi ? Du yaourt et du miel.

mardi 10 juillet 2007

J59 – BULGARIE

RADOMIR - KOSTINBROD
Réveillé :
5h50
Départ : 10h
Distance parcourue : 75 km
Distance totale : 3750 km
Temps : 4h25
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : yaourt demi-écrémé, feta, tomates, huile d’olive, manna, sticks salés, jambon dinde, , galettes de riz, pastèque, griottes, concombre, poivrons, oignon, graines de tournesol.

Résumé de l’étape : Embêté par le grand trafic sur les routes principales, je décide d’utiliser des petites routes secondaires, même si ça nous rallonge quelques fois.

Le parcours : Radomir - Kostinbrod
Ce fut une bonne décision, quelle tranquillité dans la campagne !
Quelques petites bosses, de temps à autre, mais rien de méchant, de plus le manque de trafic me permet de lire en toute quiétude, pendant que je pédale.
Du jamais vu, une moto qui à mis le cheval au chômage technique. On ne peut pas dire qu’ils manquent d’imagination ces bulgares. Par des signes je lui montre que je trouve l’idée pas mal, il se met à me raconter je ne sais pas quoi. En tout cas on a bien rigolé ensemble.
En fin d’après-midi, obligé de reprendre la route nationale qui mène à Sofia, je rencontre ce jeune téméraire parti de Zurich il y a bien des semaines, en direction d’Istanbul.
Steph me raconte un peu ses périples. Ayant déjà fait une année en Asie (pas en vélo) il a voulu tenter pour la première fois un voyage en vélo et il est très content du résultat.
On se quitte en se souhaitant mutuellement bonne chance pour la suite.
Je trouve un gîte pas très loin ou je passe la nuit dans…une soit disant chambre.

lundi 9 juillet 2007

J58 – BULGARIE

DELCEVO - RADOMIR
Réveillé :
4h55
Départ : 9h
Distance parcourue : 117 km
Distance totale : 3675 km
Temps : 7h15
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : lait demi-écrémé, corn flakes, tomates, huile d’olive, manna, flutes aux sésames, fromage light, mirabelles, carottes, galettes de riz, melon, cerises.

Résumé de l’étape : Une bonne nuit de repos plus les 2h de sieste de la veille ont permis à Picirelo de recharger ses batteries en glycogène et de attaquer la journée en pleine forme. Et ça se voit tout de suite car le premier col, de 11km, fut qu’une simple formalité.

Le parcours : Delcevo (Macedoine) – Radomir (Bulgarie).
A l’entrée du dernier petit village, dans la montée avant la frontière, j’ai la chance de croisé cet extraordinaire Monsieur. On se sert la main on se parle avec des signes et on se quitte en rigolant.
Ce fut un moment unique, qui m’a remplit le cœur de joie.
Je tien à préciser que ce n’est pas du tout pour me moquer de ces gens que je ferai ce genre de photos, mais c’est simplement pour montrer le charme des pays de l’Est.
Ils ont aussi maintenant des voitures de luxe et des somptueuses maisons qui n’ont rien à envier à celles de l’occident, cependant selon moi, le fait qu’ils ont gardé encore certaines traditions ancestrales leurs donne un côté singulier, très agréable à découvrir.
Dernière photo de ma cher Macédoine, ce pays fabuleux que j’ai découvert au hasard et qui restera à tout jamais dans mon cœur.
On passe chez les voisins en Bulgarie. Lublack n’aura pas à faire la douche de désinfestation.
Et voilà qui m’attendait de l’autre coté ! Heureusement que je ne suis pas en voiture, sinon je les aurais adoptés. Ils mon fait craquer….et je suis sur que vous partagerez mon sentiment.
Devant moi une distance de 23km, où il n’y a presque pas d’habitation.
Pendant ma pause du déjeuner je découvre la brochure de Pompéi dans une poche de mon sac, ça me fera une petite lecture.
Arrivé en plaine, Picirelo doit se faire 80 km sur une route nationale à grand trafic. Assez désagréable, heureusement 17 km avant Radomir il la quitte. On arrive à Radomir un peu entamé, on prend une chambre dans l’unique Hôtel Radomir, on fait vite la lessive et à manger et dodo.

dimanche 8 juillet 2007

J57 – MACEDOINE

BEROVO - DELCEVO
Réveillé : 6h10
Départ : 10h
Distance parcourue : 40 km
Distance totale : 3554 km
Temps : 2h
Météo : soleil
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : lait demi-écrémé, All Braun, tomates, huile d’olive, œufs, wassa, manna, flutes aux sésames, fromage light, framboises, mirabelles, carottes.

Résumé de l’étape : Au coin de ma fenêtre j’ai un nid d’hirondelles, je me réveille donc en entendant leurs agréable cries. En attendant que mes sympathiques américains se mettent debout, j’ai le temps de faire mes devoirs et de préparer mes bagages.

Le parcours : Berovo - Delcevo.
La journée est splendide, on reste un peu dans la rue, papoter en suite je prends la direction de la Bulgarie et eux irons se préparer pour aller se baigner dans un lac situé à 5km du village.
Je les vois tellement bien intégrés dans cette vie paisible du village que je me demande comment feront-ils à leur retour aux USA, où personne ne pourra comprendre ce qu’ils ont découvert ici.
Je leur conseille d’aller peut-être se faire une expérience semblable en Amérique latine.
Quel beau pays cette Macédoine, dont les traditions rurales sont si similaires à la Roumanie. Ceux qui veulent sortir du rébarbatif tourisme occidental, venez découvrir les merveilles de ce pays et vous ne serez pas déçus. Je vous l’assure.
Dans la tranquillité matinale, mon attention est attirée en m’approchant d’une station d’essence, par le bruit de cet engin que je vois arriver, de loin.
Si j’étais un cinéaste à la recherche de personnages drôles j’aurais pu crier bingo. Sortie de sa voiture pour gonfler ses pneus, ce bricoleur de presque 2m dégageait une bonne humeur inexplicable. Nous rigolons de bon cœur un petit moment, ensuite il repart laissant derrière lui un nuage de fumée.
Pauvre cheval, comment se mettre en pose avec cette armée de mouches affamées ?
Picirelo donne des signes de fatigue, je décide de le mettre au repos au prochain village si la chance nous sourit. Arrivé à Delcevo, dernier village avant la Bulgarie, pendant qu’il prenait son repas au bord de la rivière Picirelo fait la connaissance de Zoran Vucevski (tel.075993161), qui ayant travaillé à Lausanne pendant une année, parle un peu de français.

Je lui demande s’il ne connaît pas quelqu’un qui loue des chambres car j’aimerai passer la nuit dans son village. Il m’amène chez sa tente qui loue un studio dans sa grande maison.
Des gens tellement merveilleux.

samedi 7 juillet 2007

J56 – MACEDOINE

STRUMICA - BEROVO
Réveillé : 3h50
Départ : 10h30
Distance parcourue : 55 km
Distance totale : 3514 km
Temps :
4h
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h10

Menu du jour : lait entier, corn flakes, pastèque, tomate, huile d’olive, pêches, pâtes, petits pois, œuf, pain blanc.

Résumé de l’étape : Nous quittons l’hôtel un peu tard à cause du petit déjeuner que j’ai pu négocier dans le prix de la chambre. Avant d’entamer l’ascension, je traverse un autre petit village, on me fait des signes et on me salut partout. Les gens sont d’une gentillesse incroyable.

Le parcours : Strumica - Berovo.
5km de plat jusqu’à cette monastère orthodoxe et à partir de là, que de la montée pendant toute la journée.
Une dernière vue de cette vallée, dont agriculture, à juste raison, semble être son activité principale.
Pas de vent aujourd’hui et ça monte pour de bon. Les gambettes commencent à demander du sucre, heureusement ce n’est pas ce qui manque dans mon fardeau.
Tout contant d’arrivé au sommet du col, à 1400m Picirelo se prépare pour la descente.
Quelle descente ? Après 2km ça démarre pour un deuxième col. Super. Il faut manger car le réservoir est à plat. Qu’est qu’il y a pour déjeuner ? Corn flakes, feta et de l’eau.
Finalement ce n’est pas si mauvais, comme quoi la faim c’est le meilleur cuisinier.

Changement de décor, les premiers conifères font leur apparition.
Loup ou chien ? Je suis au milieu de la montagne, à 12 km du premier village.
J’ai du mal à y croire quand même, qu’il s’agit d’un louveteau victime du trafic nocturne.

Arrivé à Berovo, pendant que j’achetais mes légumes je fais la connaissance d’un jeune couple d’américains, qui travaillent en tant que bénévoles en Macédoine depuis plus d’une année.
Il m’invite à passer la nuit chez eux. Nous partons ensemble dans un petit village voisin, car Douglas doit assister à une présentation sur le recyclage des eaux (les deux parlent très bien la langue macédoine). En attendant je me trouve un autre copain.
Sara et Douglas un couple extraordinaire. A des milers de kilomètres de chez eux ils veulent découvrir le monde, vu sous un autre angle. Que puis-je dire ? Chapeau ! Continuer comme ça, le bonheur vous entour, il ne vous reste plus qu’à le consommer.
Je vous remercie infiniment pour votre hospitalité hors du commun. De toute façon nous resterons en contact à travers l’email et je vous attends à Genève avec les bras ouvert, à mon retour.

vendredi 6 juillet 2007

J55 – MACEDOINE

POLIKASTRO - STRUMICA
Réveillé : 4h15
Départ : 10h30
Distance parcourue : 78 km
Distance totale : 3459 km
Temps :
5h47
Météo : soleil ~28°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : lait demi-écrémé, melons, pastèque, manna intégral, tomate, oignon, concombre, fêta light, abricots, huile d’olive, poivrons.

Résumé de l’étape : Je mets le blog à jour et on démarre, super bien synchronisé avec le vent car il commence en même temps, comme si je n’avais pas eu assez la veille.


Le parcours : Polikastro (Grèce) – Strumica (Macedoine).
Ici prend fin mon voyage de 3 semaines en Grèce (1187 km), duquel je garderai un souvenir inoubliable.
Une citerne d’eau aux multi fonctions.
Il faut savoir que chaque nid de cigognes détient toute une colonie des moineaux également.
Bienvenue en Macédoine, ces sympathiques agriculteurs ont voulu à tout prix m’offrir deux pastèques, dont j’ai du en accepter la plus petite, pour ne pas les vexer.
Pendant la montée on fait une pause au bord de ce petit lac.
Nous aurons que de la montagne pendant ces 3 jours prévues en Macédoine.
Pour ménager un peu Picirelo je décide de m’arrêter au prochain village.
Pas de chance, dans l’unique hôtel du Valandovo il y a une grande fête et l’établissement est fermé.
Déjà fatigué Picirelo doit mettre le cap vers Strumica à 25 km plus loin, dont 15 km d’ascension.
Pour le distraire de l’effort je déchire quelques pages de mon livre et je lui mets de la lecture à la place de la carte, et ça fonctionne à merveille.
A Strumica après 3 tentatives je trouve un joli hôtel (Tiveriolol tel.00389/34340420) au centre ville. Il est déjà tard mais je gagne une heure car ici on a la même heure qu’on Suisse.
Je me suis endormi pendant que je passais mon fil dentaire, ça veut tout dire.

jeudi 5 juillet 2007

J54 – GRECE

PARALIA - POLIKASTRO
Réveillé : 4h25
Départ : 8h05
Distance parcourue : 105 km
Distance totale : 3381 km
Temps :
6h10
Météo : soleil ~35°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : lait demi-écrémé, All Braun, pêches, pastèque, manna intégral, tomate, ail, huile d’olive, poivrons.

Résumé de l’étape : En quittant Paralia, j’ai eu le remord de ne pas avoir fait une photo avec le levé du soleil. C’est un spectacle magnifique car ici il se lève dans la mer. Le Golfe du Thessalonique est joli, il y a beaucoup de villages avec énormément de possibilités de se loger.


Le parcours : Paralia - Polikastro.
Le dernier village au bord de la mer.
On s’arrêtera pour prendre le petit déjeuner, par conséquent alléger de 2kg ma cargaison.

Tiens Poséidon, je t’offre ma dernière pêche en guise de remerciement pour les beaux moments que j’ai passé dans tes eaux. Ne te fatigue pas Picirelo, il mange que des algues et du poisson, celui-là.
C’est super de nager dans la mer mais dans les rivières on trouve aussi des magnifiques coins.
Subitement en regardant la carte je décide d’aller vers l’Yougoslavie. De cette manière on remplacera l’Albanie par son pays limitrophe.
Pendant nos 40 derniers kilomètres on se trouve avec un puissant vent de face, pas moyens de l’esquiver ma route lui est perpendiculaire.
Finalement après des grands efforts (bravo Picirelo) on arrive à Polikastro qui se trouve à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec l’ex Yougoslavie. On pose le tout à la pension Astro (tel.2343023332) et on va faire quelques courses et retirer de l’argent.

mercredi 4 juillet 2007

J53 – GRECE

LARISSA - PARALIA
Réveillé : 4h
Départ : 7h
Distance parcourue : 100 km
Distance totale : 3276 km
Temps :
4h36
Météo : soleil ~35°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 0h30

Menu du jour : lait demi-écrémé, corn flakes, pêches, melon, wassa, pain de seigle intégral, amandes, noix de cajou, thon, mais, oignon, huile d’olive, poivrons.

Résumé de l’étape : - Content de te revoir Lublack, je n’aime pas du tout ne pas t’avoir dans la chambre pendant la nuit. On ramasse en vitesse le tout et on déguerpit au plus vite.
L’étape commence par un bon bout d’autoroute, toujours la A1. Après une heure je commence à voir, au loin, des montagnes, je crains un peu puisque je n’ai pas préparé Picirelo pour la grimpe.


Le parcours : Néo Anchialos - Larissa.
Plus de peur que de mal, car en effet on traverse une gorge, sans avoir trop monté.
Qui est très jolie d’ailleurs.
On est en bas du Mont Olympe (2917m).
Et ça ? Je ne me rappelle plus, ça m’apprendra de ne pas prendre des notes.
A la sortie de Katerini, en route vers la mer.
J’amène Picirelo en discothèque, comme ça il ne peut pas se plaindre que je ne l’ai jamais sorti.
-Regarde Capo, je peux faire comme le cheval.

Paralia c’est un endroit touristique au bord de la Mer Egée, il y a une panoplie d’hôtels, de toutes les catégories.
La mienne sera comme toujours, celle où les nuages cachent bien les étoiles.
On s’installe à l’Hôtel Korali (tel.2351061417) et Picirelo prend son dernier bain dans la mer.

mardi 3 juillet 2007

J52 – GRECE

ANCHIALOS - LARISSA
Réveillé : 4h
Départ : 9h20
Distance parcourue : 75 km
Distance totale : 3176 km
Temps :
3h50
Météo : soleil ~35°C
État physique : bien
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : lait demi-écrémé, All Braun, pêches, prunes, melon, corn flakes, wassa, pain de seigle intégral, noisettes, noix de cajou, poulpe.

Résumé de l’étape : Hier j’ai du faire un détour de 6km pour dormir au bord de la mer. En conséquence ce matin il faut commencer l’étape, par ce retour à la route nationale qui est presque parallèle jusqu’à Larrisa, à l’autoroute n°1. Ça monte pendant une dizaine de kilomètres en suite on descend dans une vallée, où il y a que des lignes droites, dans un plat total.


Le parcours : Néo Anchialos - Larissa.
Comment expliquer le parfum dégagé par un champ de mais ?
J’écoute Vangelis et je laisse Picirelo aller vite.

Arrivé à Larissa on se rend compte qu’il est trop tard pour tenter de joindre la mer, qui se trouve à une quarantaine de kilomètres. Je rentre dans ce magasin de vélos pour chercher des poignées plus molles, les miennes commencent à rendre l’âme.
Devant la gare, selon les conseille reçu dans le magasin, on trouve une affreuse pension, Panthéon. Lublack n’as pas le droit dans la chambre, mais si je le retrouve demain matin, je me déclare content.

lundi 2 juillet 2007

J51 – GRECE

RACHES - ANCHIALOS
Réveillé : 4h50
Départ : 9h30
Distance parcourue : 78 km
Distance totale : 3101 km
Temps : 4h30
Météo : soleil ~35°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h40

Menu du jour : muesli, lait demi-écrémé, abricots, ail, manna intégrales, huile d’olive, tomate, viande de poulet, pêches, prunes, pastèque, poivrons, corn flakes, tomates, amandes.

Résumé de l’étape : Je n’en reviens pas, ce matin panne à l’arrière à nouveau. Un petit bout de fil de fer a réussi à pénétrer dans mon « super pneu » Continental.
Bon, puisque c’est comme ça, je profite pour intervertir les pneus afin de les user au mieux et d’avoir une chambre à air non vulcanisée à l’arrière.
Lublack complètement désossé, je lui fais une inspection et nettoyage général.
J’avais prévu de répondre aux emails reçus, mais le sort en a décidé autrement.


Le parcours : Raches – Néo Anchialos.
La région est plus que vallonnée mais peu importe, j’écoute Dire Straits ce qui me fait penser à mes 20 ans, quand avec l’excuse de mes études, je ne bougeais jamais mes fesses.
- Capo la mer.
- Oui c’est beau, mais ça n’a pas l’air de s’aplatir.
Au contraire.
Cette fois on a carrément un col à franchir.
Il fait chaud mais c’est fini avec la pollution d’Athènes.
- Capo, tu m’achète une pastèque ?
- Ça ne t’a pas suffi les prunes?
- Non, ça m’a pris l’envie d’une pastèque voilà !
- Regarde où on est et ça te passera.
Par magie voici sur quoi on tombe.
Ça mérite bien une photo, comment peut-on expliquer certains miracles ?
Le vendeur veut une photo avec sa famille également.
Voilà, c’est fait. Qu’est qu’il était content !

Finalement sur du plat, c’était le moment.
Monsieur Cigogne fait les courses.

Pendant que Madame Cigogne monte la garde auprès de leurs 3 progénitures.
A l’hôtel Pyrassos (tel.2428076256) Picirelo doit encore faire la lessive avant que je le libère pour une baignade dans une mer de plus en plus chaude.

dimanche 1 juillet 2007

J50 – GRECE

LAMIA - RACHES
Réveillé : 4h50
Départ : 13h
Distance parcourue : 40 km
Distance totale : 3023 km
Temps : 2h10
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : muesli, lait demi-écrémé, abricots, ail, manna intégrales, huile d’olive, tomate, fêta, biscuits, oignons, tomates, noix de cajou, chou.

Résumé de l’étape : Par chance juste devant l’hôtel se trouve un internet café, ainsi au but de 3 heures d’internet l’affaire du blog est réglée. De retour à l’hôtel au moment de partir… panne à nouveau, sur la roue arrière maintenant. Cette fois c’est plus sérieux puisque la valve s’est déchirée (défaut de fabrication). Finalement je parviens à partir très tard, vers 13h.


Le parcours : Lamia - Rakhes.
On quitte la ville au plus vite. A la sortie on passe devant ce cimetière (pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de voir un cimetière orthodoxe, voici un).
L’église du village Stilis, ou plutôt une des églises car même petit, un village peut en avoir plusieurs.
Picirelo arrive à l’unique hôtel du village Rakhes (Scala, tel.2238031113) juste au moment où la fête d’un baptême prend fin. Dommage j’aurais bien voulu faire une photo.
Raches c’est un pittoresque village au bord de la mer, dont voici le port.
Allons nager … depuis le temps qu’il attendait cet agréable moment.