samedi 30 juin 2007

J49 – GRECE

ALIARTOS - LAMIA
Réveillé : 4h40
Départ : 9h30
Distance parcourue : 115 km
Distance totale : 2983 km
Temps : 6h
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour : abricots, ail, manna intégrales, huile d’olive, tomate, melon, feta light, concombre, oignons, tomates, poivrons, ail, noix de cajou, chou.

Résumé de l’étape : Le retard pris dans mes devoirs (des mails n’en parlons même pas, vous m’excuserai…j’espère) me retient dans la chambre plus que prévu. Finalement j’arrive à mettre à jour mon voyage et avec la conscience plus tranquille, je me mets en route. Il va falloir trouver pendant ce week-end un internet café pour faire de même avec le blog.



Le parcours : Aliartos - Lamia.
Picirelo est à nouveau en forme, comme quoi un bon repos, c’est très important.
Je me demandais sans cesse qu’est que c’est cet arbre ? Pour ceux qui étaient dans mon cas, sachez que c’est l’arbre des pistaches, dont voici une jolie plantation.
-Regarde Capo les ruines d’un ancien moulin à eau.
-A oui ! regarde plutôt les nuages à ….eau.
Au loin la montagne du Pinde. On entend les coups de toners et on aperçoit la pluie au loin.
Pour l’instant elle nous évite, juste quelques gouttes de temps à autre.
Après 80km et une jolie averse je décide de m’arrêter car ça commence à monter.
On ne trouve rien et il faut continuer, et ça grimpe toujours.
A l’horizon … toujours rien, si ce n’est que la menace d’une nouvelle averse.
Finalement on parvient au sommet du col d’où une interminable descente commence jusqu’à Lima.
Il est tard, on se trouve in extremis un hôtel au centre ville, Athina (tel.2231020700).
Il commence à pleuvoir.

vendredi 29 juin 2007

J48 – GRECE

ATHENES - ALIARTOS
Réveillé : 5h
Départ : 6h30
Distance parcourue : 100 km
Distance totale : 2868 km
Temps : 5h40
Météo : soleil ~40°C
État physique : bien
Moral : bon
Couché : 21h

Menu du jour : abricots, ail, manna intégrales, huile d’olive, tomate, pastèque, feta light, concombre, oignons, flutes aux sésames, œuf, ail.

Résumé de l’étape : Comme prévu à la veille Dimitris vient me chercher à l’hôtel (où j’ai eu une chambre gratuitement grâce à lui) à 6h. Nous passons dans son bureau pour prendre mon vélo, laissé là-bas hier soir par double sécurité.


Le parcours : Athènes – Aliartos.
Je le suis Le Roi des cyclistes d’Athènes, dans une circulation ahurissante.
Au loin on voit la fumée des collines au alentour d’Athènes, qui sont encore en feu.
Ça nous obligera de faire un petit détour.
Une fois sortie du trafic on se retrouve dans la paisible campagne, et ça grimpe.
Même les chiens sont surpris par notre bravoure, chaleur et grimpe, inutile de vous dire qu’on ne croisera pas d’autre cyclistes.
On est déjà au sommet du premier col.
Une petite pause balançoire, ça ne fait que du bien.
Ça commence à chauffer, on a faim et soif, nous décidons de faire une pause ravitaillement au prochain village.
Devant une très jolie chapelle orthodoxe.
Qu’est que je vous disais.
Un dernier coup d’œil et nous repartons.
Ça descend jusqu’au village.
Comme vous le savez la Grèce déborde d’histoire, et des sites archéologiques et des monastères il y en a partout. Tu as soif, n’est pas ?
Je n’ai pas compris pourquoi il ne boit pas assez.
Allons manger, c’est le moment. Nous avons fait ensemble 50km.
Bon appétit, chacun sa moitié (je lui ai donné un coup de main vers la fin).
Nous bavardons un long moment pour une dernière fois, en suite le moment de se dire au revoir mettra fin à cet rencontre extraordinaire.
Dimitris devra se refaire la route au retour et aller au travail et Picirelo continuer la sienne.

A nouveau seul, Picirelo avale son chagrin et met le cap vers le Nord. Il a eu encore un col de 6km à affronter, ensuite se fut que du plat à travers la chaude campagne.
Au bout de 100km, au bord de la route, on s’arrête à l’hôtel Tsaparas tel.2268023522.

Une journée dédiée à Dimitris ASPIOTIS. Comment pourrais-je te remercier autrement ?

jeudi 28 juin 2007

J47 – GRECE

ATHENES
Réveillé : 5h35
Météo : soleil ~45°C
État physique : bien
Moral : bon
Couché : 23h

Menu du jour : lait, poivrons, tomates, flocons de mais, yaourts, friselles intégrales, salade grecque, pêches, melon, flutes intégrales aux sésames, œufs, pastèque, huile d’olive.

Résumé de la journée: Notre dernière visite à Athènes est un peu plus courte car Claudia doit être à l’aéroport vers 18h.


Toujours attirée par les cochonneries…Picirela.
On trouve ceci un peu partout, un héritage turc certainement.
Qu’est que t’es affreux! Et toi, tu as vu ton pif !
Je lui apprends à Picirela comment on peut manger la pastèque …façon routard.
C’est le moment de se dire au revoir. C’est triste, c’est très éprouvant pour le moral ….mais c’est comme ça …dans la vie il n’y aura jamais de réussite sans sacrifice….

mercredi 27 juin 2007

J46 – GRECE

ATHENES
Réveillé : 5h35
Météo : soleil ~45°C
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 0h30

Menu du jour : lait, poivrons, tomates, flocons de mais, yaourts, pain, salade grecque, pêches, melon, flutes intégrales aux sésames.

Résumé de la journée: La balade d’aujourd’hui commence par la visite du fameux Musé Archéologique.


Une petite photo souvenir et on rentre.




On fait les guignols.
La statue équestre – Jockey de l’Artémision – en bronze.
Chacun à son tour.
- Tu as déjà fait le tour du monde toi ?
Alors arrêtes de te la jouer comme ça…
Salut Poséidon, tu n’as pas pris une ride depuis la dernière fois….
Cliquer sur l’image pour voir l’album web.
Lublack veut aussi une photo avec Madame et Acropolis.
La chaleur commence à nous fondre le peu de cerveau qui nous reste.
On rentre à l’hôtel pour une douche.
Et on ressort un peu plus tard en compagnie de Dimitris, qui nous invite au restaurant pour un plat traditionnel.

mardi 26 juin 2007

J45 – GRECE

ATHENES
Réveillé : 5h50
Météo : soleil ~45°C
État physique : fatigué
Moral : au top
Couché : 0h55

Menu du jour :
lait, poivrons, tomates, flocons de mais, yaourts, pain, salade grecque, poisson, pêches, abricots, figues, galettes de riz intégrales.

Résumé de la journée: Aujourd’hui on se retrouve avec Dimitris et c’est reparti pour un marathon sous une chaleur impressionnante (en ville elle est accentuée par le ciment et la pollution).


Le marché aux fruits, tout près de la place Omonia.
Le marché aux poissons.
On fait une pause et Dimitris nous invite pour un café grec.
A l’entrée des jardins Zappeio.
Le stade Panateneo. Nous sommes les seuls fous à se balader à pied par cette chaleur.
Le changement de la garde.
Pour le faire bouger celui-là ….rien à faire.
Devant le Parlement.
L’Académie, il faut grignoter quelque chose, quand même.
Et s’hydrater également, peu importe la position.
Devant la Bibliothèque Nationale.
La vue, avant la tombée de la nuit, sur la ville d’Athènes, depuis le Mont Lycabette.
Bon appétit. Quoi que c’est mieux de ne pas trop en avoir dans ce gendre de restaurant.

lundi 25 juin 2007

J44 – GRECE

ATHENES
Réveillé : 5h40
Météo : soleil ~45°C
État physique : un peu fatigué
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : lait, œuf, friselle intégrales, persil, huile d’olive, basilique, tomates, pistaches, cacahuètes, bretzels, flocons de mais, jambon, fromage, pain, yaourts, oranges.

Résumé de la journée: Claudia est arrivée finalement vers 2h30 du matin à cause du retard de l’avion, et… les mains dans la poche... Ceci dit la visite d’Athènes démarre avec beaucoup de fatigue et avec le soucie des bagages.


Le marché aux viandes pas très loin de la place Omonia.
Je profite pour acheter des pistaches et des cacahuètes, ce n’ai pas ce qui manque par ici.
Picirela a besoin de sa glace…. pour qu’elle vous fasse un sourire.
Dans les rues touristiques de Monastiraki.
Heureusement que les fruits font aussi partie de ses plaisirs.
On fait une petite pause « cerise » avant d’attaquer la montée vers l’Acropolis.
Un peu d’ombre et ça repart.
Le Théâtre de Dionysos.
Attend que je me mette en photos !… trop tard, c’est fait.
Le Parthénon, l’appartement de la vierge selon la traduction du mot grec, est selon moi, le plus important monument d’Acropolis.
Le mont Lycabette, avec sa petite chapelle Agios Giorgios au sommet.
Il faut reprendre son souffle de temps à autre.
Pour suivre Picirela il faut vraiment être fort pour la marche et ce n’est pas du tout mon cas.

Quelques talents cachés, il y a pour tous les gouts dans ce petit magasin de Plaka.
Cliquer sur l’image pour voir l’album web.
Dernière visite, le Temple de Olympian Zeus, avant de battre en retraite et se refugier à l’hôtel pour un repos bien mérité. Tard dans la nuit les bagages arrivent, quel soulagement.

dimanche 24 juin 2007

J43 – GRECE

CORINTHE - ATHENES
Réveillé : 4h50
Départ : 8h25
Distance parcourue : 93 km
Distance totale : 2768 km
Temps : 5h
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 3h

Menu du jour : abricots, lait demi-écrémé, ail, muesli, jus de tomate, friselle intégrales, persil, huile d’olive, basilique, tomates, oranges.

Résumé de l’étape : Parti tôt ce matin, je pensais trouver moins de trafic. Ce ne fut pas le cas, mieux, quand même, mais loin des tranquilles dimanches dont j’avais l’habitude. Poussé par la curiosité de voir le fameux canal, héritage des allemands après la première guerre mondiale, Picirelo pédale hâtivement.


Le parcours : Corinthe – Athènes.
Et à l’improviste on se retrouve déjà sur le pont qui le traverse.
Je ne me l’imaginer pas aussi étroit.

-Quelle est la vérité, Picirelo ?
-Qu’il va faire très chaud aujourd’hui.
- Je vois aussi…que tu as encore du succès avec...les filles.

Il n’est que 10h30, pour combattre la déshydratation il a déjà gobé 2 kg d’abricots, 0.5 l de lait et 1l d’eau.

J’ai connu des chaleurs plus élevées, en Argentine, dans la Rioja donc ça ne m’impressionne pas trop mais c’est quand même ahurissant quand vous avez le vent de face et il est tout simplement bouillant.

Même les titans s’écroulent sous la chaleur.Dans la périphérie d’Athènes, le miracle se produit, la rencontre avec un cycliste Aspiotis Dimitris.
Très surpris par mon voyage, il me propose de m’accompagner en ville pour me donner un coup de main dans la recherche d’un hôtel.
On fait un petit détour pour une photo dans un cadre digne de notre rencontre.
Si l’Acropole fait partie de l’histoire d’Athènes, toi Dimitris tu feras partie de mon voyage avec ses rencontres inoubliables. Merci de tout cœur pour ta gentillesse.
Après quelques tentatives infructueuses (prix trop élevé, pour mon budget) on trouve l’Hôtel Marathon tel.2105231865 dont le nom me plait beaucoup.

samedi 23 juin 2007

J42 – GRECE

DIAKOPTO - CORINTHE
Réveillé : 3h10
Départ : 8h25
Distance parcourue : 94 km
Distance totale : 2675 km
Temps :
4h50
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : abricots, lait écrémé, feta light, oignon, flocon de mais, jus de tomate, wassa au sésame, pâtes, thon, mais en boîte, persil, huile d’olive, figues, basilique.

Résumé de l’étape : Dimitropoulos m’avait bien dit que la route jusqu’à Athènes est que sur du plat à partir de maintenant. Il avait raison, on longe le golfe de Corinthe sur l’ancienne route nationale et des fois elle est si proche de la mer qu’on se croirait sur un pont infini. Malheureusement il y a beaucoup de trafique et à toutes les heures. Toujours pas l’ombre d’un sportif.

Le parcours : Diakopto (Heleon) - Corinthe.
Attention Picirelo!, ne t’encoubles pas les pattes car j’ai encore besoin de toi.
Il est grimpé sur le toit pour un petit déjeuner particulier, la vue était magistrale.
Une église si proche de la mer qu’on pourrait dire pied dans l’eau.



J’ai chaud, et il fait très chaud … apparemment pas pour tout le monde.
Une semaine déjà que je parcours la Grèce et je n’ai toujours pas vue un seul nuage.
C’est fantastique.
Une autre église orthodoxe, allons chercher un peu d’ombre.


Une autre, différente de celles que j’ai vues jusqu’à présent.
Les gens par ici m’ont l’air très croyant.
L’eau est tout le long comme ça, calme et transparente. Ce fut notre dernier stop, en suite on est arrivé à Corinthe est on a logé à l’Hôtel Acropolis tel.2741022430.

vendredi 22 juin 2007

J41 – GRECE

RIZA - DIAKOPTO
Réveillé : 3h25
Départ : 10h
Distance parcourue : 60 km
Distance totale : 2581 km
Temps :
3h25
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : mirabelles, abricots, lait écrémé, biscottes intégrales, feta light, ail, oignon, flocon de mais, tomate, wassa au sésame, pâtes, noisettes, persil, huile d’olive, pignons, figues.

Résumé de l’étape : Arrivé en Grèce dans l’Epire, Picirelo traverse depuis quelques jours la Grèce Occidentale. Aujourd’hui il traverse le pont de Patras qui relie la Grèce Centrale à la Péloponnèse.


Le parcours : Riza (Andirrion) – Diakopto (Heleon).
Finalement sur le fameux pont, aux couleurs du drapeau grec (blanc et bleu).
Une photo depuis le pont avec le golfe de Patras et on repart.
Le pont vu depuis la Golfe de Corinthe.
La voilà la cigale, dont le merveilleux chant, mondialement connu, est identique dans toutes les langues.
Dernière pause avant d’arriver à Heleon, où on passera la nuit dans une minuscule chambre sous le toit d’une pension (Dimitropoulos tel.0691060396) dont le patron est très sympathique et en plus parle anglais.
Depuis que je suis en Grèce je n’ai presque parlé à personne.
Les gens que j’ai croisés dans les petits villages parlent que le grec, alors causer avec un local me fait plaisir. Je le laisse finalement travailler un peu et je profite du calme de la mer pour nager avant le repas.

jeudi 21 juin 2007

J40 – GRECE

MESOLONGHI - RIZA
Réveillé : 4h20
Départ : 9h45
Distance parcourue : 38 km
Distance totale : 2519 km
Temps : 2h20
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : abricots, lait écrémé, biscottes intégrales, jambon cuit, courgette, flocon de mais, fromage brebis, tomates, wassa au sésame, salade de poulpe, pâtes, sauce tomate.

Résumé de l’étape : Hier je n’ai pas trouvé la force nécessaire pour aller dans l’internet café afin de mettre le blog à jour, donc la journée commencera par ça. En suite en passant devant un distributeur de billets on fait le plein, par conséquent quelques courses aussi et on route.


Le parcours : MessolonghiRiza (Makinia Beach).
Il me semble bien que cette pente nous fait contourner ce gros caillou.
Après la montée, ou les 2 kg d’abricots …va savoir, un moment de repos s’impose.
On reprend la route sous la même chaleur en écoutant de la musique grecque. Elle est comme le chant des cigales ….toujours le même leitmotiv.
Comment je pourrais la définir ? Je dirais, comme un passage de la musique orientale à l’occidentale. Oui c’est exactement comme ça que je l’aperçois.

Qu’est qu’il y a de si beau là-bas, Picirelo ?
Le GRAND BLEU mon vieux.
Encore avec ton grand bleu ?
-Non, c’est le Golden Gate.
-Toi, la chaleur ne doit pas te faire que du bien. San Francisco est encore très, très loin.
Derrière le grand caillou on tombe sur ce minuscule village de trois maisons et une église.
Un peu plus loin, juste avant le pont à Andirrion, on trouve au bord de la mer un gîte (Panolia tel.063431182) de toute beauté, paradoxalement vide.
On prend une chambre en vitesse et on file nager.
-C’est qui, qui fait à manger ? Parce que moi j’ai fait la lessive.
-Moi je me cultive, donc déduction logique ?
-Je croyais que l’esclavage a été aboli.
- Bravo Picirelo, c’est ce que j’appelle un vrai plat de pâtes. J’ai bien fait de te prendre avec moi.
- Bon appétit !, comme s’il t’en manquait.

mercredi 20 juin 2007

J39 – GRECE

ASTAKOS - MESOLONGHI
Réveillé : 5h05
Départ : 9h50
Distance parcourue : 60 km
Distance totale : 2481 km
Temps : 3h46
Météo : soleil
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour : nectarines, abricots, lait écrémé, citron, oignon, biscottes intégrales, thon, courgette, flocon de mais, fromage brebis, concombre, grissines au sésame.

Résumé de l’étape : On commence déjà par une montée, ni trop longue ni trop courte, par la même chaleur d’hier, qui dépassera à nouveau, au milieu de l’après-midi, les 40°C.


Le parcours : AstakosMessolonghi.
La vue depuis la terrasse de ma chambre, qui donne sur la droite sur le pittoresque port du village.
Le centre est au bord de mer, en vélo on le parcourt rapidement.
Depuis l’autre rive, on à un aperçu de tout le village, inséré entre la montagne et la mer.
On quitte la mer pour traverser cette colline où la nature détient encore ses droits.
C’est mon 5ème jour en Grèce et je n’ai toujours pas vu un seul cycliste.
Des cyclotouristes, n’en parlons même pas.
En sillonnant la vile de Messolonghi à la recherche d’un hôtel au prix abordable je découvre cette jolie église orthodoxe.
Aujourd’hui on se contentera avec une minuscule chambre, sur le toit de l’hôtel Avra (tel. 2631022284), dont le prix est plus élevé que pour celles que j’ai eu au bord de mer.

mardi 19 juin 2007

J38 – GRECE

VONITSA - ASTAKOS
Réveillé : 5h10
Départ : 10h30
Distance parcourue : 71 km
Distance totale : 2350 km
Temps :
4h
Météo : soleil ~40°C
État physique : au top
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : All-Braun, lait écrémé, noisettes, abricots, persil, flocon de mais, ail, jambon cuit, pastèque, friselle intégrales, coca-cola light, sauce tomates, bananes.

Résumé de l’étape : Et voilà, les remèdes de grand-mère, à haute dose, ont remis Picirelo d’aplomb et pour fêter le retour en forme on commence la journée par un footing matinal. L’endroit est trop beau pour ne pas exercer cette superbe discipline également, laissé de côté depuis un moment.


Le parcours : Vonitsa - Astakos. Une journée inoubliable. Il y en a qui bosse à cette heure ci. La cueillette des crustacés.
Picirelo traverse un petit pont et il fait le tour de cette ile.
A la fin de son footing il se fait une petite nage également.
Un bon petit-déjeuner (All-Braun, lait écrémé et noisettes) avant de prendre la route.
Je pense que les grecs aiment beaucoup l’ail, c’est peut-être un moyen de garder la distance de sécurité, les uns des autres…
Il fait déjà très chaud, sur la route pas une seule personne, même les brebis en soufre.
Allez Picirelo, dépêche c’est l’heure du déjeuner!
Une jolie pastèque de 7 kg, pour éviter tout risque de déshydratation, et satisfaire mon appétit d’ogre. Je l’ai transformée en énergie cinétique, en m’y prenant à deux reprises, quand même.
Santa la Cleopatra que c’est beau, ce parcours me plait à la folie.
Je suis là ! Cliquer sur l’image pour voir l’album web.
Pas un brin de vent et une chaleur comme celle que j’aime (~ 40°C hier à Athènes il a fait 43°C) aujourd’hui je suis dans mon élément.
Des coins perdus, j’ai qu’un envie…de faire pipi…hooopsss, pardon j’ai oublié qu’on me surveille, c’est de me jeter à l’eau, oui c’était ça.
Et là, je n’en peux plus, et je l’ai fait…les deux.
Ne vous bousculez pas, après la nage il y a toujours de la place.
Alors : - comme entrée, les moins mures ; en plat principal, les mures et comme dessert, les bananes.
Quel itinéraire extraordinaire, celui d’aujourd’hui.
Il se fait tard, toujours pas l’ombre d’un village.
- Capo tu es sur qu’il y a quelque chose par ici ?
- Oui, en tout cas sur ma carte.
Mais ça monte !
Et puis après, c’est magnifique.
- Même les chèvres ont l’air perdues.
- C’est bon signe.
- Pourquoi ?
- Quand il y a du bétail, il y a des humains dans les alentours.
- C’est ça ! tu m’as déjà fait le coup en Argentine.
- Là-bas les alentours ont …. une autre dimension, on va dire.

Tu vois le village là-bas au fond, qu’est ce que je te disais…
Alors on y va, met le turbo. Attend une toute dernière.
On arrive à Astakos un peu tardivement, il est déjà 19h.
On passe la nuit à l’unique hôtel (Stratos – tel.2646041911) dans le mini port.

lundi 18 juin 2007

J37 – GRECE

KANALI - VONITSA
Réveillé : 5h10
Départ : 10h30
Distance parcourue : 53 km
Distance totale : 2350 km
Temps :
3h05
Météo : soleil
État physique : malade - enrhumé
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : nectarines, abricots, lait écrémé, pain intégral, persil, flocon de mais, huile d’olive, ail, carotte, pastèque, friselle intégrales, yaourts light.

Résumé de l’étape : Plus de mal à la gorge, en revanche le nez coule toujours. De plus, après autant de citrons Picirelo ne sent plus sa langue. Nous allons traverser une petite ville, Preveza et pour ne pas se retrouver à nouveau avec trop de jours à mettre sur le blog je décide de le faire ici. On se met à la recherche d’un internet café, on trouve plusieurs mais il est lundi donc tous fermé. Par chance je trouve un ouvert dans le port, où on passera 2h30.


Le parcours : KanaliVonitsa (pour une fois, que du plat aujourd’hui).
- Calimera ! Moi immigré roumain chercher dormir !
Voilà ce qu’il me fallait pour ma traverser à la nage….ça m’est resté à travers de la gorge.
On approche Vonitsa dont on voit le château.
- Capo, à quoi tu pense ?
- Tu le sais très bien.
- Ne t’en fait pas il y a une solution pour chaque problème.
- Te voilà philosophe toi, ne te fatigue pas trop, tu as été créé pour pédaler…mais j’avoue que tu as raison. A force de cogiter je la trouverai.

Ma première pastèque, une petite de 2kg et je peux vous dire qu’elle était tip top.
On a fait Vonitsa en long et en large à la recherche d’un gîte mais en vain. Je n’ai pas envie de partir plus loin car il est déjà 19h30. La chance me sourit à nouveau, dans cet hôtel Bel Mare (tel.0643022394) vu l’heure, le patron accepte de me faire la chambre à moitié prix.
Je n’en reviens pas de la vue que j’ai, de plus c’est le calme total. Vite Picirelo on va nager avant de manger, OK !

dimanche 17 juin 2007

J36 – GRECE

PARGA - KANALI
Réveillé : 6h15
Départ : 12h
Distance parcourue : 53 km
Distance totale : 2297 km
Temps :
3h
Météo : soleil
État physique : malade - enrhumé
Moral : au top
Couché : 23h30

Menu du jour : nectarines, abricots, noisettes, galettes intégrales de riz, œuf, lait écrémé, citrons, oignon, pain intégral, jambon de dinde, courgettes, persil, flocon de mais.

Résumé de l’étape : Ce matin ça ne va pas mieux, la gorge ne fait plus si mal, mais un peu de fièvre persiste encore. Picirelo reste au lit, de toute façon il a du retard dans ses devoirs, ceci dit, il a de quoi s’occuper pour un bon moment.
Vers 11h l’envie de bouger un peu, me fait prendre la décision de déménager. On charge Lublack en vitesse et nous nous mettons en route. Il fait très chaud et ça commence de suite par une montée, niveau pédalage ça a l’air d’aller.


Le parcours : PargaKanali (désolé pour l’état de la carte mais pour la Grèce je n’ai rien de mieux).Si quelqu’un peut m’aider. Merci d’avance.La vue depuis la terrasse de ma chambre. Sur la gauche le resto du frère d’Elena, la patronne des lieux.
Il doit faire facilement 35°C, le relief toujours le même, montée et descente ou vice versa si vous préférer.
Picirelo dégouline de partout, je n’ai pas le souvenir de l’avoir vu transpirer autant en vélo, ça doit être la fièvre, plutôt que la chaleur.
La mer est calme au milieu de l’après-midi et toujours aussi transparente, peu importe l’endroit.
De loin j’aperçois sur la route cette étrange bestiole, qui avec son petit « sac à dos » se préparait à défier la mort, en traversant la route. Au début j’ai cru que c’était une monte religieuse, mais non, c’était plutôt une sauterelle géante (la ligne blanche fait environ 15 cm) d’environ 5 cm, très maladroite.
Je la prends et la rejette dans les hautes herbes. En guise de remerciement elle me régurgite un liquide brunâtre et nauséabond sur le doit…mortaci suoi.
Après 50 km on s’arrête à Kanali, un paisible village au bord de mer, dans un gîte, chez Mme. Christine Miriounis (tel.00302682051889) une parisienne, mariée avec un grec et installée ici depuis 25 ans. On discute un petit moment, et je file à la mer nager un instant, l’eau est encore plus chaude qu’hier.

samedi 16 juin 2007

J35 – GRECE

IGUMENISA - PARGA
Réveillé : depuis 23h30
Départ : 5h15
Distance parcourue : 50 km
Distance totale : 2244 km
Temps :
3h15
Météo : soleil
État physique : malade - enrhumé
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : concombres, nectarines, abricots, friselle de seigle, noisettes, galettes intégrales de riz, œuf, lait écrémé, citrons, ails, oignon, tomates, pain intégral.

Résumé de l’étape : Allongé sur la moquette, dans un coin du navire, à l’entrée des cabines, Picirelo réussit de temps à autre à fermer l’œil. Un jeu plutôt fatigant que reposant, qui dure jusqu’à 23h30.
A 3h on va chercher Lublack pour préparer le débarquement.
Tout seul dans la salle d’attente de la station d’Igumenitsa, Picirelo profite pour se faire un brin de toilette et vers 5h15 il décide de partir, malgré la nuit. Les routes sont désertes, il n’as pas de carte mais il sait qu’il doit aller en direction de Parga afin de rester au bord de mer, dans sa route ver Athènes.
Je devine les silhouettes des montagnes tout autour, - Picirelo prépare tes jambes pour la grimpe !
Le parcours : IgumenitsaParga (désolé pour la carte mais pour la Grèce je n’ai rien de mieux). Si quelqu’un peut m’aider. Merci d’avance.
Un subit mal de gorge et un sommeil étrange m’oblige à fermer Picirelo, pour une pause.
Il s’endorme à l’ombre d’un arbre.
Au réveil il se trouve envahit d’une multitude de sauterelle bizarres.
-Si vous êtes venues me donner la bienvenue c’est gentil, mais maintenant dégager de mon vélo.
-Capo j’ai toujours mal à la gorge, me dit Picirelo.
-Je n’ai rien à te donner, pauvre créature, mais patiente un peu on va peut-être trouver des citrons et je réglerai ton problème en moins de deux.

Je ne m’attendais pas à voir des paysages aussi verdoyants. Il y a que des montées et descentes, l’unique moment sur du plat ce fut au bord de ce petit lac.

En principe il est assez costaud Picirelo, mais quand il est malade c’est un véritable casse pieds, et la c’est le cas. Plus tard, je dois me rendre à l’évidence, il est enrhumé.

On se retrouve à nouveau avec la mer, c’est splendide. Dès que la possibilité de se loger se présentera on s’arrêtera.
- Salut beauté où vas tu? (elle allait dans l’autre sens), pas question de te suicider sous mes yeux, alors soit gentille, et fait demi-tour, retourne dans ta brousse, la vie est belle, tu verras.
Heureusement vers 13h le hasard fait qu’on se trouve déjà une pension (chez ElenaLichnos Beach tel.2665094556 ou le resto du frère 2684032684) en haut d’une colline qui surplombe cette superbe plage.
Après une sieste de plus de 2 heures, Picirelo descend à la plage pour nager dans ces eaux cristallines.
Il a nagé au long de ces falaises, dans une mer chaude, c’était sublime.
Je profite également de l’occasion pour lui faire des gargarismes et lavage nasal avec de l’eau de mer. Au menu ce soir ail et oignon, des antiseptiques naturel puissant.
Le combat avec le rhume durera toute la nuit.
Réveillé à 2 heures à cause de la fièvre, je décide de faire un lavage nasal avec de l’eau mélangé au jus de citron. Je ne vous raconte pas comme ça brûle, mais c’est efficace.

vendredi 15 juin 2007

J34 – ITALIE

MAGLIE - BRINDISI
Réveillé : 4h45
Départ : 7h30
Distance parcourue : 98 km
Distance totale : 2194 km
Temps :
4h45
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 20h

Menu du jour : concombres, nectarines, abricots, friselle de seigle, biscottes intégrales, ricotta, noisettes, galettes intégrales de riz, figues.

Résumé de l’étape : Hier soir Salvatore m’a amené à Otranto pour voir quelles sont les possibilités de départ vers l’Albanie, dont Vlorë (le point le plus proche) se trouve à une soixantaine de kms.
J’ai deux possibilités : - prendre un bateau à 19h et arriver à Vlorë à 22h, ou remonter vers Brindisi et prendre depuis là-bas un bateau à 19h vers Igumenitsa (une ville en Grèce à ~100 km de Vlorë).
Avec l’immense regret de devoir supprimer l’Albanie à mon voyage, je choisis la deuxième solution, étant donné que le voyage se fait, dans ce cas, pendant la nuit avec l’arrivé à 4h.
Ce qui me permettrai de me préparer et de repartir avec l’aube.
Dans mon projet j’avais imaginé une traversée symbolique à la nage. Il s’agissait de faire seulement 10 km accompagné d’un bateau, physiquement j’étais prêt, ayant pu garder mon entraînement à la nage pendant la traversé de l’Italie. Réaliser ce rêve aurait été possible moyennant un certain coût, malheureusement je dois l’abandonner, financièrement je ne peux pas me permettre toutes les folies. Certaines personnes qui ne me connaissent pas depuis longtemps s’imaginent que je suis riche pour me permettre le luxe de m’offrir 2 années sabbatiques, à travers le monde. Je le suis, en quelque sorte, mais intérieurement (et je le serai encore d’avantage si j’arrive à mener jusqu’au bout ce magnifique projet) coté finance c’est une toute autre histoire. Arrivé en Suisse il y a 16 ans avec seulement une centaine de dollars dans ma poche, j’ai du affronter les difficultés d’une nouvelle vie comme immigré, faire des sacrifices immenses, et me battre pour devenir celui d’aujourd’hui….
Picirelo ne comprend rien à mon chagrin, il me regarde et me dit :
-Capo, ne t’en fait pas, on restera encore au bord de la mer pendant un bon moment, et tu pourras aller nager tous les jours …. et ce sera gratuit.
- Ta gueule !
La seule consolation que j’ai est que la distance jusqu’à Brindisi équivaut à celle que j’aurais fait en Albanie donc je ne raccourcis en rien les kms à faire en vélo.


Le parcours : MaglieBrindisi.
Selon les conseilles de Domenica j’entame mon dernier parcours en Italie par un chemin non asphalté à travers la campagne.
Resté sans eau, je me ravitaille dans ce cimentier, où je décide subitement de prendre une photo.
Pourquoi pas, la mort ne fait elle pas partie également de la vie ?
Une belle étape celle de mon adieux à l’Italie. Picirelo sillonne la campagne par des petites rues.
Une antique maison de campagne, aujourd’hui ne jouant plus qu’un rôle symbolique.
Devat il castello di Giangiacomo dellAcaya sec.XVI à Acaya.
Ce que ça peut faire un malheureux mégot finit dans l’herbe. Heureusement la campagne n’est pas encore sèche.
Ciao Italia, grazzie di tutto. E statto proprio un viaggio ed una esperienza unica. Ci rivedremo di sicuro fra 2 ani.

1911 km au total sur le sol italien, théoriquement j’avais prévu 1800. La différence étant générée en grande partie par l’étape d’aujourd’hui.

jeudi 14 juin 2007

J33 – ITALIE

MAGLIE
Réveillé : 5h50
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : pâtes, tomates, concombres, carottes, pizzas, friselle de seigle.

Résumé de la journée: Je me réveille un peu plus tard ce matin, hier soir on est resté à la fête d’anniversaire de Giovanna jusqu’à 23h. Salvatore est déjà parti au travail. Bientôt toute la famille est debout. En discutant avec Domenica je la regarde avec admiration comment elle sait se débrouiller, à la perfection, avec toutes les taches familiales.
De retour, exceptionnellement tôt, Salvatore m’amène en ville où il me dépose dans un internet point.
Je dispose de 2 heures pour mettre à jour le blog, un travail que je n’ai pas pu faire régulièrement car dans les petits villages, internet est encore à ses débuts.
Avis aux amateurs, ici le terrain est propice pour faire fortune.
A midi Domenica nous prépare un copieux déjeuner, Salvatore repart au travail, moi je reprends mes discours avec Domenica, elle me présente comment est la vie ici au sud de l’Italie.


Non, je ne suis pas encore papa, bien que ce petit bijou, a tout pour donner envie de l’être.
Pierluigi arrivé (à la place de la petite fille dont Domenica a tant rêvée) avec un peu de décalage par rapport aux 2 autres garçons sera une source de grande satisfaction pour cette famille que j’aime tant. Ce sentiment est fort, presque palpable, il ne me reste plus qu’à patienter, le temps me dira si j’ai eu raison ou pas.
Italia uno ! crie Domenica, moi je vous dits que vous êtes le number one, continuer comme ça.
Nous sommes sur le toit de la maison des parents de Salvatore, en attendant la sortie du four d’une immense pizza. En arrière plan c’est l’église où ce couple exemplaire s’est marié. Au alentour on voit tout le village, on peut le parcourir également d’un toit à l’autre, c’est féerique.
Je vous remercie pour ces moments magnifiques que nous avons passés ensemble. Demain je repars ma mission m’appelle, rendez-vous dans 2 ans.
Vi voglio tanto bene.

mercredi 13 juin 2007

J32 – ITALIE

TUGLIE - MAGLIE
Réveillé : 4h40
Départ : 10h55
Distance parcourue : 45 km
Distance totale : 2096 km
Temps :
2h20
Météo : soleil, pluie
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 23h55

Menu du jour : pâtes, tomates, concombres, nectarines, mirabelles, friselle de seigle.

Résumé de l’étape : Ce matin Katia me demande ce que je veux manger. Je lui demande s’il reste des pâtes d’hier soir. Elle me répond qu’elle voulait les donner au chien. Ok, alors je veux bien faire le chien.
Fabrizio est déjà au travail depuis tôt ce matin, en Italie du sud on a l’habitude de commencer le travail très tôt, pour le finir vers 15h.
Nous discutons encore un petit moment, en suite, avec le regret de les quitter aussi vite, je reprends la route pour une mini étape.

Le parcours : TuglieMaglie avec un détour par Castrignano dei Greci (le village du papa de mon ami Ferdinando) et Cursi (le village d’origine de mon beau-frère Pasquale).

Une des choses que j’adore le plus, ici dans les Pouilles, c’est sa campagne, truffée d’oliviers, avec son discret, et paradoxalement puissant, parfum dégagé par des figuiers, sa terre rouge, le chant des cigales pendant les torrides après-midis

Les villages sont tous un peu semblable, avec des maisons construites en pierre lecesé, (dont la particularité est qu’elle tient chaud en hiver et frais en été) entrecoupées par des étroites ruelles.

Arrivé à Castrignano dei Greci, Picirelo se met à la recherche d’Adriano Celentano, ce qui ne s’avère pas du tout facile, des Romano il y en a plein dans ce village d’environ 5000 habitants.
Peu de temps après nos retrouvailles, une averse de toute beauté fait son apparition. On se met à bavarder pendant que signora Lucetta me prépare un copieux plat de pâtes. Il me raconte un peu de sa jeunesse et son départ pour la Suisse, il y a 50 ans. C’était au alentour du 15 mai, tien donc !
A nouveau sur la route, encore détrempée, Picirelo arrive à Cursi, ici devant l’église, avant d’arriver chez signora Francesca la maman de Pasquale.
Il part avec Antimo, le frère de Pasquale chez Domenica, la sœur, où il dépose ses affaires, fait une douche rapide et va, accompagné de Salvatore, à l’anniversaire de Giovanna.
Cette dame, Francesca Pittardi, a 6 enfants, 3 filles, très belles, et 3 beaux garçons.
Ce qui m’a toujours surpris chez eux, c’est qu’ils sont tous différents, autant sur le plan physique que de caractère. On se connait depuis 11 ans et nous avons passé que des admirables moments ensemble.Je vais vous les présenter : à sa gauche, Giovanna, a sa droite Erika, la fille de Giovanna, en suite Domenica et son mari Salvatore Monteduro.

mardi 12 juin 2007

J31 – ITALIE

MARINA DI LEPORANO - TUGLIE
Réveillé : 4h50
Départ : 9h20
Distance parcourue : 95 km
Distance totale : 2051 km
Temps : 4h30
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h30

Menu du jour : galettes de riz intégrales, figues, abricots, ricotta, noisettes, pâtes, frittata, nectarines, jambon cuit, petit pois.

Résumé de l’étape : Enduit de crème solaire jusqu’aux dents, Picirelo commence son étape sous un radieux soleil. Ici la chaleur est au rendez-vous depuis tôt le matin.
Le parcours : Marina di Leporano - Tuglie
C’est ici que j’ai eu la chance de nager hier soir, vers le grand bleu, une sensation inénarrable.
Picirelo longe la mer sur des kilomètres de plages sauvages à travers des villages dispersés.
La rencontre de Peter un pharmacien de Nuremberg partie de Naples en vélo avec 4 amis. Il roulait en solitaire dans son étape de Taranto à Gallipoli afin d’arriver à l’hôtel pour préparer l’arrivée de ses amis.
Avec Peter on a roulé beaucoup ensemble, il parle bien l’italien ce qui nous a permis de nous raconter une partie de nos expériences comme cyclotouristes.
La faim commence à ce faire sentir et par miracle sortie de nulle part ce figuier nous remplie le ventre de….joie.
Je fais découvrir à Peter les trésors sucrés que la nature peut nous offrir. Que le festin commence.
On commence une petite bosse, Peter a le GPS avec altimètre, on était à 7m. Nous approchons Gallipoli est par conséquent le triste moment de la séparation. Nous échangeons nos mails et certainement nous garderons le contact car ce fut une agréable rencontre.
Un petit creux, ça tombe bien mes petits pois se sont décongelés depuis un moment.
Tuglie, un village typique des Pouilles. Il est 16h tout le monde fait la sieste, même devant l’église.
La place centrale, devant la grande église, pas une âme, le village est désert à cette heure ci.Finalement les retrouvailles avec mes amis Katia et Fabrizio. Plus de vélo pour aujourd’hui.
L’hospitalité des gens du sud est en dessus de toutes les autres, et on se sent vraiment comme chez soi. Ça va être dur de repartir… mais il le faudra bien, l’appel de la route est puissant.
Davide, le champion de casse tout, signora Merenda, la maman de Katia et Sandro (mon ami de Genève), Macha une adorable chienne qu’ils ont trouvé abandonnée dans leurs jardin.

lundi 11 juin 2007

J30 – ITALIE

SCANZANO JONICO – MARINA DI LEPORANO
Réveillé : 4h45
Départ : 8h50
Distance parcourue : 100 km
Distance totale : 1956 km
Temps : 4h50
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : Cerises, lait entier, ciabatte intégrales, galettes de riz intégrales, mures des bois, abricots, ricotta, noisettes.

Résumé de l’étape : Poussé par la faim (hier soir on s’est retrouvé un peu à sec), Picirelo est plus rapide ce matin. On fait une halte dans un supermarché, pour faire le plain, en suite il a fallu prendre la SS 106, pas d’autre possibilité.


Le parcours : Scanzano Jonico – Marina di Leporano.
Sur la SS106, on quitte Basilicate. Bienvenue dans les Puoilles.
On arrive finalement à Taranto, après 60 km de super-strada (quelle torture).
Je suis passé par Milan, ils ont gagné la coupe, à Naples ils sont passé in seria A.
J’espère de tout cœur que la chance accompagnera ce couple également.
Lublack veut avoir lui aussi une photo avec les maries.
Le centre de Taranto.
L’église au centre ville.Taranto c’est une magnifique ville avec plains de ruines helléniques à visiter.
On quitte le centre pour reprendre le bord de mer.
La journée finit à Marina di Leporano (Hôtel Baia del Pescatore tel.0995315584) par une baignade.

dimanche 10 juin 2007

J29 – ITALIE

GRUMENTO NOVA – SCANZANO JONICO
Réveillé : 5h25
Départ : 9h25
Distance parcourue : 100 km
Distance totale : 1856 km
Temps :
4h30
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h20

Menu du jour : Flocons de mais, lait entier, biscottes intégrales, galettes de riz intégrales, mures des bois, abricots, melon, pizza, ricotta.

Résumé de l’étape : Le départ est repoussé à cause d’un épais brouillard qui à du mal à se lever. Le soleil fini par s’imposer et on se met en route ver la Mer Ionienne.


Le parcours : Grumento Nova – Scanzano Jonico
Mon étape d’hier, raccourcie par la pluie, était prévue par ici, au bord du lac Pietra del Pertusillô.
Non, je ne suis pas encore au Canada.
L’envie d’aller nager est modérée par le froid matinal.
Ce sera la dernière vue sur un morceau de montagne, en Italie.
Tout commence à s’aplatir gentiment
-Vai Picirelo fais le plain, nos dernières mures des bois.
- Mais Capo, comment les cueillir on n’a pas de parapluie ?
- Alors, laisse-moi faire. Très riche cette vallée del fiume Agri.
Quelques abricots, et ça repart pour le dernier bout.
A Scanzano dans la campagne on trouve un agriturismo La Passiflora tel.+390835953494 (l’équivalent d’un gîte en France) pas très loin de la mer.
On dépose le tout et Picirelo se fait un aller-retour en course à pied jusqu’à la mer pour nager. L’eau du golfe de Taranto est chaude, quel bonheur.

samedi 9 juin 2007

J28 – ITALIE

ATENA LUCANA – GRUMENTO NOVA
Réveillé : 4h55
Départ : 12h
Distance parcourue : 57 km
Distance totale : 1756 km
Temps :
3h11
Météo : soleil, nuages, pluie
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : All Braun, lait entier, biscottes intégrales, galettes de riz intégrales, mures des bois, cerises, carottes, sauce tomates, jambon cuit, fromage, ail.

Résumé de l’étape : Ce matin le temps n’est pas terrible mais peu importe on profite du fait qu’à l’hôtel on a le Wireless pour mettre le blog à jour. Par conséquent le départ sera qu’à 12h seulement, et on démarre tout de suite par une longue ascension jusqu’à 1000m. Arrivé au sommet de ma dernière montée de cette traversée de l’ouest à l’est du sud d’Italie il commence à pleuvoir. Picirelo profite de cette pause forcée pour bricoler la tige de selle, qui ne cesse pas de glisser dans le cadre.


Le parcours : Atena Lucana – Grumento Nova
Lublack a passé la nuit pour la première foi dans un hôtel de lux.
Il est neuf, inauguré il y a 5 mois. On quitte la Campagne.C’est par miracle si je ne me prends pas une rincée aujourd’hui.
Nous sommes dans la province de Basilicate.
Comment vous décrire le silence qui règne par ici ?
A un certain moment en scrutant le ciel je prends la décision de boucler l’étape au premier hôtel que je trouve. Picirelo rouspète : - mais on roule super bien, avançon encore une dizaine de kms. Par chance on trouve un hôtel rapidement et à peine arrivé dans la chambre il se met à pleuvoir très fort et pour un bon moment.
La vue depuis ma chambre à l’Hôtel Park Grumentum tel.097565592, après l’averse.

vendredi 8 juin 2007

J27 – ITALIE

SERRE – ATENA LUCANA
Réveillé : 4h55
Départ : 9h55
Distance parcourue : 44 km
Distance totale : 1699 km
Temps :
3h37
Météo : soleil, nuages, pluie
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h

Menu du jour : All Braun, lait écrémé, biscottes intégrales, galettes de riz intégrales, ricotta, cacahuètes, mures des bois, cerises, carottes, sauce tomates, parmesan.

Résumé de l’étape : Picirelo discute un petit moment avec Letizia pour voir quelle route il faut faire en allant vers Taranto afin d’éviter le plus possible les montés difficiles. Le temps est magnifique, crème solaire et en route.


Le parcours : Serre – Atena Lucana.
- Il faut vraiment qu’on passe de l’autre coté ? – Pédale et tais-toi.
Une vue de la campagne une peu plus appétissante (des cerises).
Pendant la pause je raccommode mon cuissard, je ne comprends pas comment il a pu se déchirer vu le prix que je l’ai payé il devait tenir une éternité …. Pas bien.
Comment ils font les habitants de ce village pour jouer au foot ?
Des superbes coins pour pêcher.
La montée est assez dure mais en revanche il n’y a presque pas de circulation.
…. regarde des papillons siamois ! c’est ça oui….pédale, je crois qu’il va pleuvoir.
Arrivé à Atena Lucana avec la pluie, on a de la chance car le prix de l’unique hôtel (Grand Hôtel Osman tel.0975511164), avant la montée est raisonnable.
Il pleut, le temps idéal pour faire ses devoirs.

jeudi 7 juin 2007

J26 – ITALIE

MAIORI - SERRE
Réveillé : 4h30
Départ : 10h15
Distance parcourue : 83 km
Distance totale : 1656 km
Temps : 4h53
Météo : soleil, nuages
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h50

Menu du jour : frizzelle intégrales, galettes de mais et riz intégrales, yogourts naturel, cacahuètes, huile d’olive, ail, pain complet, tomates, cerises, melon, lait entier, thon.

Résumé de l’étape : Retardé par la recherche du mystérieux grincement que Lublack fait, quand je force en pédalant sur le plateau du milieu, Picirelo se met finalement en route vers Salerno. La route sur la cote est toujours aussi belle, avec des petites montés et descentes.


Le parcours : Maiori – Serre.
Avec un petit clin d’œil sur le village d’origine de Carmine, par où j’aurai bien voulu passer, pour lui faire une surprise.
Une partie de la plage de Maiori où j’ai nagé hier soir.
Ça c’est pour toi Ferdinando, je n’ai jamais vu des citrons aussi grands.
Certainement, un de ces fameux cyclistes, bien chargé, à du faire son besoin à coté de l’arbre…
On ne peut pas le plaindre, celui-là.
La végétation est luxuriante sur toute la cote.
Là-bas je pense qu’on peut mettre la musique à fond, sans craindre le dérangement de son voisin.
On approche Vietri sul Mare, au loin on aperçoit la vile de Salerno.
A Salerno, pendant ça pause Picirelo fait la connaissance de Massimo, un passionné du vélo, et ils se lancent dans une longue discussion sur le cyclotourisme. Peu de temps après arrive un ami à lui, qui a beaucoup voyager en vélo, et la discutions se prolonge sur le même leitmotiv.
On se quitte mais je suis persuadé qu’on restera en contact à travers les mails.
Tire Picirelo !, ce soir on mange de la viande. Je quitte finalement la fatigante zone industrielle d’Eboli.
Arrivé à Serre, après une longue montée, Picirelo est tout content de voir que ce magasin porte son nom (dans sa variante napolitaine - Piccirillo). Le propriétaire, du même nom, me dit qu’à Serre il n’y a pas de possibilité de se loger et par conséquent je dois faire 10 kms de plus.


Ça valait la peine, la tranquillité de la campagne me fait un bien fou. Il est déjà tard quand j’arrive à Postiglione dans cet agritourisme Sorgituro tel.0828971154. Black n’est pas très accueillant au début mais j’ai réussi à l’amadouer.
Un petit morceau de jambon cru et nous voilà copains.
L’endroit est somptueux, en arrière plan Monti Alburni. Pas une seule maison dans les alentours.
Madame Letizia Braggio, en prenant son parapluie, me demande si je veux des mures des bois.
Et comment que j’en veux … mais qu’est quelle peut bien faire avec son parapluie ?, je me demande. C’était pour les ramasser … mais qu’elles sont malignes ces italiennes !

mercredi 6 juin 2007

J25 – ITALIE

POMPEI - MAIORI
Réveillé : 3h35
Départ : 9h30
Distance parcourue : 48 km
Distance totale : 1573 km
Temps :
3h37
Météo : soleil, nuages
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : frizzelle intégrales, galettes de mais et riz intégrales, ricotta, cacahuètes, huile d’olive, ail, champignons, cerises, melon.

Résumé de l’étape : En parlant avec mon épouse, Claudia, par téléphone elle me conseille de faire absolument la Costa Amalfitana, je décide de l’écouter (pour une fois…). Alors Picirelo choisi l’itinéraire vers Amalfi avec le moins de détours possible. On fait une dizaine de kms sur du plat, après quoi, on se trouve avec une montée de plus de 15 km jusqu’à Agerola.


Le parcours : Pompei - Maiori.Pour visiter les ruines il faut se rendre à pied, malheureusement je ne peux pas le faire. En traversant le centre de Pompei, on arrive sur la Piazza Bartolo Longo où se trouve cette somptueuse basilique (Dona del Rosario).
Cliquer sur l’image pour voir l’album web.
Le cœur.
L’orgue, il faut savoir qu’elle est immense cette basilique.
La basilique et sa tour haute de plus de 80m.
Une petite pause, dommage que pendant l’ascension les nuages m’ont caché la vue sur la mer.
Mi corazón me decías que no te pienso, pero no es verdad, mira lo que hice para ti, Titi.
Pero antes que te como, querría hacerte este pequeño testo en castellano, para ver se has escuchado mis consejos:
1- tienes que ocupar tu mente con algo ventajoso, y come te lo decía el aprendizaje del español es un buen método para conseguirlo.
2- después, debes cansar con el deporte tu físico, para poder dormir y descansar bien durante la noche. Pienso que con esas dos cosas factibles, además del trabajo, ya veras que para llorar y quejarte sobre tu situación, no tenderas mas tiempo.
Me has prometido que te ocuparás de ti misma, entonces por favor, hágalo in una manera constructiva.
La descente deviens moins pénible car on a la vue sur la mer à partir d’ici.
Picirelo profite de prendre son déjeuner avec ce splendide panorama.
Une pensé pour toi Francesco, je sais que ça te fera plaisir. Francesco est une encyclopédie du cyclisme, dont il connait toute son histoire par cœur (il m’a raconté une partie pendant notre voyage, en vélo, Genève – Nice) et je dois avouer que c’est impressionnant.
Avec de tels paysages j’oublie l’ennui de la descente, merci Salvatore de m’avoir appris à prendre les virages en descendant.
De ce coté on a la montagne….
….et de l’autre la mer.
Ça doit être impressionnant d’habiter sur une falaise comme celle-ci.
Lublack, m’a embêté avec un grincement, que je n’arrive pas à déceler, pendant toute l’ascension.
Je le menace de le changer avec Luwhite s’il ne se calme pas.
On approche Amalfi, dont on aperçoit le port.
Un hôtel bien caché, et pas n’importe où.
Amalfi. Prochain arrêt, Maiori où on passera la nuit à l’Hôtel de Rosa tel.089877031. Picirelo va vite se faire un bain car après tant de jours sans nage, ça commence à lui manquer.

mardi 5 juin 2007

J24 – ITALIE

CASTELVOLTURNO - POMPEI
Réveillé : 4h35
Départ : 9h05
Distance parcourue : 72 km
Distance totale : 1525 km
Temps : 4h48
Météo : soleil
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 21h30

Menu du jour : lait écrémé, frizzelle intégrales, galettes de mais et riz intégrales, ricotta, biscottes intégrales, cacahuètes, huile d’olive, ognons, poivrons vert, jambon de dinde, abricots, melons.

Résumé de l’étape : - Allez Picirelo, on se dépêche, on doit aller à la pharmacie chercher le fameux vaccin, après quoi direction Napoli. Une longue et chargée journée nous attend. Une fois acheté le Twinrix on se met à la recherche d’un endroit calme, sans trop trainer car il se conserve entre 2° et 8°.

Le parcours : Castelvolturno - Pompei.

Ici, ça me semble le cadre idéal, tout est prêt on passe à l’acte.
Ma Picirelo, dove cavolo ti sei nascosto, vieni qua … che non fa male.

Pendant mes nombreuses vaccinations, avant le départ, j’avais demandé à l’infirmière qu’elle m’apprenne à en faire, au cas où il faudra me débrouiller tout seul.

Je pensais à l’Amérique latine (pour le 3ème rappelle, en tout cas) mais je me rends compte qu’il ne faut pas aller aussi loin pour être embêté.
Donc on désinfecte l’endroit, la salive ça va très bien, Picirelo n’est pas délicat.
On fait sortir l’aire de la seringue, on relâche complètement le bras et on enfonce l’aiguille en entier (environ 2cm) car il s’agit d’un intramusculaire.

Voilà c’est fait, prochain rendez-vous au mois de novembre.
Je laisse couler un peu de sang pour nettoyer la minuscule plaie. Je précise quand même que la photo de la seringue je l’ai faite par la suite, pas question de toucher quoi que ce soit avec l’aiguille, une fois sortie de son emballage aseptisé.
On approche Pozzuoli, Picirelo me dit qu’il a rendez-vous avec Sofia Loren. C’est ça, le Twinrix doit donner des effets bizarres.
Le port au centre du village, à Pozzuoli.
J’entame une longue discussion avec ces sympathiques espagnols, en déplacement professionnel. J’étais persuadé qu’on ne se marier pas un mardi, en tout cas en Espagne ça porte la poisse, dit-on.
- Ciao Gigi, ils sont bons tes melons ?
- Les meilleures.
- Alors donne moi celui-ci, non plutôt celui là … je pense que l’autre est …
- Aauuuu sai che mi rompi le pale … è cosi che fai, da te, a Ginevra.
- Ma dai che adesso ti faccio una foto e ti metto pure su internet.
- Ma va fan culo con le tue cazate, vai, camina che mi fai l’ombra….
- Ti giuro che non scherzo … voilà il n’a pas voulu me croire.
Il est à Napoli, et il longe le bord de mer qui est tout simplement sublime, je ne m’attendais pas que ce soit aussi beau.
Lui, il est arrivé en cheval, moi … en vélo … chacun en fonction de ces possibilités.
Il Vesuvio, vu depuis Naples.
Viens Picirelo, qu’on se mange les melons de Gigi … ils n’étaient pas bons.
Mortaci lu mamata Gigi, je voulais des melons, les concombres t’aurait pu te les garder.
Torre Lobo, mais qu’est quelle est belle cette vile, avec tant de siècles d’histoire derrière elle.
On quitte le centre de Napoli en allant vers Ercolano.
Torre del Greco, on vend du poisson frai, à peine sortie du bateau.
L’église de Torre Annunziata. Des futurs mariés en discussion avec le prêtre.
Pompei, le camping Spartacus tel.0818624078.
Lublack a besoin d’une intervention mécanique : changement de la chaine.
Une opération simple si on a les bons outils. Mon dérive chaine, bien que neuf, se grippe au mauvais moment. Je m’esquinte les doits car il faut à tout prix le désolidariser de la chaine. Finalement j’y arrive et la solution du maillon rapide fait l’affaire.
Fichu la visite de Pompei, trop fatigué.

lundi 4 juin 2007

J23 – ITALIE

SPERLONGA - CASTELVOLTURNO
Réveillé : 4h55
Départ : 9h30
Distance parcourue : 94 km
Distance totale : 1453 km
Temps :
4h41
Météo : soleil, une tempête à 18h
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 23h

Menu du jour : lait demi-écrémé, flocons de mais, galettes de mais et riz intégrales, ricotta, biscottes intégrales, cacahuètes, huile d’olive, ail, tomates, poivrons vert, jambon de dinde, abricots, pêches, melon.

Résumé de l’étape : Il se réveille un peu congelé Picirelo, dans sa boite d’allumettes.
Aujourd’hui il a absolument besoin de soleil, heureusement ses prières seront entendues.
A l’hôpital de Gaeta il fait une nouvelle tentative pour se faire le rappel du Twinrix (vaccin hépatite A+B) mais c’est le même calvaire. On perd à nouveau 2 heures inutilement, en plus avec le risque que Leblack change de patron, ma persistante angoisse, quand on doit se séparer.
Cette fois, la décision est prise : - on ira le chercher en pharmacie et c’est moi qui ferai l’infirmière.
Nous ferons en vain toutes les pharmacies du parcours par la suite, on ne le trouvera nulle part.
Cependant à Castelvolturno on a réussi à passer la commande. Nous irons le chercher demain à 9h.
Le temps devient lourd, une tempête menace. Par chance on se trouve in extremis, une chambre à l’hôtel La Bruschetta – tel.081.5094367 en suite ce fut le déluge.

Le parcours : Sperlonga - Castelvolturno.
Ce n’est pas l’ail sauvage que je voulais vous montrer mais la transparence de la mer.
La cote jusqu’à Scauri est comme ça.
En suite, ça devient plus plat, pour le bonheur de ceux qui aime les longues plages de sable.
Une douche écossaise pour mon cœur : joie et tristesse.
Dans l’hôpital d’un petit village je confie la garde de Leblack à ce gentil monsieur.
Au retour, ayant vu l’autocollant sur le vélo, il me demande qui est Picirelo. Je lui réponds que c’est mon surnom et la conversation démarre :
- Pourquoi vous me le demandez ?
- Parce que je m’appelle Picirelo, me répond il.
- C’est super, quelle coïncidence je lui dis en radiant de joie.
- Venez, il faut qu’on se fasse une photo ensemble, c’est trop beau.
- Et pourquoi vous êtes à l’hôpital ?
- Je me suis fumé la santé, demain on doit m’opérer du poumon … un lob du coté droit …
Là tout s’écroule, le choc émotionnel est trop grand, la même chose que mon père, décédé après des souffrances atroces dans une lutte contre le cancer.
Quoi lui dire, à ce monsieur ? Que je connais la suite ? Qu’il doit profiter du dernier rayon de soleil avant la tempête ?
Je dois fuir, au plus vite … peu de temps après une vraie tempête est arrivée sortie de nulle part …

dimanche 3 juin 2007

J22 – ITALIE

SABAUDIA - SPERLONGA
Réveillé : 4h55
Départ : 13h30
Distance parcourue : 57 km
Distance totale : 1360 km
Temps :
3h
Météo : pluie, vent et froid, soleil à partir de 18h
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 21h

Menu du jour : All-Braun, lait demi-écrémé, noix, flocons de mais, cerises, galettes de mais intégrales, ricotta, nèfles, cottage, biscottes intégrales, cacahuètes, fraises.

Résumé de l’étape : Il pleut depuis ce matin tôt, vers 12h Picirelo commence à faire ses bagages, il doit laisser la chambre. Leblack a passé la nuit dehors donc il est trompe. Je sais pertinemment que la pluie cessera pendant l’après-midi, mais en voyant le ciel c’est difficile d’y croire (on va dire qu’il faut amortir l’équipement pluie également). Picirelo quitte Sabaudia en longeant la route entre le lac (réputé pour les compétitions de canotage) et la mer, malgré ce temps exécrable, on se rend compte que le parc national de Circeo est splendide.

Sur sa route à droite il y a la mer, à gauche le lac.

La pointe de la montagne, rendue fameuse par la légende d’Ulysse.

C’est dans ces lieux qu’Ulysse fut transformé en cochon, lui Picirelo a prit l’option poule mouillée.

Au centre de Terracina on enlève l’équipement pluie, le soleil fera son apparition tant attendue.

On longe la mer sur la Via Flaca.

Il fait encore frisquet, mais pas pour longtemps.


On commence à voir et sentir la montagne.

Sympa sortir de chez soi, par devant en voiture et par derrière en bateau.

Il est déjà 18h30 donc il faut se loger. On a essayé à Sperlonga mais comme c’était couteux il fallait sortir de la ville, et on a trouvé un camping à quelques kms plus loin.

La roulotte s’est avérée un peu plus abordable au niveau prix, mais comment faire maintenant, pour tout caser dedans ?

A force de pousser ça fini toujours par rentrer. La porte ne se ferme pas à clef mais si par malheur quelqu’un vient m’ouvrir la porte pendant la nuit, Leblack (qui est sous tension) fera une surprenante marche arrière.

samedi 2 juin 2007

J21 – ITALIE

FIUMICINO - SABAUDIA
Réveillé : 5h10
Départ : 8h
Distance parcourue : 112 km
Distance totale : 1303 km
Temps :
5h16
Météo : vent A.M, soleil P.M
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 22h15

Menu du jour : All-Braun, lait demi-écrémé, huile d’olive, mais, ognon, thon, fraises, galettes de blé intégrales, ricotta, oranges, kiwis, biscottes intégrales, melon, poivron rouge, salade verte.

Résumé de l’étape : Picirelo à la chance de partir avec Fabrizio, par un temps un peu menaçant quand même, mais avec l’espoir que le vent emportera également la pluie. Ensemble ils on fait 60km à une allure assez soutenue, jusqu’à Nettuno, où le triste moment de la séparation est arrivé.
Il roule en suite en solitaire jusqu’à Sabaudia où il a la chance de trouver un hôtel (Gioiello – ilgioiello.it tel.0773515465) qui a le Wireless, ce qui signifie qu’on peut se mettre au bouleau.


Le parcours : Fiumicino - Sabaudia.
Au bord de la mer à Nettuno, centre ville.
Si amico mio, SEI UN GRANDE e ti auguro di tutto il cuore che rimani per sempre cosi.
Une toute dernière image avant de prendre des routes opposées (au propre et au figuré) lui futur papa de Lorenzo, moi … au gré du vent.
En Italie on ne rigole pas avec les mariages à l’église. Je n’ai pas le temps d’attendre la sortie « dei spposi » mais je vous promets que c’est émouvant.
Son premier melon, on lui fait ça fête sans problème malgré son poids de 2,5kg.

Au loin la montagne de Ciriceo en forme de visage.

Sur ces longues plages il y a beaucoup de surfeurs et par conséquent du vent.

Dire que ce singe approche la quarantaine.

L’église au centre de Sabaudia.

vendredi 1 juin 2007

J19 - J20 – ITALIE

FIUMICINO
Réveillé : 4h50
Course à pieds : 13 km
Temps : 1h
Météo : soleil le 19 et mitigée le 20
État physique : excellent
Moral : au top
Couché : 24h00

Menu du jour : céréales et biscottes intégrales, ricotta, lait demi-écrémé, huile d’olive, pâtes intégrales, œufs, fenouil, tomates, mais et riz complet soufflé, pizza.

Résumé : le 31.05 débute à 7h avec une course à pied en compagnie de Fabrizio, qui doit aller toute suite après, au travail. Picirelo, lui décide d’aller digérer son copieux petit déjeuner sur la plage, où il passe la journée à non far niente.
Le 01.06 il quitte le B&B pour allez s’installer chez Fabrizio, ils ont prévue de partir ensemble vers Naples le lendemain matin.
A partir d’hier Picirelo doit se faire le 2ème rappelle du vaccin Twinrix (pour l’hépatite A+B) donc il va au centre médical de la ville, avec l’espoir d’accomplir cette « mission ». On commence à l’envoyer de gauche à droite dans toute la ville … en fin je ne veux pas rentrer dans les détails.
Il me semble bien que je serai obligé à le lui faire moi-même, si par chance avec la prescription médicale que j’ai, on puisse l’acheter en pharmacie.


Les longues plages libres de Fiumicino, au loin on aperçoit le vieux phare (par où on a couru hier).
Ce canal sépare le centre ville en deux.
Un bon morceau di pesce spada à la grille…. Ça oui que ça donne envie…
C’est dans ce canal que les pécheurs apportent leurs prises de la journée.
Le vent est puissant aujourd’hui, je prends un grand risque de mettre mes derniers cheveux contre le vent.
S’il ne faisait pas frisquet, cet endroit aurait été parfait pour une bonne nage. Pendant sa pause Fabrizio me rejoint pour une promenade au long de la mer. On décide de ne pas courir aujourd’hui, afin de préserver les jambes pour le vélo de demain.